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Klara Martel-Laroche sera en tête d’affiche dans La mélodie du bonheur

Photo portrait de Raphaël Gendron-Martin

Raphaël Gendron-Martin

2022-04-06T09:00:00Z
2022-04-06T12:00:24Z

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Gregory Charles a trouvé sa Maria. Après avoir auditionné près de 300 interprètes pour le rôle principal de sa nouvelle mouture de La mélodie du bonheur, le metteur en scène est tombé sous le charme de Klara Martel-Laroche, a appris Le Journal. « C’est une star en devenir », dit Gregory sans hésitation.

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Klara Martel-Laroche a bien failli passer à côté de son projet de rêve. La jeune femme de 25 ans, qui termine ces jours-ci sa maîtrise au Conservatoire de musique de Montréal, n’a su qu’à la dernière minute qu’il y avait des auditions pour une nouvelle version de La mélodie du bonheur.

« Je ne sais pas pourquoi je n’étais pas au courant de ce spectacle ! dit-elle en riant. Mais dès que je l’ai su, je me suis dit qu’il fallait que je le fasse. »

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Une semaine plus tard, elle passait une audition « de 45 à 50 minutes » en compagnie de Gregory Charles lui-même. « C’était dans son studio, à Radio-Canada, raconte-t-elle. Il était vraiment chaleureux et joyeux quand je suis arrivée. Il s’est installé au piano et on a passé toutes les pièces que Maria pouvait chanter. Après ça, on a jasé du personnage. C’est dans mon top des auditions que j’ai vécues dans ma vie. »

Charme et magie

Même s’il a rencontré d’excellentes candidates dans les semaines qu’ont duré les auditions, Gregory Charles a senti quelque chose de particulier en Klara Martel-Laroche. « Elle est clairement le meilleur choix pour ce musical-là, dit-il. Elle a une voix fantastique et un charisme. Il y a une espèce de magie à propos de Klara. » 

Pour baser son choix, le metteur en scène s’est attardé à la voix avant toute chose. « Ma perspective sur des comédies musicales, c’est qu’il faut jouer et danser, mais il faut d’abord chanter, dit-il. Et particulièrement dans un musical comme La mélodie du bonheur. Dans le film, il n’y a même pas trois minutes sans musique. Il y a de la musique partout. » 

« J’ai auditionné un paquet de filles qui ont des voix complètement différentes, poursuit-il. J’ai eu des Maria de 60 ans qui m’ont dit qu’elles savaient qu’elles n’avaient pas l’âge de Maria, mais elles voulaient quand même essayer. Je ne suis pas nécessairement parti avec l’idée que Maria était jeune et blanche. Je suis parti avec aucun prérequis. » 

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Sa propre couleur 

Originaire de Pont-Rouge, dans la région de Québec, Klara Martel-Laroche a participé à plusieurs spectacles d’opéra dans le passé, dont Cendrillon et Les leçons de Maria Callas, mais aussi quelques comédies musicales, dont West Side Story et Sister Act.  

Gregory Charles est convaincu que la jeune Klara saura s’approprier le rôle de Maria, même si Julie Andrews en a fait une interprétation mémorable au cinéma en 1965. « Je fais la prédiction qu’après avoir vu le spectacle, les gens retourneront chez eux en se disant que c’est aussi elle, Maria », dit-il. 

« Je pense que ma propre couleur va arriver, parce que je ne suis pas Julie Andrews, malheureusement, indique Klara en souriant. J’ai un traitement artistique qui est personnel à moi. Mais après, c’est sûr que Julie Andrews a établi des standards qu’on ne peut pas ignorer. » 

Jusqu’à quel point Klara est-elle consciente que ce rôle de Maria pourrait changer sa carrière ? « J’essaie de ne pas penser à ça, répond-elle. Je veux que les gens viennent vivre un bon moment. Je veux le vivre pour l’art. » 

Attribuer les autres rôles 

Gregory Charles estime avoir encore 160 enfants à voir en audition pour les rôles des enfants von Trapp. « Il me reste encore quelques semaines pour ça, car il y a quand même sept enfants dans ce musical-là. Et je vais en avoir besoin de plus que ça parce qu’il peut leur arriver quelque chose. » 

Au terme du processus, il aura auditionné environ 800 personnes pour tous les rôles de la production. Au moment de notre appel, le metteur en scène n’avait pas encore attribué les autres rôles principaux, comme ceux du capitaine von Trapp et de la mère supérieure. La raison? Il voulait d’abord choisir Maria. 

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« C’était absolument impératif qu’elle soit trouvée et campée dans le rôle. Parce que c’est le trait d’union de toute cette affaire-là. Si j’avais juste voulu choisir un fantastique acteur qui chante bien pour jouer le capitaine, je l’aurais fait. Mais j’ai besoin de voir si ça va marcher avec Klara. » 


La nouvelle adaptation de La mélodie du bonheur sera présentée au Théâtre St-Denis à partir du 3 décembre. Les billets seront en vente dès 10 h aujourd’hui sur melodiedubonheur.com. Le spectacle sera aussi joué à la Salle Albert-Rousseau de Québec à l’été 2023. 

Six questions à Klara Martel-Laroche 

As-tu déjà fait un spectacle sur La mélodie du bonheur dans ta jeunesse? 

« Je n’ai jamais fait la comédie musicale. Par contre, j’ai déjà chanté un air de La mélodie du bonheur dans un examen de chant. C’était un peu audacieux parce que ce n’est pas vraiment du répertoire classique. Ah, et je l’ai aussi beaucoup pratiqué avec ma brosse à cheveux en étant adolescente. [rires] » 

Quelle est ta chanson préférée de La mélodie...

« Je les aime toutes, mais celle qui me fait toujours vraiment plaisir à écouter, c’est I Have Confidence ou J’ai confiance. Dans le film, c’est au début, quand elle part du couvent et elle s’en va dans la famille. Elle chante avec sa valise. Elle est comme stressée, mais en même temps, elle essaie de se convaincre que ça va bien aller. Je l’aime vraiment. Elle me touche, cette chanson-là. » 

Comment perçois-tu le personnage de Maria? 

« Je trouve que ce qui est intéressant dans un personnage comme celui de Maria, c’est l’évolution entre le début de la pièce et la fin. On voit sa transition, son changement de vision. Au début, elle est très jeune. Elle est la petite rebelle au couvent. Elle a plein d’énergie, trop pour son contexte de vie. En même temps, elle a tellement de courage de partir et de faire : ok, si c’est ça que vous voulez pour moi... Elle voit les choses tellement positivement, même si elle a un peu peur. Assez tranquillement, on la voit prendre de l’assurance avec les enfants. » 

Il y a une portion de jeu dans le spectacle. Quelle est ton expérience de comédienne? 

« J’ai fait des cours de théâtre depuis que je suis très, très jeune. En fait, c’est le théâtre qui m’a amené à la musique. Je suis vraiment une fan de tout ce qui est théâtre chanté. J’ai commencé très jeune à faire des cours de théâtre et j’ai continué au conservatoire. On a encore des cours de théâtre aujourd’hui. C’est une des raisons pour lesquelles j’étais là aussi. Je trouvais que c’était le fun d’avoir vraiment une prof de théâtre. » 

À Montréal, Juste pour rire a produit plusieurs comédies musicales dans les dernières années. As-tu déjà tenté ta chance pour certains de ces spectacles?

« Oui, j’ai déjà essayé. Mais ça n’a pas fonctionné... » 

Et Star Académie ou La Voix, y as-tu déjà songé? 

« Non, pas du tout! J’y vais beaucoup par motivation intrinsèque. J’y vais quand ça me tente. À date, je n’ai jamais eu le boost pour le faire. Mais qui sait? » 

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