La recette du succès des Sabres: ils ne perdent plus depuis un mois
Lindy Ruff peut compter sur l’équilibre de ses trios


Dave Lévesque
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BUFFALO | Les amateurs de sport de Buffalo sont habitués à être déçus par leurs équipes, qu’il s’agisse des Bills ou des Sabres, mais il y a de l’espoir.
Histoire de vous rafraîchir la mémoire, les Bills ont perdu quatre années d’affilée lors du Super Bowl, de 1991 à 1994. Quant aux Sabres, ils n’ont pas participé aux séries éliminatoires depuis le printemps 2011.
Ça fait donc 14 saisons que l’équipe en bleu et jaune n’a pas joué un match au-delà de la saison régulière. C’est, sans surprise, la plus longue séquence active du genre dans la LNH. De fait, c’est la plus longue période sans participer aux séries dans l’histoire de la ligue. Et de loin. Les Panthers et les Oilers ont déjà cumulé dix ans sans jouer en séries.
Les fins observateurs auront remarqué que ce sont les deux équipes qui se sont affrontées lors des deux dernières finales de la Coupe Stanley. N’allons quand même pas jusqu’à voir les Sabres jouer quelque part au mois de juin tout de suite.
Mais il y a de l’espoir, disions-nous donc, puisque les Sabres gagnent à un rythme plus que soutenu depuis un mois, ce qui les ramène dans le portrait des séries.
Stabilité
N’empêche que les Sabres connaissent une formidable séquence depuis le milieu du mois de décembre, eux qui ont remporté 13 de leurs 15 dernières rencontres, sans compter le match de mercredi soir face aux Flyers.
Ils ont notamment connu une séquence de dix victoires consécutives pour conclure le mois de décembre. Cette période faste fait en sorte que les Sabres sont à une place d’un billet pour les séries. Avant cette lancée, ils occupaient la dernière place de l’Association de l’Est.
Comment peut-on expliquer autant de succès de la part d’une équipe qui, au début de cette séquence victorieuse, a même limogé son directeur général Kevyn Adams?
«Ce qui a été très bénéfique pour nous, c’est de pouvoir compter sur nos quatre trios, a expliqué l’entraîneur-chef Lindy Ruff mercredi. Certains soirs, les deux premiers trios ont 18 à 19 minutes de jeu et ceux des deux autres ont 13 ou 14 minutes et c’est ce qui fonctionne pour nous.
«Nous avons de longues périodes où nos trios sont demeurés les mêmes. Il y a parfois des petits changements pour s’ajuster au cours d’un match.»
Droit devant
Depuis qu’ils ont amorcé leur remontée, les Sabres présentent le second dossier de la LNH, derrière le Lightning de Tampa Bay. Ils marquent en moyenne 3,60 buts par match et n’en accordent que 2,33. Avant le 9 décembre, date de la première victoire qui a donné l’élan, ils marquaient 2,97 buts par match et en accordaient 3,55.
Malgré tout, personne ne part en peur dans l’entourage des Sabres sans doute parce que personne ne veut décevoir les partisans.
«On ne parle pas du classement, nous parlons seulement de l’importance du prochain match. Nous avons été assez bons pour vivre dans le moment présent», assure Ruff.
«Nous mettons surtout l’accent sur l’importance de rebondir après un match qui ne tourne pas en notre faveur et sur l’importance d’obtenir au moins un point lors de chaque partie», ajoute l’entraîneur.