«La province peut encore éviter le pire sous certaines conditions»—Nimâ Machouf
Agence QMI
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Le Québec est-il encore en mesure d’éviter une dégradation de la situation sanitaire comme celle constatée en Ontario avec les mesures en place actuellement? Selon l’épidémiologiste Nimâ Machouf, la province peut encore éviter le pire sous certaines conditions, dont l’accélération de la vaccination.
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«Faut vraiment accélérer la cadence de vaccination, a lancé Mme Machouf en entrevue au Québec Matin. Ce qui me désole, c’est de voir les plages de vaccination qui ne sont pas remplies et qu’on n’ouvre pas à la population générale», a-t-elle indiqué.
Si elle juge que les personnes vulnérables ont été majoritairement vaccinés, il faut maintenant inoculer les «propagateurs» du virus
«Ce sont ceux qui s’infectent, ceux qui transmettent l’infection. Plus rapidement on vaccine le bassin de personnes qui transmettent l’infection, plus rapidement on sera capable de s’en débarrasser. On peut éviter ce qui se passe en Ontario. Il faut de bonne bonnes mesures et de la rapidité», a-t-elle ajouté.
Elle dénonce le fait que le gouvernement, bien qu’il impose le port du masque à l’extérieur, parle de distanciation physique, «il ne se préoccupe même pas du fait que la transmission se fait par aérosols et que dans les écoles et les milieux de travail, il faut se préoccuper de la qualité de l’air», a déploré Nimâ Machouf.
Par ailleurs, elle insiste sur le fait que la population doit garder ses distances, et respecter les mesures.
«Si on veut être capable de garder un peu de vie sociale. Gardons nos distances, si on ne peut pas les garder, portons le masque. [...] Faites comme si le virus est de la fumée de cigarette. Vous ne voulez pas recevoir la fumée de votre ami quand il fume? Et bien vous ne voulez pas recevoir son virus», a expliqué l’épidémiologiste.