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La protéine animale la plus abordable et la plus sous-estimée: «Je pense qu’on tient l’œuf pour acquis»

Courtoisie Groupe Livre
Photo portrait de Félix  Desjardins

Félix Desjardins

2026-04-06T04:00:00Z

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Au-delà des sandwichs et des omelettes, les œufs offrent un monde de possibilités à ceux qui veulent introduire cette protéine abordable dans leur alimentation de tous les jours, défend une éleveuse responsable au style unique.

Avec la hausse fulgurante du prix du panier d’épicerie, les œufs ont pris une place prépondérante dans l’assiette de nombreux Québécois. Il était donc tout à fait naturel pour la nutritionniste et éleveuse Julie Aubé de concocter un livre de recettes les mettant en vedette.

« Les œufs sont la source de protéine animale la plus économique, explique-t-elle. Ils sont une excellente source de protéines, vitamines et gras intéressants, même si on leur avait injustement collé une étiquette d’aliment moins bon pour la santé il y a quelques années. »

En plus d’être un des porte-étendards de l’alimentation de proximité au Québec, Julie Aubé est à la tête de la microferme Roch le fermier. Sur ce petit lopin de terre situé dans la région de Chaudière-Appalaches, elle accueille des poules dont le rythme de pondaison est à la baisse, et leur offre une « retraite active » en plein air.

« On apprend tellement en remettant les mains à la terre », relate l’autrice de quatre autres livres, dont Cœur de fermière. « Dans le cas de l’élevage, c’est un travail d’équipe femme-pondeuse très riche de sens. »

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Un voyage dans l’assiette
Julie Aubé est l'autrice de «Cassez des œufs». Crédit: Ariel Tarr
Julie Aubé est l'autrice de «Cassez des œufs». Crédit: Ariel Tarr Ariel Tarr

La plus grande mission de Julie Aubé est la promotion des aliments locaux. Chaque recette contenue dans Cassez des œufs ! est donc identifiée selon la saison durant laquelle on devrait la préparer.

« L’œuf est la vedette dans ce livre, mais les saisons demeurent la colonne vertébrale », image-t-elle.

Le souci de choisir des aliments de notre terroir ne vient pas pour autant en opposition avec une ouverture sur les saveurs du reste du monde. Puisque l’œuf est omniprésent dans presque toutes les cultures culinaires, Julie Aubé propose de goûter à la Turquie, au Japon ou encore au Danemark.

« Je pense qu’on tient l’œuf pour acquis, soutient-elle. Ils sont accessibles 12 mois par année et se cuisinent de mille façons différentes, pour n’importe quel moment de la journée. »

Un travail d’équipe

Au passage, elle espère que son récit d’éleveuse et ses 70 savoureuses recettes encourageront les Québécois à participer à l’effort de guerre qu’est la valorisation de notre riche territoire agricole.

« Ça va au-delà du prix du panier d’épicerie, conclut-elle. Il faut manger les aliments qui viennent de près de chez nous aujourd’hui si on veut que nos enfants puissent le faire aussi. C’est un travail d’équipe entre les agriculteurs et les mangeurs, et c’est ensemble qu’on peut garder un territoire vivant et nourrissant. »

«Cassez des œufs!», Julie Aubé, Les Éditions de l’Homme, 200 pages. Crédit: Courtoisie Groupe Livre
«Cassez des œufs!», Julie Aubé, Les Éditions de l’Homme, 200 pages. Crédit: Courtoisie Groupe Livre Courtoisie Groupe Livre

  • Cassez des œufs !, Julie Aubé, Les Éditions de l’Homme, 200 pages.
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