Euro: la Petite Italie savoure la victoire de son équipe
L’Italie a remporté l’Euro pour la deuxième fois, 53 ans après son premier sacre

Erika Aubin
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Les partisans de l’Italie ont hurlé leur joie dimanche soir dans les rues de Montréal lorsque leur équipe a remporté l’Euro après un match contre l’Angleterre qui a gardé les spectateurs sur le bout de leur chaise jusqu’à la dernière minute.
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« Ça fait des années qu’on attend cette victoire. Je suis tellement heureuse. En plus, de pouvoir célébrer avec mes concitoyens italiens à Montréal, c’est magique », s’exclame Sophia Gianfrancesco.

Le cœur de la Petite Italie a pris des allures d’une discothèque extérieure pendant des heures après que la Squadra Azzurra s’est imposée en finale de l’Euro 2020 pour la première fois depuis 1968.
- Écoutez l'entrevue de Vincent Dessureault avec la Québécoise Ellie Barbe qui habite à Arezzo en Italie sur QUB Radio:
Les partisans ont immédiatement pris d’assaut les rues pour sauter, danser et crier « Italia » en brandissant des drapeaux vert-blanc-rouge. Feux d’artifice et fumigènes bleus, en référence à la couleur du maillot italien, se sont mélangés à la fête.
« Le soccer, c’est inclusif. Toutes les cultures se sont rassemblées aujourd’hui pour regarder le match, dit Thomas Licursi. Et une finale comme ça, c’est extrêmement passionnant. »
L’autre Petite Italie

Comme c’est devenu la tradition depuis le début de la compétition dans le quartier Rivière-des-Prairies, pompiers et policiers ont salué la victoire italienne en actionnant les gyrophares et les sirènes de leurs véhicules à la caserne du boulevard Maurice-Duplessis.
Une parade s’est ainsi improvisée sur l’artère avec de nombreuses voitures qui klaxonnaient en arborant le drapeau vert, blanc et rouge. Des centaines de personnes se sont jointes à la grande fête au coin de la rue Rita-Levi-Montalcini jusqu’à tard en soirée, bloquant ainsi la circulation.

« On dirait presque un party de la Saint-Jean-Baptiste ! » lance Matteo Di Felice, un résident du secteur de 22 ans.
En retard dès la 2e minute de jeu, les partisans italiens ont dû attendre la 67e minute pour voir leurs favoris égaler la marque.
Pouya Moretti a gardé espoir jusqu’à la dernière minute.
« Ça va avoir été intense, mais très excitant, du début à la fin », rapporte-t-il.
Lorsque le match s’est rendu aux tirs au but, après une prolongation, la tension était à son comble au Café Gelato, qui avait installé un écran géant sur la terrasse extérieure pour visionner la finale.
« Après plus d’une année de pandémie, ça fait tellement de bien de voir les gens du quartier réunis pour regarder la finale. C’est spécial », laisse tomber Daniel Devoy.
Joie et pleurs

LE JOURNAL | Autant dans la Petite Italie que dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies et ailleurs au Québec où les Italiens sont en grand nombre, c’était la fête en fin d’après-midi quand l’équipe de l’Italie a eu raison de celle de l’Angleterre à l’Euro.

Le match a été excitant. Les Italiens ont toujours cru en leurs favoris, et on peut en dire autant de la part des Britanniques, dont plusieurs dizaines étaient rassemblés, entre autres, au Pub Bishop and Bagg, situé dans le Mile-End.

Autant les Italiens étaient en liesse, autant les Britanniques avaient la mort dans l’âme après le dernier arrêt effectué par le gardien italien Gianluigi Donnarumma aux dépens du tireur Bukayo Saka.
Les photos de cette page traduisent bien l’ambiance de la journée.
Mais il y a eu un seul vainqueur. L’euphorie chez les Italiens et l’agonie de la défaite chez les Anglais.