Tous les résultats
Publicité

Rocket de Laval: la progression de Xavier Simoneau

Il devient un joueur plus complet au fil de sa progression

Xavier Simoneau connaît une belle courbe de développement à sa seconde saison dans la Ligue américaine de hockey.
Xavier Simoneau connaît une belle courbe de développement à sa seconde saison dans la Ligue américaine de hockey. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-02-03T05:00:00Z

Partager

LAVAL | Dans les petits pots les meilleurs onguents. Oui c’est énorme cliché, mais dans le cas de Xavier Simoneau, ça s’applique à merveille. 

Centre naturel, Simoneau évolue à l’aile cette saison et malgré ses 5 pi 7 po et 183 livres, il tire son épingle du jeu avec 5 buts et 22 passes pour 27 points, ce qui le place au cinquième rang des marqueurs du Rocket. À sa saison recrue dans la LAH, l’an passé, il a amassé 6 buts et 32 passes pour 38 points.

À 22 ans, Simoneau dispute sa seconde saison dans la Ligue américaine et malgré sa petite taille, il joue comme s’il mesurait au moins six pouces de plus.

«Quand t’arrives à 5 pi 7 po dans le junior majeur, c’est plus facile que dans la Ligue américaine parce que tu joues contre des gars de 16 à 20 ans qui ne sont pas nécessairement à maturité physique», a-t-il résumé lors d’une discussion avec Le Journal.

«Dans la Ligue américaine, ce sont des hommes qui sont à maturité physique et je voulais prouver que j’étais capable de jouer dans cette ligue. Je ne m’en laisse pas imposer, je n’ai peur de rien et je continue d’avancer.»

Publicité
Discipline

Simoneau est peut-être petit, mais il joue avec la rage au cœur pour compenser.

«C’est en lui d’être un fier compétiteur, c’est pour ça qu’à sa grandeur, il est capable de jouer à notre niveau, il a de la hargne», souligne l’entraîneur-chef Jean-François Houle.

Mais cette hargne vient avec le risque de manquer de contrôle et c’est arrivé à quelques reprises cette saison.

«Je suis un joueur intense, qui joue avec beaucoup d’émotions et c’est sûr qu’il y a une ligne à ne pas franchir. Il faut que je sache où elle est. C’est quand je suis juste en bas de la ligne que je suis à mon meilleur», convient Simoneau.

Maturité

Le joueur de 22 ans a testé les limites à quelques reprises cette saison, mais il semble avoir trouvé un certain équilibre.

«J’ai eu des discussions avec J-F, j’ai passé mon tour dans des matchs aussi et c’était mérité. J’ai compris le message et je sais où se trouve la ligne. Je dois faire attention aux pénalités stupides et éviter les dix minutes parce que c’est plate. Je dois mettre mon énergie à la bonne place.»

Houle voit surtout une belle évolution chez un joueur qui en est seulement à sa seconde saison dans la LAH.

«Ça démontre sa maturité de savoir où est la ligne et c’est important parce que tu ne veux pas mettre l’équipe dans le trouble. Il l’a dépassé une couple de fois cette année et ça lui a coûté un peu de temps sur le banc, mais ça fait partie du développement.

Publicité

«C’est un joueur important pour nous parce qu’on n’en a pas dix comme ça. Il gagne beaucoup de bataille et on sous-estime ses capacités. Il joue en avantage numérique, on l’utilise un peu en désavantage alors c’est une autre corde à son arc.»

Bon duo

Simoneau a beaucoup joué avec le centre Philippe Maillet cette saison et la chimie n’a pas tardé à s’installer entre eux. Maillet est troisième marqueur de l’équipe avec 10 buts, 19 passes et 29 points.

«On se complète très bien, il a une vision du jeu incroyable, il patine très bien et il a d’excellentes mains», louange Simoneau.

Celui-ci a raison de dire qu’ils se complètent bien parce que pendant que Simoneau va se salir les mains dans le trafic, Maillet a le don de se faire oublier pour apparaître au bon endroit, là où arrive souvent une rondelle passée par Simoneau.

«C’est venu un peu naturellement entre nous, mais à force de jouer avec un joueur, tu connais ses tendances, résume Simoneau. Il sait que j’aime aller dans les coins et il est super bon pour trouver les espaces. On n’a pas besoin de se parler pour savoir où on se trouve sur la glace.»

Publicité
Publicité