La rédemption de Matthew Stafford
Agence QMI
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À ses 12 premières campagnes dans la NFL, avec les Lions de Detroit, Matthew Stafford n’avait jamais goûté à la victoire en séries éliminatoires. À sa première saison à Los Angeles, il a non seulement amassé ses deux premiers gains en pareilles circonstances, quand il a aidé les Rams à éliminer les champions en titre du Super Bowl, les Buccaneers de Tampa Bay, par la marque de 30 à 27, mais il a aussi fait taire ses nombreux détracteurs.
«Ça signifie beaucoup pour moi. Ça représente beaucoup de travail, réparti sur plusieurs années, pour en arriver à ce résultat. C’est beaucoup de travail aussi investi cette saison avec d’incroyables coéquipiers, de dire le quart-arrière de 33 ans.
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«J’en profite pleinement, j’aime chaque minute de ce parcours. Je travaille de manière acharnée, j’apprécie chaque opportunité qui m’est offerte, j’aime aller à la guerre avec ces gars-là.»
Stafford a d’ailleurs eu un rôle important à jouer dans la dernière victoire des siens. Après plusieurs revirements de l’attaque des Rams, permettant aux Buccaneers de combler un retard de 24 points en deuxième demie, le numéro 9 a rejoint deux fois de suite sa cible favorite, Cooper Kupp, une fois pour 20 verges, la seconde pour 44 verges, permettant au botteur Matt Gay de réussir le placement victorieux, alors que les dernières secondes du match s’écoulaient.
«J’adore ce genre de situation. Je n’aime pas la façon dont nous en sommes arrivés à cette situation, il y a des jeux que nous aimerions ravoir, qui nous auraient permis de finir le match sur un jeu où je dépose le genou à terre, mais d’un autre point de vue, nous devons toujours trouver une manière de gagner un match.»
Beaucoup de support
L’ancien coéquipier de Stafford avec les Lions, le pivot Dan Orlovsky, s’en est d’ailleurs donné à cœur joie pour vanter les exploits du quart-arrière des Rams et répondre aux mauvaises langues qui l’ont critiqué, lors de son passage au réseau ESPN, lundi matin. L’homme de 38 ans avait même prévenu, sur ses réseaux sociaux, qu’il serait «insupportable» au moment d’entrer en ondes.
«C’est le plus grand moment "Je vous l’avais dit" de l’histoire, s’est d’abord écrié Orlovsky. Ce relais [de 44 verges à Cooper Kupp] en est un qui permettra de mieux définir sa carrière et l’héritage qu’il laissera. À tous ceux à Detroit qui m’ont dit pendant plusieurs années "votre gars n’est pas assez bon", vous aviez tort. Et à tous les partisans qui m’ont dit "Matthew Stafford est mauvais", vous aviez tort. Et à tous ceux qui m’ont envoyé des "memes" sur internet me disant "tout ce que votre gars fait est de garnir ses statistiques individuelles", vous aviez tort.
«Pendant des années, moi et un petit groupe de personnes avons répété : "Matthew Stafford est un excellent joueur". Et vous avez dit : "il ne gagne pas de matchs". Il jouait à Detroit. "Il n’a jamais gagné un match en séries éliminatoires". Il jouait à Detroit. Ça, c’était le moment où Matthew Stafford devait prouver à tout le monde qu’ils avaient tort. Il n’y a pas un seul joueur dans la NFL, que j’aimerais mieux avoir dans mon équipe que Matthew Stafford quand l’issue d’un match est en jeu au quatrième quart.»
Les coéquipiers de Stafford en Californie ont aussi été nombreux à vanter son jeu depuis le début des séries éliminatoires.
Les Rams et leur pivot sont toutefois loin de pouvoir crier victoire, eux qui doivent gagner un autre match avant d’atteindre le Super Bowl, qui sera disputé à leur domicile, au SoFi Stadium. Entre temps, ils accueilleront les 49ers de San Francisco à leur amphithéâtre pour la finale de l'Association nationale.