Pourquoi Samuel Montembeault, un gardien, a-t-il choisi «La machine à scorer»?


Jonathan Bernier
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D’aussi loin qu’il se souvienne, Samuel Montembeault a toujours fredonné les chansons de Bob Bissonnette. C’est la raison pour laquelle il allait de soi pour lui de choisir La machine à scorer pour son entrée sur la patinoire lors de la présentation des joueurs, mardi soir.
La machine à scorer pour un gardien? Spécial, non?

«Je sais que c’est un choix bizarre. Surtout que ça fait 22 ans que je n’ai pas marqué de but», a-t-il lancé, dans un éclat de rire, mercredi après-midi.
«Mais, en même temps, au début de la chanson, ça dit: “Le gardien de service arrête la puck, le deuxième goaler ouvre la porte”», a rappelé l’homme masqué du Tricolore en fredonnant l’air de ce grand succès de vestiaire et d’autobus d’équipe de hockey. «Quand on était jeunes, on écoutait tout le temps ça. Je la connais par cœur!»
C’est beau. Pas besoin de continuer. On le croit sur parole. Ce qui n’a pas empêché l’auteur de ces lignes de lui proposer une alternative popularisée par le même chanteur: Chantal Machabée.
«C’est vrai, je n’y ai pas pensé. Ç’aurait été bon!» a-t-il reconnu.
Ça va être magique.
Un début «correct»
«Le gardien de service arrête la puck», c’est pas mal ça que fait Montembeault depuis le début de la campagne. En trois sorties jusqu’ici, il ne s’est incliné qu’à l’ouverture de la saison, à Toronto.
Mais il soutient qu’il n’est pas entièrement satisfait.
«C’est correct, mais je pense que ça pourrait aller un peu mieux. Du côté des statistiques, ce n’est pas top, top, mais on continue à travailler», a déclaré Montembeault.
Considérant qu’il affiche une moyenne de buts alloués de 2,97 et un taux d’efficacité de ,870, on peut le comprendre de souhaiter mieux. À sa défense, toutefois, il faut reconnaître qu’il ne pouvait pas faire grand-chose sur certains des neuf buts qu’il a accordés. Surtout face au Kraken.
«Sur les lancers directs, j’ai fait de bons arrêts, a indiqué le Bécancourois. Il y a peut-être le quatrième but où j’aurais pu gérer la situation de façon différente. J’aurais pu être plus en bloc et garder mes mains plus hautes.»
Entre les visites des Predators, jeudi, des Rangers, samedi, et des Sabres, lundi, il aura assurément l’occasion de travailler ce genre de détail avec Éric Raymond, l’entraîneur des gardiens.
«La bonne nouvelle, c’est qu’on a un bon départ. On est 3-1.»
Bien dit.