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La Québécoise Coralie Demers s’inspire de la championne olympique Kaylia Nemour

La Québécoise Coralie Demers participe à nouveau à l’International Gymnix, cette semaine, à Montréal.
La Québécoise Coralie Demers participe à nouveau à l’International Gymnix, cette semaine, à Montréal. Photo fournie par l'International Gymnix
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-03-06T19:25:44Z

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L’entrevue avec la jeune Coralie Demers tirait à sa fin quand la championne olympique Kaylia Nemour s’est présentée dans la zone des médias. L’occasion était trop belle pour ne pas provoquer une rencontre entre la gymnaste québécoise et son modèle dans le cadre de l’International Gymnix. 

• À lire aussi: Des étincelles en vue à l’International Gymnix

À bientôt 15 ans, celle qu’on surnomme «Coco» poursuit sa progression, cette semaine, à Montréal, en participant à la compétition chez les juniors. Médaillée d’or aux barres asymétriques lors des Jeux olympiques de Paris, l’été dernier, Nemour vit quant à elle très bien avec le fait qu’elle sert désormais d’inspiration pour des jeunes comme Coralie.

«Ça fait plaisir de voir qu’il y a des jeunes filles qui s’inspirent de moi, a réagi Nemour. Il n’y a pas si longtemps, c’était moi la petite fille qui s’inspirait de grandes gymnastes. Sincèrement, ça me touche.»

Nemour cite forcément l’Américaine Simone Biles, mais aussi Youna Dufournet, qui fréquentait jadis le club Avoine-Beaumont, comme elle, en France. Devant la championne olympique, Coralie s’est montrée plutôt timide et réservée. C’est dans sa nature. Ses yeux ne brillaient pas moins et son sourire était large.

Le même engin de prédilection
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Avant d’admirer Nemour, la jeune Québécoise avait aussi auprès d’elle, parmi ses coéquipières du club Gymnix, une autre modèle: Aurélie Tran. Pendant les Jeux de Paris, Coco a d’ailleurs suivi avec intérêt le parcours de Tran à l’étape des qualifications. Puis, elle a vu les prouesses de Nemour, porte-couleurs de l’Algérie, lors de la finale des barres asymétriques.

«J’ai suivi Kaylia aux Jeux olympiques, mais aussi avant, précise Coralie. Et en voyant Aurélie à Paris, ça m’a lancé le message que mon club est aussi capable d’envoyer des athlètes aux Jeux olympiques.»

Si Nemour, 18 ans, fait partie de ses inspirations, c’est que l’athlète de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot a également un intérêt marqué pour les barres asymétriques.

Championne junior au concours général de la compétition Elite Canada, le mois dernier, en Ontario, Coralie a notamment obtenu une brillante note de 25,600 aux barres asymétriques. Il s’agissait du meilleur pointage canadien à cet engin, incluant ceux des athlètes seniors.

Francine Bouffard, qui fait partie des entraîneurs en plus d’occuper le rôle de directrice artistique au club Gymnix, est fière de la progression de la jeune gymnaste Coralie Demers.
Francine Bouffard, qui fait partie des entraîneurs en plus d’occuper le rôle de directrice artistique au club Gymnix, est fière de la progression de la jeune gymnaste Coralie Demers. Photo Benoît Rioux

«Coralie est une gymnaste complète, mais il y a cet engin où elle est encore supérieure, vient confirmer Francine Bouffard, qui figure parmi ses entraîneurs en plus d’occuper le rôle de directrice artistique au club Gymnix. D’abord, c’est l’engin qu’elle préfère. C’est comme l’œuf ou la poule: elle est meilleure parce qu’elle aime ça, puis elle aime ça parce qu’elle est meilleure.»

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«C’est un diamant brut, mais il faut quand même le travailler, le polir, d’ajouter Mme Bouffard, à propos de sa jeune protégée. Sa progression est rapide. Elle est allée chercher des éléments de difficulté, dans les différentes disciplines, au cours des 6 à 8 derniers mois.»

Une tape dans le dos

Début février, Coralie obtenait ainsi le statut de membre de l’équipe nationale junior de gymnastique, recevant du même coup un brevet de Sport Canada pour l’aider dans son développement.

«Je suis fière, c’est une belle tape dans le dos, c’est encourageant», témoigne la principale intéressée.

Coralie Demers fait partie des jeunes athlètes en action, du 5 au 9 mars 2025, à Montréal, lors de l’International Gymnix.
Coralie Demers fait partie des jeunes athlètes en action, du 5 au 9 mars 2025, à Montréal, lors de l’International Gymnix. Photo fournie par l'International Gymnix

Athlète junior établie au Canada, la jeune adolescente peut déjà commencer à rêver aux Jeux olympiques, malgré son jeune âge.

«En regardant Kaylia Nemour, c’est très inspirant pour elle, avance Francine Bouffard. Évidemment, il lui manque encore une fluidité pour atteindre son niveau parce qu’elle n’a pas encore la même puissance, mais c’est un beau modèle à suivre.»

Rendez-vous en 2028?

Après leur rencontre à l’International Gymnix cette semaine, qui sait si Nemour et Demers ne se retrouveront pas, dès 2028, aux Jeux olympiques de Los Angeles?

D’ici là, la championne olympique savourait son premier passage à Montréal, au-delà du fait de pouvoir inspirer les plus jeunes.

Kaylia Nemour avait brillé, le 4 août 2024, à Paris, lors de la finale olympique aux barres asymétriques.
Kaylia Nemour avait brillé, le 4 août 2024, à Paris, lors de la finale olympique aux barres asymétriques. Photo Loic Venance / AFP

«C’est super de découvrir le Canada et je me promets déjà d’y revenir un jour, hors compétition, pour visiter et en profiter un peu plus», a même conclu Nemour.

L’International Gymnix se poursuit jusqu’à dimanche au Stade de soccer de Montréal, dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

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