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Une année à oublier pour CAE : l'entreprise croit pouvoir renouer avec les bénéfices avant longtemps

Une formation sur un simulateur comme celui-ci, fabriqué au Québec, est désormais obligatoire pour tous les pilotes de 737 MAX. Ce modèle d’appareil de Boeing, cloué au sol depuis mars 2019, reprendra les airs, aux États-Unis, dans trois semaines.
Une formation sur un simulateur comme celui-ci, fabriqué au Québec, est désormais obligatoire pour tous les pilotes de 737 MAX. Ce modèle d’appareil de Boeing, cloué au sol depuis mars 2019, reprendra les airs, aux États-Unis, dans trois semaines. Photo courtoisie
Photo portrait de Martin Jolicoeur

Martin Jolicoeur

2021-05-19T15:03:42Z
2021-05-20T13:12:20Z

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Sortie meurtrie d’une année marquée par la pandémie de COVID-19, la société québécoise CAE a bon espoir de reprendre pied avant la fin de son prochain exercice.

• À lire aussi: Une société américaine de taxi aérien veut créer 2000 emplois ici

Sa reprise sera fortement tributaire des décisions des gouvernements de lever les restrictions imposées sur les voyages, a admis mercredi son PDG, Marc Parent. 

Mais, la vitesse à laquelle se déroulent les opérations de vaccination lui permet de croire à un retour aux bénéfices « à deux chiffres avant longtemps », a-t-il confié au cours d’une conférence téléphonique à l’intention des analystes.

L’achat de L3Harris aidera

L’entreprise a terminé son exercice 2021, clos le 31 mars, avec un déficit net de 47,5 millions $. En comparaison, l’entreprise avait réussi l’année d’avant à dégager un bénéfice de 318,9 millions $ pour la même période.

Déjà, dit-il, la reprise rapide des voyages intérieurs aux États-Unis donne un avant-goût de la vitesse de rebond qui attend l’industrie. Il en va de même, ajoute-t-il, de tout le créneau de l’aviation d’affaires, avec des niveaux d’activité qui flirtent avec ceux de 2019.

L’acquisition des activités de formation militaire de L3Harris Technologies, pour 1,35 milliard $, devrait aussi vite contribuer à l’amélioration du bénéfice de l’entreprise. Ses marges sont réputées plus élevées que celles auxquelles CAE est habituée, a indiqué son patron. 

Foi en l’avion-taxi

Enfin, Marc Parent croit au potentiel de développement du segment des aéronefs à décollage et atterrissage verticaux. 

Mi-avions, mi-hélicoptères, ces appareils attirent l’attention de toute l’industrie présentement. Près de 125 sociétés seraient engagées dans son développement, destiné en outre au marché de l’avion-taxi.

« Nous avons déjà une entente avec Jaunt Air Mobility, a expliqué Marc Parent. La semaine passée, j’ai rencontré Beta Aviation, au Vermont... L’effervescence que l’on rencontre dans ce segment me fait penser à celle que l’aviation connaissait dans les années 1930. Tout cela est excitant. »

Après avoir subi un recul important en début de journée, l’action de CAE a terminé sa séance de mercredi avec une baisse de 0,64 %, à 35,83 $ l’action. Depuis le début de 2021, son titre a progressé de 5,29%.

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