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«La nuit des vices»: cette créatrice de contenu d'ici à la conquête de la «romantasy»

Amélie Hubert-Rouleau

2026-03-21T00:55:00Z

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Elle porte plusieurs chapeaux : créatrice de contenu, animatrice de balado, entrepreneure et, depuis novembre, autrice de romantasy. Avec son premier roman, La nuit des vices, la jeune femme passionnée nous transporte dans son univers sombre, sensuel et captivant.

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Crédit: Elizabeth Gartside/c
Crédit: Elizabeth Gartside/c

Ton roman plonge les lecteurs dans un univers de romantasy (contraction des mots romance et fantasy). Qu’est‐ce qui t’a attirée vers ce genre littéraire lorsque tu as commencé à écrire La nuit des vices?

C’est un genre littéraire que j’adore ! Il n’y a rien, selon moi, comme de la fantasy pour décrocher du quotidien. Et s’il y a de la romance dans un livre, c’est sûr que je vais triper. La romantasy, c’est donc un genre que j’aime lire, qui me transporte dans un autre univers et qui nourrit ma créativité. En 2024, j’avais pris cette résolution de début d’année : reconnecter avec mon enfant intérieur et m’adonner à plus de hobbies créatifs. J’ai donc commencé à écrire pour le plaisir. Finalement, je me suis embarquée dans cette grande aventure parce que j’ai eu un flash à propos de l’histoire.

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Tu as documenté ton processus d’écriture sur les réseaux sociaux et tu as impliqué ta communauté dans la création, notamment pour choisir les noms des personnages et le titre. Comment cette cocréation a‐t‐elle influencé le roman ?

Ça fait 11 ans que je suis créatrice de contenu, j’ai donc le réflexe de partager mes aventures et mes projets avec ma communauté. Ça allait donc de soi, pour moi, de l’embarquer là-dedans. Ça m’a vraiment aidée de plusieurs façons. Elle m’inspire, me motive. Côté marketing, ça a aussi du sens ; les gens qui ont voté pour le choix du nom de l’héroïne vont avoir hâte de découvrir le nom que j’ai choisi. C’était le fun de voir à quel point mes abonnés m’ont suivi pendant la création du livre et de constater qu’ils ont fini par l’acheter, le lire et l’adorer.

Pourquoi crois‐tu que la romantasy exerce un tel pouvoir d’évasion aujourd’hui ?

C’est un genre loin de notre réalité, qui nous permet de rêver. Mon livre est d’ailleurs dédicacé à la petite Marilou que j’étais quand j’étais jeune... J’étais tellement envahie d’un univers imaginaire tout le temps ! J’adorais jouer à faire semblant, à créer des aventures. Je lisais Les Chevaliers d’Émeraude, et je me transformais moi-même en chevalière. Je pense que de se plonger dans ce genre littéraire, ce monde inventé, ça vient chatouiller nos neurones comme quand on était enfants. C’est beau, en tant qu’adulte, de s’évader et de croire un instant qu’on est l’héroïne d’un univers où on peut lancer du feu ! (rires) C’est vraiment le fun de vivre ça, une fois de temps en temps, entre la saison des impôts et les deadlines au travail.

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Tu animes aussi Elles – le balado, qui vise à démystifier une diversité d’enjeux touchant les femmes, avec Catherine Lafrance‐Raymond. Quel sujet t’a le plus marquée ou transformée récemment ?

Dans les six derniers mois, on a parlé à plusieurs reprises de violence conjugale, sous différents angles. Au départ, on avait comme objectif de faire un seul épisode sur le sujet, qu’on a filmé avec Ingrid Falaise. Plusieurs autres en ont finalement découlé. On a abordé la problématique sur plusieurs fronts ; de manière éducative ou juridique, à travers un témoignage poignant ou un organisme communautaire. Il y avait tellement de points de vue différents là-dessus que ça m’a vraiment touchée et transformée.

SES MUSTS

Ton influenceuse préférée ou la personne que tu préfères suivre sur les réseaux sociaux ?

Ma bonne amie Cindy Cournoyer! J’adore son contenu, elle aborde une grande variété de sujets, et elle s’est plus ouverte à propos de sa santé mentale dans la dernière année. Je trouve ça vraiment le fun de la suivre là-dedans et de la voir évoluer.

Tes marques mode ou tes designers préférés ?

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Joelle Collection. C’est une compagnie que j’ai découverte cette année et, sans m’en rendre compte, je suis devenue une « joellista ». Sinon, j’aime beaucoup magasiner québécois, donc Girl Crush, Womance, Dailystory.

Tes produits de beauté de prédilection en ce moment ?

Je capote sur le Lumi Glotion de L’Oréal Paris. C’est une base illuminatrice qu’on met comme base de maquillage. Pendant l’hiver, je suis terriblement pâle ! (rires) Je mets ça tous les matins, ça me redonne un glow incomparable. Et il n’est vraiment pas cher ! Sinon, les produits de skincare coréens Aestura. J’adore !

En terminant, ton endroit préféré où magasiner ?

Je suis fan de la librairie Joie de livres, à Montréal, dans le Mile End. Si je vais dans le secteur, c’est sûr que j’y arrête. Elle est spécialisée dans la fantasy, le LGBTQ+, les romans écrits par des femmes. Toutes les livres sont beaux. Il y a un café à l’intérieur et la déco est impeccable.

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