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La recette du succès de Patrice Bergeron pour jouer 19 saisons dans la LNH?

L’attaquant des Bruins cherchait constamment à repousser ses limites en se fixant des défis

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-01-31T22:30:00Z
2024-01-31T23:00:00Z

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Dix-neuf saisons dans la LNH, 14 présences en séries éliminatoires, 1464 matchs. À n’en point douter, Patrice Bergeron avait trouvé la recette idéale pour connaître du succès parmi l’élite du circuit Bettman.

«J’avais toujours des objectifs en tête. Je voulais toujours m’améliorer et repousser autant mes limites que celles de mon équipe. On s’améliore toujours quand on se met au défi», se rappelle l’attaquant qui a mis un terme à sa carrière l’été dernier. 

Véritable passionné de son sport, le Québécois aujourd’hui âgé de 38 ans s’était élevé au rang des plus brillants hockeyeurs de l’histoire à exceller dans les deux sens de la patinoire. Gagnant de six trophées Frank-J.-Selke, remis à l’attaquant ayant le plus démontré ses compétences défensives, il a établi ce record. 

Hors des patinoires de la LNH, il s’est aussi illustré sur la scène internationale alors qu’il est un membre du sélect club Triple Or ayant remporté la médaille d’or olympique, l’or du Championnat du monde et la coupe Stanley.

Photo d’archives
Photo d’archives

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«Quand je travaillais, je ne voulais pas qu’améliorer mes forces, mais aussi mes faiblesses dans mon jeu. Ma préparation était très importante et je voulais constamment trouver une manière d’être meilleur sur la glace», répète-t-il en entrevue téléphonique dans le cadre du programme 2024 de Kraft Hockeyville.

Marché de sports

À Boston, un marché intransigeant où il était entouré d’équipes sportives professionnelles connaissant du succès, Bergeron n’avait pas le loisir de lever le pied. 

«Ce marché de sports amenait aussi d’autres défis. C’était parfait pour nous de voir les Patriots, les Red Sox et les Celtics gagner, relate celui qui a vu neuf défilés de champions à Boston. Il fallait se retrousser les manches afin d’avoir une grosse saison et être en mesure d’aller gagner le championnat.

«Dans un marché semblable, l’engouement est toujours présent. Il faut savoir le prendre du côté positif plutôt que de s’ajouter de la pression.» 

Son tour est venu à l’été 2011, quand il a soulevé la coupe Stanley au bout de 25 matchs éliminatoires âprement disputés par les Bruins. Du lot, il en avait joué 23.

Photo d'archives, Agence QMI
Photo d'archives, Agence QMI

Nouvellement retraité, l’ex-capitaine des Bruins ne croit pas posséder la science infuse, mais s’il avait un conseil à prodiguer à des Québécois qui en arrachent présentement dans la LNH, dont Pierre-Luc Dubois et Jonathan Huberdeau, il leur dirait de ne pas se projeter trop loin dans l’avenir. 

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«Il faut se donner de plus petits objectifs et simplifier son jeu. Et quand on s’attarde plutôt au résultat, on ne vit pas le moment présent», relate celui qui a aussi traversé des périodes creuses durant sa carrière. 

Adaptation

Depuis la fin juillet, Bergeron s’adapte à sa nouvelle vie: celle d’être papa à la maison. Sa conjointe et ses quatre enfants ont aussi dû s’adapter à sa présence continuelle. Elle était rare lorsqu’il portait l’uniforme des Bruins. 

«J’étais habitué à toujours entendre: “Maman, maman, maman”. Maintenant, “papa” est plus souvent dans le langage, ricane celui qui se tient occupé. Je suis toujours resté proche de ma famille, mais je sens que je m’en suis encore plus rapproché depuis ma retraite. Ça vaut de l’or.»

Le père de famille prend son pied. Il trimballe ses plus vieux à gauche et à droite dans leurs activités. Il est directement impliqué dans leur vie. 

Et du coin de l’œil, il regarde plus souvent les faits saillants que les matchs de ses Bruins après les fameuses routines du dodo. Parfois, avec ses gars, il s’installe pour regarder les 10 premières minutes d’un match. 

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP

Il n’est surpris ni des succès de l’équipe qui trône au sommet du classement de la ligue, ni de la tenue et des capacités de leader de son successeur, Brad Marchand. 

«C’est formidable. Il ne ralentit pas. Il met toujours de la passion et il en veut plus. C’est un gars qui n’est jamais satisfait. C’est beau à voir.» 

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