La main-d’œuvre demeure un défi de taille à Québec malgré la pandémie
La pandémie a aggravé la pénurie dans des entreprises


Diane Tremblay
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Les résultats d’une enquête sur les besoins en ressources humaines pour la Capitale-Nationale, menée par la firme Léger, démontrent que l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre demeurent toujours un défi de taille pour les employeurs puisque 80 % d’entre eux prévoient faire des embauches au cours de la prochaine année.
« Nous étions déjà affectés par une pénurie de main-d’œuvre avant la pandémie. On remarque que cette crise, contrairement à ce que certaines personnes avancent, pourrait bien accentuer cette problématique dans certains secteurs », a dit Steeve Lavoie, PDG de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.
« L’arrêt de l’économie a offert l’occasion à plusieurs employés de se réorienter dans des secteurs autres que la restauration, le tourisme et l’hôtellerie, qui pourraient être grandement affectés par cette situation », a-t-il ajouté.
« Il y a des secteurs qui profitent un peu de la crise. Il y a des besoins qui se sont créés. Outre les TI et l’industrie du jeu vidéo, il y a le secteur financier. Les bureaux comptables sont débordés parce que les entreprises ont des besoins dans le domaine administratif », a-t-il donné en guise d’exemple.
Ce sondage a été effectué par la firme Léger du 11 novembre au 1er décembre 2020, auprès de 501 dirigeants ou gestionnaires d’entreprises de plus de cinq employés de la région de la Capitale-Nationale.
Conséquences financières
Bien que la pandémie ait poussé plusieurs entreprises à effectuer un virage numérique plus rapidement que prévu, près du tiers d’entre elles se disent toujours en retard sur leur développement numérique.
L’avènement du télétravail est l’un des facteurs les plus importants de ce changement puisque 68 % considèrent que l’achat de matériel pour le télétravail a été la conséquence financière la plus forte pendant la pandémie.
« Ce que l’on voit, c’est des gens très lucides, dans le contexte, qui savent ce qui les attend. Dans beaucoup de domaines, comme le télétravail, la numérisation et la formation, on a fait un bond de 5 à 10 ans d’avance. Ce n’est plus nouveau, le télétravail. C’est rendu un choix », a poursuivi M. Lavoie.
Cette réorganisation du travail a des impacts ailleurs. Selon le sondage, 21 % des répondants ont dû faire des changements dans leur contrat de location de bureaux, et 18 % soutiennent avoir dû assumer des frais d’annulation de contrat, notamment auprès de divers fournisseurs.