La quatrième membre de sa lignée au Tournoi pee-wee... 62 ans après grand-papa
Laurence, son grand-père, son père et son frère auront bientôt un précieux souvenir en commun.


Jessica Lapinski
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Des histoires du Tournoi pee-wee, Laurence Landry a eu l’occasion d’en entendre depuis qu’elle est toute petite. La gardienne des Harfangs de Sherbrooke est la quatrième membre de sa lignée à disputer le tournoi, pas moins de... 62 ans après son grand-papa Bruno.
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Pour illustrer à quel point c’est long 62 ans dans l’histoire faste de ce tournoi, lorsque le patriarche du camp a foulé la glace du Colisée de Québec en 1962, l’événement en était à sa troisième édition.
La photo que conserve M. Landry de sa participation «est bien sûr en noir et blanc», se moque gentiment son fils Alexandre.

Et cette année-là, outre le centre Bruno Landry et ses coéquipiers, qui défendaient les honneurs de la formation de Thetford Mines, on retrouvait aussi de jeunes Guy Lafleur, Marcel Dionne et Gilbert Perreault, qui étaient bien loin de se douter à l’époque qu’ils passeraient ainsi à la postérité.
«On n’était pas dans la même catégorie, mais je me souviens à quel point ils soulevaient des foules. Nous, notre petite équipe de Thetford, on était ben impressionnés!» raconte M. Landry avec enthousiasme.
Pas comme les Gretzky, mais...
Et avant Laurence, son papa Alexandre (un ancien attaquant des Saguenéens de Chicoutimi) a disputé le tournoi en 1993, pour le Metropolitain de Sherbrooke. Il était alors dirigé par son père, Bruno.
Puis, Jérémy Landry, le frère aîné de Laurence, y a joué au centre pour le Phoenix de Sherbrooke, que l’école secondaire du Triolet avait représenté, il y a cinq ans.

Laurence, elle, sera dirigée cette année par Alexandre, qui, à l’instar de son père Bruno, aura désormais réalisé un tour du chapeau au tournoi en y participant comme joueur, comme proche d’un joueur et comme entraîneur.

Bref, tout ça est peut-être compliqué à suivre, mais ce qu’il faut surtout comprendre, c’est que le Tournoi pee-wee, c’est une grande tradition chez la sympathique famille Landry, qui, manifestement, a le hockey qui lui coule dans les veines.
«On n’a quand même rien à voir avec les frères Gretzky, mais quand même!» lance à la blague Bruno Landry, qui a aussi joué dans la LHJMQ, comme son fils.
«C’est mon père qui m’a tout montré, et moi, j’essaye de faire comme lui, de redonner à mon tour et de montrer ce beau sport-là à mes enfants», renchérit Alexandre.
La fameuse chanson en tête
Il n’y a pas que le hockey qu’Alexandre montre à ses enfants: l’entraîneur des Harfangs souhaitait aussi que Laurence et les autres membres de son équipe, qui seront en action dans la classe M13 féminin, soient bien au fait des traditions du tournoi.

Ainsi, quand les joueuses ont signé la fameuse victoire leur permettant d’obtenir leur billet pour l’événement, M. Landry a fait résonner la chanson thème du Tournoi pee-wee dans le vestiaire.
Depuis, «Vive les pee-wee du Carnaval» joue en boucle dans la tête de Laurence.
La foule, évidemment
Mais ce qui saute avant tout aux yeux, quand on parle à toute la descendance, c’est à quel point certains souvenirs marquants du tournoi transcendent les générations.
Et que non, l’impression que laissent ces foules imposantes de plusieurs milliers de spectateurs qui encouragent de jeunes adolescents, et dont plusieurs parlent encore des années plus tard, n’est pas galvaudée.
Elle vient en tête des trois premiers Landry quand on leur demande ce qui les a le plus marqués à Québec.
En 2019, Jérémy avait disputé tous ses matchs au Centre Vidéotron. Il y a notamment affronté «les deux Québec» le samedi: les Remparts, qu’ils avaient battus en matinée, puis les Nordiques, contre qui ils avaient perdu en prolongation, en soirée.

«Il devait y avoir 8000 personnes dans les estrades. Je m’en souviens encore comme si c’était hier!» souligne l’attaquant, qui joue désormais pour Thetford Mines (à l’instar de son grand-père chez le pee-wee), dans la Ligue de hockey collégiale du Québec.
Transmettre l’histoire à ses coéquipières
Les encouragements de la foule, ils figurent également parmi les moments qu’a hâte de vivre Laurence quand elle sautera sur la glace au Centre Vidéotron pour son premier match.
Un moment pour lequel toute sa famille sera bien sûr présente.
La gardienne est impatiente de voir la réaction de ses coéquipières quand elles arriveront au tournoi. Elle s’assure aussi de faire comprendre à ses coéquipières que ce qu’elles vivront à Québec, en février, c’est très spécial.
Après tout, on peut difficilement trouver mieux placée qu’elle pour le faire.