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La mise en scène des Rangers

Photo portrait de Renaud Lavoie

Renaud Lavoie

2021-05-06T22:15:48Z

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Ce n’est pas une vilaine chose que le Madison Square Garden de New York soit à quelques mètres de Broadway Avenue parce qu’on a eu droit à toute une pièce de théâtre mercredi soir au début du match des Rangers. 

Voyez-vous, lundi, lorsque Tom Wilson s’est débarrassé d'Artemi Panarin, qui lui avait sauté dans le dos, en le projetant violemment sur la glace en deuxième période et que ce dernier n’a pas été en mesure de revenir dans le match, l’homme fort des Capitals de Washington n’a jamais été inquiété par la suite.

En réalité, il a fait un total de sept présences après les incidents décriés un peu partout dans la LNH sans qu’un seul joueur des Rangers s’en prenne à lui pour avoir blessé leur joueur concession. Pire encore, aucun joueur des Blue Shirts ne lui a adressé la parole, comme si rien ne s’était passé. Et pourtant, Wilson était même sur la glace lors des dernières secondes de la rencontre, prêt à répondre de ses actes. 

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Un esprit d'équipe déficient 

On a entendu beaucoup de joueurs des Rangers, et l’entraîneur David Quinn, dénoncer les agissements de Tom Wilson, jusqu’au propriétaire de l’équipe, James Dolan, qui a envoyé un communiqué demandant la démission du directeur de la sécurité des joueurs, George Parros. Ce communiqué lui a d’ailleurs valu une amende de 250 000 $, une tape sur les doigts pour un milliardaire en passant. 

Mais revenons à nos moutons. Avant le match revanche de mercredi, Dolan a aussi congédié deux personnes qui, visiblement, n’en avaient rien à foutre de défendre les joueurs vedettes de l’équipe ou encore les jeunes joueurs de la formation, soit John Davidson, président des opérations hockey, et le directeur général Jeff Gorton. 

Pourtant, il y avait eu plusieurs incidents impliquant Tom Wilson qui s’en prenait aux joueurs vedettes des Rangers cette saison, sans être inquiété par la suite. Mais même si les Rangers ne pouvaient pas participer aux séries, Gorton n’a pas trouvé bon de rappeler un ou deux joueurs pour s’assurer qu’il n’y ait pas de débordement avant la fin de la saison. Le rôle du DG est aussi de prévenir les coups et visiblement ça n’a pas été accompli. 

On fait semblant d'être unis 

Reste que le comble du ridicule demeure quand même le début de match entre les Capitals et les Rangers, mercredi. Alors que Wilson était sagement assis au banc des siens, les trois attaquants des Rangers ont jeté les gants face à leurs adversaires dès que la rondelle est tombée sur la patinoire.  

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Voyez-vous, la mise en scène des dirigeants des Rangers était de nous faire croire que ce groupe était uni et allait se défendre coûte que coûte. Puisque c’était assez flagrant que ce n’était pas le cas lundi soir, on a voulu nous faire croire que les joueurs des Rangers n’allaient pas se faire piler sur les pieds. Faites moi rire.  

Lorsque Wilson a finalement sauté sur la patinoire, Brendan Smith a décidé de faire ce qu’il aurait dû faire lundi, soit jeter les gants.

Savez-vous quelle est l’excuse de Smith de ne pas l’avoir fait lundi? Il a mentionné aux journalistes après le match revanche qu’il n’avait pas à le faire parce qu’il s’attendait à ce que la ligue s’occupe de Wilson en imposant une lourde suspension. C’est noble, mais depuis quand l’un empêche l’autre?  

Je peux tout de suite vous dire que les Rangers vont régler le problème durant la saison morte et vont avoir des joueurs dans leur formation qui pourront jouer un peu plus à la police sur la patinoire. Ce sera aussi une équipe qui aura un style de jeu un peu différent et qui ne s’en laissera plus imposer comme ce fut le cas cette saison.  

En attendant, merci aux Rangers pour le spectacle. Et pour ceux qui aiment encore les bagarres dans la LNH, même si plusieurs commentateurs semblent scandalisés, dites-vous que vous n’êtes pas seuls.  

C’est de loin ce qui est le plus visionné sur les sites internet au Québec, au Canada et aux États-Unis lorsqu’on parle de hockey. Ça rend malade les puristes, mais en bout de ligne, c’est visiblement ce qui intéresse la majorité des amateurs et de loin. Ce n’est pas peu dire.

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