COVID-19: comprendre la pandémie sous le prisme des différences culturelles

Agence QMI
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Les répercussions de la COVID-19 sur les groupes sociaux dépendent du contexte culturel, selon une étude montréalaise sur la compréhension des comportements sociaux face à la pandémie.
En analysant les articles et recherches publiés en 2020, deux chercheurs de l’Université Concordia ont noté une différence de conception entre les groupes culturels sur les questions comme le taux de mortalité et de transmission, le respect des décisions gouvernementales et les croyances sur le virus.
L’étude publiée mardi dans la revue «Frontiers in Psychology» s’est axée sur trois volets: les différences entre les sociétés, les relations entre groupes sociaux et les différences individuelles façonnées par le contexte culturel.
Les chercheurs Rebeca Bayeh et Andrew Ryder ont remarqué que les sociétés dites individualistes avaient tendance à afficher des taux de transmission et de mortalité plus élevés que les sociétés collectives, alors que le PIB par habitant et les inégalités raciales systémiques en santé ont permis notamment de prévoir les répercussions de la COVID-19.
Si l’âge et le genre avaient un lien évident avec les effets de la pandémie, les chercheurs ont observé que les traits de personnalité et le fait de croire aux théories du complot pouvaient laisser présager les comportements à adopter en conséquence.
«Nous avons étudié la littérature de nombreux pays, parce que la plupart des articles qui portaient sur des questions comme les théories du complot étaient publiés dans un contexte américain», a indiqué par communiqué Rebeca Bayeh, auteure principale de l’article et doctorante.
«Nous voulions élargir cette perspective et discuter des raisons qui poussent certains groupes à ne pas faire confiance au gouvernement. Pour certains, cette méfiance repose sur des motifs historiques, comme un traumatisme ou de l’abus de la part du groupe dominant», a expliqué Mme Bayeh.