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Rugby: la passion d’Elissa Alarie inspire ses coéquipières

PHOTO COURTOISIE/ Mike Jones / Rugby Canada
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2021-07-27T15:12:42Z

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La Québécoise Pamphinette Buisa ne tarit pas d’éloges à l’endroit de sa coéquipière Elissa Alarie, de l’équipe nationale féminine de rugby à sept, qui doit entamer son parcours aux Jeux olympiques de Tokyo, mercredi soir, à 20 h 30 (heure du Québec).

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«C’est une grande inspiration pour moi, révélait Buisa, à propos d’Alarie, lors d’une récente entrevue téléphonique. Elle est si passionnée et motivée.»

À 35 ans, Alarie devait effectivement aimer beaucoup son sport afin de poursuivre sa route jusqu’à Tokyo. En 2016, soit peu de temps avant les Jeux olympiques de Rio, cette athlète originaire de Trois-Rivières avait effectivement subi une grave blessure au genou droit. Résultat: elle est revenue à temps pour ces Jeux, au Brésil, mais l’entraîneur lui avait alors confié un rôle de réserviste.

«Mon amour pour le jeu, c’est ce qui explique que je suis encore là, dit Alarie, qui est notamment détentrice d’une médaille d’argent obtenue avec le Canada à la Coupe du monde de rugby à XV, disputée en 2014, en France. Il faut aimer le sport parce que disons que nos entraînements et nos matchs ne sont pas souvent sous l’œil du public.»

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Médaillée de bronze à Rio, l’équipe féminine de rugby à sept tentera de grimper à nouveau sur le podium, à Tokyo, et cette fois Alarie compte participer pleinement à l’aventure. Buisa, Bianca Farella et Karen Paquin sont les trois autres Québécoises dans la formation canadienne. Les représentantes de l’unifolié ont d’abord rendez-vous avec le Brésil et les îles Fidji, jeudi. Le lendemain, les Canadiennes affronteront la France avant de passer à la phase éliminatoire.

«C’est la perspective extérieure qui change, tandis que de notre côté, il faut simplement s’ajuster à la pression», mentionne Alarie, décrivant le tournoi olympique comme une compétition comme les autres, une fois que les athlètes sont sur le terrain.

Pas de retraite avant la Coupe du monde

Après les Jeux de Tokyo, la Trifluvienne entend poursuivre sa carrière jusqu’à la Coupe du monde de rugby à XV, maintenant prévue en octobre 2022, en Nouvelle-Zélande. Alarie a d’ailleurs toujours considéré l’épreuve à 15 joueuses comme sa discipline préférée.

«Si ce n’était pas en Nouvelle-Zélande, j’aurais probablement choisi de prendre ma retraite après les Jeux olympiques, mais là, ça va être une expérience unique, prévoit celle qui aura alors 36 ans. En Nouvelle-Zélande, c’est leur sport, ça vient de là.»

«J’aime encore le rugby et j’apprends encore», ajoute Alarie.

Face à ce discours, on comprend maintenant mieux pourquoi ses coéquipières lui vouent une grande admiration. À propos de Pamphinette Buisa, elle s’est elle-même signalée d’une autre façon, peu avant les Jeux olympiques de Tokyo. La joueuse originaire de Gatineau a effectivement fait partie des lauréats du fonds Athletes for Good. Cette campagne de Procter & Gamble vise à souligner les efforts de certains athlètes qui œuvrent pour le bien en faisant une différence positive dans leur communauté.

Dans le cas de Buisa, impliquée auprès des sans-abri, elle fait équipe avec l’organisation SOLID Outreach dans le but de réduire les méfaits associés à la consommation de drogues. Elle est aussi inspirante, à n’en point douter.

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