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La lutte au Québec a un nouveau monarque : Benjamin Tull

André Beaupré
Photo portrait de Patric Laprade

Patric Laprade

2025-01-31T14:14:40Z

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Parfois, tu peux connaître une ascension rapide et atteindre les sommets de ton domaine rapidement. Et d’autres fois, ça peut prendre un quart de siècle avant que cette consécration arrive. 

C’est le cas du lutteur de l’année au Québec en 2024.

Benjamin Tull a commencé à s’entraîner au siècle dernier. En 1999, il plongeait dans un milieu pour lequel il ne croyait certainement pas être encore impliqué 25 ans plus tard. Puis, après avoir appris sous l’égide de Marc le Grizzly, il a fait ses débuts réguliers à la NCW en 2001. Mais ce n’est qu’en 2015 qu’il est sorti de sa coquille, prenant la décision de quitter la seule promotion à laquelle il avait été fidèle toutes ces années. Et tranquillement, il a commencé à faire sa place parmi l’élite de la lutte au Québec. Le potentiel y était. Il devait simplement le réaliser.

Vingt-cinq ans, trois personnages différents et des cours d’acting plus tard, voilà que Benjamin Tull trône au sommet de la lutte au Québec pour la toute première fois de sa carrière. Comme du bon vin, Tull est meilleur d’année en année et est devenu l’un des principaux visages de la lutte dans la province.

En 2024, il a réussi un exploit exceptionnel, soit celui d’être champion, en même temps de ce qui est considéré comme étant les trois plus importants titres au Québec, soient ceux de la NSPW, de la IWS et de Battlewar. De plus, il a été l’un des plus détestés, l’un des meilleurs au micro, a fait partie d’une des meilleures rivalités de l’année et a pris part à l’un des meilleurs matchs de l’année.

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Alors qu’on célèbre les 20 ans des prix de l’année au Québec, Benjamin Tull a connu une année comme peu ont connu lors des deux dernières décennies. Et il l’a fait 25 ans après voir mis les pieds dans une arène pour la première fois. Comme quoi il n’est jamais trop tard pour devenir monarque.

De nouvelles règles

Ce 20e anniversaire (le tout a débuté avec le premier almanach que j’ai produit en 2005) marque également quelques changements. Les promotions à l’extérieur du Québec, comme celles à Ottawa par exemple, ne seront plus considérées dans les prix de l’année. Également, uniquement ce que les lutteurs et lutteuses auront accompli au Québec est pris en compte et non plus ce qui a été fait en Ontario, aux États-Unis ou ailleurs. Était-ce juste de comparer les succès d’un lutteur aux États-Unis ou en Europe avec ceux connus au Québec? J’ai longtemps cru que c’était le cas. Je n’en suis plus aussi sûr maintenant et c’est pourquoi ces changements ont été appliqués.

Ces prix de l’année sont les plus respectés et les plus crédibles au Québec. Ils existent sous cette forme depuis 2005. Un comité de plus de 10 personnes est formé et choisi chaque année par l’auteur de ces lignes. Ce sont des personnalités liées au monde de la lutte québécoise, soit par leur implication pour une ou plusieurs promotions, soit par le nombre d’organisations et d’événements différents qu’ils voient chaque année. Les rangs sont attribués selon un système de pointage. Uniquement ce qui se déroule sur la scène indépendante au Québec est considéré et non pas ce qui se passe à la WWE, AEW, Impact ou New Japan Pro Wrestling, sauf pour les nouvelles de l’année.

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Je suis fier d’attribuer ces récompenses année après année à des hommes et des femmes pour qui, bien souvent, la seule rétribution est une reconnaissance et souhaite que les prix de l’année dans la lutte québécoise puissent exister encore longtemps. Prendre note que les mentions honorables sont les positions qui suivent la personne gagnante et les trois finalistes dans les différentes catégories.

Prix Yvon-Robert/Top 10 des meilleurs lutteurs indépendants au Québec

1-Benjamin Tull

2-Travis Toxic

3-Marko Estrada

4-Michel Plante

5-Mathieu St-Jacques

6-Karl Jepson

7-Junior Benito

8-Jason Gray

9-Stu Grayson

10-Thomas Dubois

Mentions honorables: Zak Patterson; Matt Falco; Dgenerate; Kevin Blanchard; Matt Angel; Keven Gray; Jeremy Prophet

C’était l’année de Benjamin Tull et ce fut une victoire dominante pour l’athlète de St-Hubert, lui qui a obtenu 15 votes de premières places, soient 13 de plus que son plus proche rival. De son côté, Toxic a été champion de la NSPW à deux reprises, en plus de continuer sa domination dans son style et d’avoir eu deux des 15 meilleurs matchs de l’année. Il s’agit de son plus haut rang en carrière. Marko Estrada se retrouve au troisième rang pour une troisième année consécutive, et ce, malgré une année sans titre en simple, sans match de l’année et sans rivalité marquante. Mais il demeure un lutteur d’exception, il est le visage de la plus grosse promotion de lutte au Québec et c’est ce qui explique son rang.

De son côté, Michel Plante se classe dans le top 10 pour une première fois. En plus de s’établir comme le lutteur le plus populaire des dernières années, il a remporté le tout premier titre des Foufounes Électriques à Battlewar, a été champion de la FCL, en plus d’avoir un combat avec le roi des indies, Matt Cardona. Que ce soit en Mathieu ou en Mononc, St-Jacques est une valeur sûre au Québec, comme en fait foi sa 15e année consécutive dans le top 10 des meilleurs lutteurs, un record absolu. (NDLR : Une erreur s’était glissée l’an dernier.) Sa rivalité avec Fred la Merveille a fait énormément jaser. Karl Jepson connaît une belle ascension depuis quelques années et son talent est enfin reconnu avec cette 6e position. Entre autres choses, il a été champion mondial de la IWS, remportant le titre dans un excellent match face à Benjamin Tull.

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Après avoir terminé au pied du top 10 l’an dernier, Junior Benito fait son entrée dans l’élite de la lutte québécoise. Entre Battlewar, IWS et Mystery Wrestling, le lutteur d’Ottawa a suffisamment travaillé au Québec pour être éligible et c’est tant mieux. Son talent est indéniable. Un autre nouveau venu pointe au 8e rang en Jason Gray. Le lutteur de deuxième génération (son père est Grant Gray, qui a aussi lutté sous le nom de Danny Dallas) a eu sa meilleure année en carrière, affrontant son frère ou luttant en équipe avec lui un peu partout. Cette rivalité avec Keven, ses titres à la NWC et Promotions J/R lui, en plus de sa régularité à Battlewar lui ont permis de se faire découvrir par plusieurs. L’an dernier, il aurait certes remporté le prix du lutteur le plus sous-estimé. Je ne crois pas que c’est la dernière fois qu’on va le voir dans le top 10.

Fermant la marche, deux vétérans du circuit, Stu Grayson et Thomas Dubois. Le premier a été champion à Mystery Wrestling en plus de lutter à la NSPW et à MEW, alors que le second a reconquis le titre de Battlewar, dans une excellente rivalité avec Tull. Parmi les mentions honorables, mentionnons Zak Patterson, qui a terminé à seulement un point du 10e rang, Keven Gray, qui a atteint des sommets personnels avec sa 17e place, ainsi que la 13e position de Dgenerate, qui connaît une renaissance ces deux dernières années.

Gagnants antérieurs :

2000 Chakal; 2001 Franky the Mobster; 2002 Keven Martel; 2003 Excess 69; 2004 Kevin Steen; 2005 Kevin Steen; 2006 Kevin Steen; 2007 El Generico; 2008 Kevin Steen; 2009 El Generico; 2010 El Generico; 2011 El Generico; 2012 Kevin Steen; 2013 Kevin Steen; 2014 Kevin Steen; 2015 Mike Bailey; 2016 Mike Bailey; 2017 Mike Bailey; 2018 PCO; 2019 PCO; 2020 Mike Bailey; 2021 Mike Bailey; 2022 Mike Bailey; 2023 Mike Bailey

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Top 10 des meilleures lutteuses indépendantes au Québec

1-Kristara

2-Kacey Diamond

3-Loue O’Farrell

4-Azaelle

5-Katrina Creed

6-Vanessa Kraven

7-Dreya Mitchell

8-Dani Leo

9-Vlada

10-Mary Lee Rose

Mentions honorables: Sally; Jessika Black; Leah Sparks; Melanie Havok

L’an dernier, j’écrivais que « contrairement aux années passées, il y avait une belle profondeur au sein de la division féminine et avec la quantité de jeunes prospects qui vont très bien, l’avenir y semble rose pour la première fois depuis longtemps. » Je ne pouvais mieux dire si bien que j’ai décidé de ramener un top 10 des meilleures lutteuses au Québec pour la première fois depuis 2013. D’ailleurs, Vanessa Kraven et Mary Lee Rose sont les seules à faire partie du top 10 de 2013 et du top 10 de cette année.

L’année 2024 aura été celle de Kristara. Elle a obtenu un impressionnant total de 20 votes de premières places, s’établissant de plus en plus comme la prochaine personne provenant du Québec ayant des chances d’être signée par une grosse compagnie. Kristara a remporté le Standing 30, le titre Junior Heavyweight de la NSPW, le titre féminin de la IWS en finale d’un spectacle face à Masha Slamovich et la cerise sur le sundae, le titre mondial de la IWS, devenant ainsi la première femme à le remporter.

Toutefois, on ne peut pas parler de Kristara sans parler de Kacey Diamond et Loue O’Farrell. Les trois se sont poussées vers le haut cette année. Les matchs et rivalités entre Kristara et Kacey, de même que ceux entre Kristara et Loue, ont permis à ces trois lutteuses de terminer l’année au sommet de la lutte féminine. Si à mi-chemin en 2024, je croyais que Kacey Diamond allait remporter la catégorie, forte de son titre à la AWE, à la GPW et par la qualité de ses matchs et la force de son charisme, je ne pouvais deviner la fin d’année qu’allait avoir Kristara. Ses accolades énumérées plus haut sont toutes survenues entre les mois d’octobre et décembre. Un trimestre comme j’en ai rarement vu, hommes et femmes confondus.

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Kacey Diamond a aussi été la leader du clan des Wicked Ones à Femmes Fatales, en plus de lutter un peu partout en province. De son côté, même si elle a perdu le titre Junior Heavyweight, Loue O’Farrell a démontré qu’elle pouvait être solide en heel et au micro. Elle est le visage féminin de la NSPW et est aussi devenue l’un des visages de Sans Restriction Chrono avec Zak Patterson. Ce recul de deux positions face à l’an dernier n’est aucunement un désaveu, mais plutôt démontre à quel point la division féminine a été dominante cette année au Québec.

Autant le top 3 était clair dans la tête du comité, autant l’était la quatrième position. Azaelle est devenue championne Femmes Fatales en défaisant Nicole Matthews et est redevenue championne FCL. Elle a connu sa meilleure année dans l’arène et de loin. C’est un retour dans le top 4 pour celle qui, au travers de certaines blessures, avait été classée 6e en 2022 et 10e en 2023.

Katrina Creed a beaucoup voyagé en 2024, ce qui n’influence plus son rang dans cette catégorie, mais au Québec, elle a tout de même été championne féminine de la IWS, en plus de lutter pour Femmes Fatales, Mystery Wrestling et la WWS. Même chose pour Vanessa Kraven, qui a pour sa part été championne féminine à la MEW. Au 7e et 9e rang se trouvent deux recrues en Dreya Mitchell et Vlada. Les deux ont marqué la scène féminine chacune à leur façon. Mitchell a fait parler d’elle pour son charisme, ses matchs et son potentiel alors que Vlada est peut-être le personnage le plus fort et le plus magnétisant de la division féminine. Elle est pour moi, une des, sinon la meilleure actrice du groupe. Les deux ont aussi remporté des titres féminins, respectivement à la ALC et à la FCL.

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Entre les deux se trouve la lutteuse qui s’est le plus améliorée en 2024, Dani Leo. Elle n’a peut-être pas remporté de titres, mais elle s’est démarquée au micro et sa lutte est vraiment passée à un autre niveau. On n’a pas fini d’en entendre parler. Et avec sa 10e position, Mary Lee Rose réussit à se classer dans le top 10 des meilleures lutteuses pour la 8e année consécutive, la seule avec une telle séquence active. Bien qu’il faille demeurer en santé, cela démontre aussi une constance dans ses performances.

C’est d’ailleurs la première fois en plus de 20 ans que LuFisto ne se classe pas parmi les 10 meilleures, elle qui n’a pas été épargnée par des ennuis de santé en 2024, la limitant à seulement deux matchs au Québec et huit au total dans l’année. Elle en a tout de même profité pour démarrer une promotion de lutte féminine, la Women Wrestling Syndicate (WWS).

Gagnantes antérieures:

2002 Precious Lucy; 2003 LuFisto; 2004 LuFisto; 2005 LuFisto; 2006 LuFisto; 2007 Stéfany Sinclair; 2008 LuFisto; 2009 LuFisto; 2010 LuFisto; 2011 LuFisto; 2012 LuFisto; 2013 LuFisto; 2014 LuFisto; 2015 LuFisto; 2016 Vanessa Kraven; 2017 Vanessa Kraven; 2018 Vanessa Kraven; 2019 LuFisto; 2020 LuFisto; 2021 LuFisto; 2022 LuFisto; 2023 Loue O’Farrell

Prix Maurice et Paul-Vachon (équipe de l’année)

Wonderboys (Dylan Donovan & Yann Pike)

1er finaliste: Les Enfants de Chœur (Judas & Seth Cassidy)

2e finaliste: Fresh Air (Junior Benito & Macrae Martin)

3e finaliste: TDT (Mathieu St-Jacques & Thomas Dubois)

Mentions honorables: Black Québécois (Jeremy Prophet & Karl Jepson & Brad Alekxis); South Shore Wrecking Crew (Giovanni & Jack Saunders & Tom Leblond); L'Union (Matt Falco & Stephen Sullivan); Les frères Gray (Jason & Keven); Les Invincibles (Franky the Mobster & Marko Estrada); M.A.D. (Mary Lee Rose & Angie Skye)

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Pour une deuxième année consécutive, les Wonderboys décrochent le prix d’équipe de l’année. Dans une course très serrée, ils ont devancé les Enfants de Chœur, que plusieurs voyaient remporter cette catégorie.

Les Wonderboys ont été champions presque toute l’année à Battlewar, perdant les titres au mois de décembre, en plus d’être réguliers à la NSPW. Excitante à voir à l’œuvre, l’équipe peut compter sur un des meilleurs lutteurs de haute voltige de la province en Dylan Donovan. La chimie entre Donovan et son partenaire Yann Pike est impressionnante.

Bien que les frères Judas et Seth Cassidy aient remporté des titres dans trois compagnies différentes, je pense qu’il faut creuser un peu plus loin afin de bien comprendre leur classement. Ils ont été champions par équipe de la NCW à deux reprises et bien qu’ils aient défendu les titres régulièrement, n’ont peut-être pas affronté l’élite des équipes lors de ces combats de championnats. Leur règne à la AWE est arrivé en fin d’année, alors qu’ils ont été champions de la IWS l’année où la promotion a peut-être eu le moins d’impact sur la scène québécoise. En ce sens, le règne des Wonderboys à Battlewar a été plus solide. Cette deuxième place n’enlève en rien à l’année qu’ils ont connu. Ils sont passés de la 5e position en 2022 et de la 4e place en 2023 à une 2e place dans une course, je le rappelle, très serrée avec les gagnants.

Plus loin derrière, on retrouve Fresh Air, qui ont été champions de la IWS et qui ont lutté un peu partout au Québec. Il s’agit d’un premier top 4 pour eux. Et en quatrième position se trouve TDT, un choix qui en fera certainement sourciller plusieurs, alors qu’en équipe, Thomas Dubois et Mathieu St-Jacques n’ont pas connu une année exceptionnelle comme dans le passé. Toutefois, l’équipe est toujours aussi populaire et ça a dû peser dans la balance. C’est tout de même la première fois depuis 2010 que l’équipe ne se retrouve pas au premier ou au deuxième rang de la catégorie.

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Gagnants antérieurs :

2000 Deadly Venum; 2001 Hardcore Ninjaz; 2002 Hi-5; 2003 SLI; 2004 Twin Terrors; 2005 2.0; 2006 Adrenaline Rush; 2007 Kevin Steen et El Generico; 2008 Kevin Steen et El Generico; 2009 Kevin Steen et El Generico; 2010 Super Smash Bros.; 2011 Super Smash Bros.; 2012 Super Smash Bros.; 2013 TDT; 2014 TDT; 2015 TDT; 2016 TDT; 2017 TDT; 2018 TDT; 2019 TDT; 2020 TDT; 2021 TDT; 2022 TDT; 2023 Wonderboys

Combat de l’année

Jason Gray c. Keven Gray, 21/12, NWC

1er finaliste: Thomas Dubois c. Benjamin Tull, 28/7, Battlewar

2e finaliste: Travis Toxic c. Laredo Kid, 20/9, Sans Restriction Chrono

3e finaliste: Travis Toxic c. Kevin Blanchard, 20/1, NSPW

Mentions honorables: Kacey Diamond c. Loue O'Farrell, 14/9, Femmes Fatales; Kacey Diamond c. Kristara, 27/4; Femmes Fatales; London Lightning c. Cecil Nyx, 17/3, Mystery Wrestling; Matt Cardona c. Michel Plante, 20/9, Sans Restriction Chrono; Mike Bailey c. Matt Angel c. James Stone c. Ben Ortmanns, 2/3, IWS; Matt Angel c. Trevor Lee, 7/12, NSPW

Tout au long de l’année, je n’avais pas l’impression qu’on avait eu un vrai match de l’année au Québec. J’en parlais avec d’autres et ils avaient tous la même impression. De bons matchs, oui. D’excellents matchs même. Mais il leur manquait tous un petit quelque chose. Il manquait un Bailey-Angel par exemple. Et ça a paru. Pas moins de 29 matchs ont reçu des votes. Et bien il aura fallu attendre l’avant-dernier week-end de l’année avant de trouver ce fameux match.

Jason Gray et Keven Gray se sont affrontés dans un « Death match » à quatre jours de Noël. Les stipulations? Aucune règle, tout est permis. Par contre, le gagnant devient champion de la NWC et le perdant doit quitter la promotion. La meilleure façon de mettre un terme à cette rivalité. Jason était de retour en guerrier afin d’affronter son populaire frère. Puis, après des chaises, des agrafeuses, une chaîne, des poignées de brochettes, une table, du barbelé, des punaises, des interventions, des chants de la foule et plus de 30 minutes, Keven a battu Jason. Un classique!

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Après le match, Keven a pris le temps de remercier son frère aîné de lui avoir permis de se surpasser de devenir le lutteur qu’il est devenu. C’est Jason qui a mis la ceinture autour de la taille de Keven. Un moment parfait. Et 21 jours plus tard, Jason Gray attaquait le champion de la NSPW en finale du premier spectacle de l’année à Québec.

S’il s’agit d’un premier match de l’année pour la NWC dans l’histoire des prix, il s’agit aussi d’un premier match dans les finalistes pour Kevin Raphaël et son Sans Restriction Chrono. Laredo Kid contre Travis Toxic est peut-être le match qu’on avait entendu le plus parler avant celui des frères Gray. SRC a aussi placé un autre match parmi les 10 premiers, preuve de l’impact que la promotion a eu en seulement deux spectacles. Toxic a connu une bonne année comme en font foi ce match et celui contre Kevin Blanchard à la NSPW, lorsqu’il est devenu champion de la promotion. Enfin, de bonnes rivalités donnent souvent de bons matchs et c’est ce qu’on a en deuxième position avec Benjamin Tull et Thomas Dubois à Battlewar, un autre classique sur lequel on ne peut pas se tromper.

Au niveau des mentions honorables, notons la présence de deux matchs féminins en position cinq et six, soient Kacey Diamond contre Loue O’Farrell et Kacey Diamond contre Kristara, tous deux à Femmes Fatales. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situations, le vote a été divisé entre les deux matchs de Diamond dans la même promotion.

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Gagnants antérieurs:

2001 Hardcore Ninjaz c. PCP Manny et Green Phantom (IWS); 2002 Mathy 69 c. Keven Martel (ICW); 2003 PCO c. El Generico c. Kevin Steen (IWS); 2004 Kevin Steen c. Christopher Daniels (EWR); 2005 Kevin Steen c. Damian (IWS); 2006 Kevin Steen c. Viking (IWS); 2007 Kevin Steen c. Jay Briscoe (IWS); 2008 LuFisto c. Awesome Kong (ALF); 2009 LuFisto c. Cheerleader Melissa (FF); 2010 Kevin Steen c. Mathieu St-Jacques (NSPW); 2011 Kevin Steen c. Paul London (NSPW); 2012 El Generico c. Stupefied (NSPW); 2013 TDT c. Young Bucks (NSPW); 214 Young Bucks et Buxx Belmar c. Mike Bailey et Super Smash Bros. (C*4); 2015 Travis Toxic c. Matt Angel (NSPW); 2016 Matt Angel c. Cedric Alexander (NSPW); 2017 Marko Estrada c. Pete Dunne (NSPW); 2018 Matt Angel c. Pete Dunne (IWS); 2019 Matt Angel c. Mike Bailey (Total Crap); 2020 Matt Angel c. Mike Bailey (IWS); 2021 Matt Angel c. Mike Bailey (IWS); 2022 Marko Estrada c. Matt Angel c. Matt Falco c. Kevin Blanchard (IWS); 2023 Loue O’Farrell c. Zak Patterson (NSPW)

Rivalité de l’année

Jason Gray c. Keven Gray

1er finaliste: Mononc St-Jacques c. Fred la Merveille

2e finaliste: Kristara c. Kacey Diamond

3e finaliste: Kristara c. Loue O’Farrell

Mentions honorables: Thomas Dubois c. Benjamin Tull; Cecil Nyx c. London Lightning; Travis Toxic c. Benjamin Tull c. Pee Wee; Zak Patterson c. Kevin Raphael; IWS c. GCW; Dgenerate c. Mike Marston

Une rivalité entre deux frères est souvent payante à la lutte. On n’a qu’à penser à Bret contre Owen Hart, Cody contre Dustin Rhodes ou localement, Ludger contre Serge Proulx. Pour la première fois de l’histoire des prix, ce sont deux frères qui remportent cette catégorie et sans aucune surprise, ce sont les frères Gray.

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Bien que la rivalité ait surtout eu lieu à la NWC, Jason et Keven ont aussi été aux antipodes à Battlewar, à la BCW et aux Gars du podcast. Et le plus incroyable, c’est que ce n’était pas nécessairement la même histoire qui était racontée. Oui, à la base ce sont deux frères qui s’affrontent et c’est ce qui génère le plus d’intérêt, mais par exemple, dans certaines promotions, l’un était heel et dans une autre, il était babyface. Les contextes étaient aussi différents. J’ai répertorié 17 combats où les deux luttaient un contre l’autre d’une manière ou d’une autre, que ce soit pour le titre de la NWC ou les titres par équipe de cette même organisation. La rivalité, qui était sur toutes les lèvres en 2024, a aussi impliqué l’épouse dans la vraie vie de Jason, donc la belle-sœur de Keven, Mélanie. Une vraie histoire de famille comme on les aime!

Les excellents scénarios de Battlewar ont permis à la promotion d’avoir un rôle à jouer dans les trois premières rivalités de l’année et dans quatre des cinq meilleures. Toutefois, celle qui leur appartient à 100% est Mononc St-Jacques et Fred la Merveille. Si ce dernier se demandait s’il pouvait encore contribuer à la scène locale, il a eu sa réponse. La chimie entre les deux était spéciale.

À l’instar des Gray, Kristara et Kacey Diamond se sont affrontées un peu partout, dans des promotions telles que Battlewar, Femmes Fatales et TUW. Cette rivalité a longtemps été vue comme la meilleure de l’année au Québec. Au final, elle termine au troisième rang. Et ce ne fut pas l’année de Kristara pour rien, alors que sa rivalité avec Loue O’Farrell à la NSPW complète le top 4.

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Gagnants antérieurs :

2004 Kevin Seen c. El Generico; 2005 Kevin Steen c. Damian; 2006 Viking c. Exess; 2007 Exess c. Stéfany Sinclair; 2008 Beef Wellington c. PCP Manny; 2009 Samson c. Don Paysan; 2010 Kevin Steen c. El Generico; 2011 LuFisto c. Kalamity; 2012 LuFisto c. Mercedes Martinez; 2013 Dru Onyx c. Pat Guénette; 2014 Torture Chamber c. NCW; 2015 Salvation c. IWS; 2016 Montréal c. Québec; 2017 Montréal Elite c. NSPW; 2018 Mathieu St-Jacques c. Benjamin Tull; 2019 Matt Angel c. PCP Manny; 2020 aucun; 2021 aucun; 2022 Thomas Dubois c. Twiggy; 2023 Loue O’Farrell c. Zak Patterson

Prix Johnny-Rougeau (plus populaire)

Michel Plante

1er finaliste: Kristara

2e finaliste: Marko Estrada

3e finaliste: Travis Toxic

Mentions honorables: Junior Benito; Franky the Mobster, TDT; Keven Gray; Azaelle

On retrouve un peu de stabilité dans cette catégorie pour la première fois en cinq ans alors que Michel Plante remporte la palme pour la deuxième fois consécutive, devenant seulement le troisième à réaliser l’exploit après Franky the Mobster et TDT, qu’on retrouve d’ailleurs dans les mentions honorables.

Que ce soit à la NSPW, à la FCL, à Battlewar, à Sans Restriction Chrono ou à la AWE, il peut toujours compter sur la Michel Nation. Ce qui est troublant, c’est qu’il semble devenir de plus en plus populaire avec les années, tout ça, sans avoir remporté le titre principal de la majorité des promotions pour lesquelles il travaille. Je n’ose imaginer la réaction des fans la journée qu’il va remporter le titre de la NSPW ou celui de Battlewar.

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Si Marko Estrada et Travis Toxic sont des habitués de cette catégorie, il s’agit d’une première fois dans le top 4 pour Kristara. Rivalisé avec deux excellentes heels comme Kacey Diamond et Loue O’Farrell aide et comme je l’ai mentionné plus haut, fait partie de ce que ces trois lutteuses ont fait pour se pousser vers les sommets de la lutte québécoise en 2024.

Gagnants antérieurs :

2002 Mathy 69; 2003 El Generico; 2004 El Generico; 2005 Damian; 2006 Viking; 2007 Franky the Mobster; 2008 El Generico; 2009 Franky the Mobster; 2010 El Generico; 2011 Franky the Mobster; 2012 Franky the Mobster; 2013 Franky the Mobster; 2014 Franky the Mobster; 2015 Franky the Mobster; 2016 TDT; 2017 Matt Angel; 2018 TDT; 2019 TDT; 2020 aucun; 2021 aucun; 2022 Marko Estrada; 2023 Michel Plante

Prix Killer-Kowalski (plus détesté)

Twiggy

1er finaliste: Benjamin Tull

2e finaliste: Mononc St-Jacques

3e finaliste: Zak Patterson

Mentions honorables: Kacey Diamond; Claude Maloon; Loue O’Farrell

Pour une troisième année consécutive, Twiggy remporte la palme du plus détesté, ce qui constitue un record dans l’histoire des prix. Il est l’une des principales raisons pourquoi Battlewar a connu une aussi bonne année. Que ce soit dans le coin de Zak Patterson, celui de Thomas Dubois ou carrément dans l’arène comme lutteur, Twiggy ne peut rien faire sans se faire huer. Il doit être vu comme l’un des meilleurs heels de sa génération. Aucune surprise pour le reste du classement, alors qu’il s’agit du même top 6 que l’an dernier, mais dans des positions différentes. Pour Twiggy, Tull, St-Jacques, Patterson et Maloon, c’est un troisième top 6 consécutif.

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Gagnants antérieurs :

2002 Serge Proulx; 2003 SLI; 2004 Franky the Mobster; 2005 Kevin Steen; 2006 PCP Manny; 2007 PCP Manny; 2008 Samson; 2009 Samson; 2010 Dru Onyx; 2011 Mathieu St-Jacques; 2012 TDT; 2013 Dru Onyx; 2014 Dru Onyx; 2015 Marko Estrada; 2016 Big Magic; 2017 Big Magic; 2018 Benjamin Tull; 2019 Benjamin Tull; 2020 aucun; 2021 aucun; 2022 Twiggy; 2023 Twiggy

Recrue de l’année

Dreya Mitchell

1er finaliste: Tyler Nox

2e finaliste: Hayden Bright

3e finaliste: Vlada

Mentions honorables: Leah Sparks; Dante Dubois; Benny P; Alex Sauvageau; Heavy Rox

Le nom de Dreya Mitchell a été sur toutes les lèvres en 2024. Celle a été entraînée au Torture Chamber pendant 18 mois avant de s’en aller du côté du IWS Dojo en août dernier a fait énormément parler d’elle. Il est d’ailleurs rare qu’une recrue fasse parler autant d’elle et il va sans dire, le potentiel de Dreya est immense. Dotée d’un bon physique, d’une forte présence et d’un excellent charisme, elle a rapidement été utilisée par plusieurs promotions, se frayant même un chemin dans le top 10 des meilleures lutteuses.

Cela dit, on a eu droit à une course serrée entre elle et une autre recrue qui a fait jaser en 2024, Tyler Nox. Un autre produit du Torture Chamber de Dru Onyx, où il est demeuré un peu moins d’un an avant de faire le saut au IWS Dojo, il a lui aussi été utilisé par plusieurs promotions dans la dernière année, dont Battlewar et la IWS. Mitchell et Nox ont aussi abondamment lutté en 2024, alors qu’ils ont participé à 62 et 89 matchs respectivement. Une recrue doit lutter le plus possible afin de s’améliorer et ces deux-là l’ont rapidement compris.

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En troisième et quatrième position, on retrouve deux produits de Québec et de l’école de lutte de la NSPW, Hayden Bright et Vlada. Les deux ont d’ailleurs une autre particularité, celle d’avoir été parmi les mentions honorables de cette catégorie l’an dernier. Le premier, lutteur de deuxième génération (son père est Crazy Crusher) s’est fait remarquer à la NSPW pour ses qualités de lutteur de haute voltige. De son côté, Vlada a été une lutteuse à découvrir toute l’année. Elle a aussi fait partie du top 10 des meilleures lutteuses. Il est à noter que plusieurs entraîneurs passent par l’école de lutte de NSPW, dont Steve Boutet, Mathieu St-Jacques et Keven Martel.

(Afin d’être en nomination, il faut qu’une personne ait commencé à lutter régulièrement pour une promotion périodique au Québec (autre que Gen NXT, IWS Dojo et Torture Chamber) en 2023 ou 2024 et qu’elle n’ait pas remporté le prix en 2023 ou terminé parmi les trois finalistes. Gen NXT, IWS Dojo et Torture Chamber ne comptent pas puisque ce sont des spectacles-écoles, visant le développement des élèves.)

Gagnants antérieurs :

2000 Farmer Joe; 2001 Steve Royds; 2002 Ice; 2003 Don Paysan; 2004 Alex Price; 2005 Velvet Jones; 2006 Justin White; 2007 Antonio Corsi; 2008 Masked Soviet; 2009 Leon Saver; 2010 Thomas Dubois; 2011 Mike Gibson; 2012 Dézirée; 2013 Eddy ErDogan; 2014 Justin Turnbull; 2015 Dom Boulanger; 2016 Frank Milano; 2017 Dylan Donovan; 2018 Kevin Béru; 2019 Tyler Turris; 2020 aucun; 2021 Zak Patterson; 2022 Yayne Harrison; 2023 Shawn Martel

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Personnalité de l’année

Twiggy

1er finaliste: Kevin Raphaël

2e finaliste: Claude Maloon

3e finaliste: Adam Belanger

Mentions honorables: Audrey Moreau; Evil Uno; Mike Paterson; JF Kelly; Handsome JF; Shane Pinto

Pour ceux et celles qui sont encore confus, c’est une catégorie pêle-mêle qui combine toutes les personnes qui font partie du spectacle, mais qui ne luttent pas. On parle donc des gérants, arbitres, annonceur, intervieweur, commentateur et commissaire. Toutefois, historiquement, ce sont les gérants qui dominent la liste des gagnants et ce fut encore une fois le cas cette année. Pour la toute première fois de sa carrière, Twiggy remporte le prix de la personnalité de l’année pour son rôle d’avocat de Zak Patterson et de Thomas Dubois. La qualité première d’un gérant est de combler les lacunes de ses protégés et de les élever à un autre niveau et c’est exactement ce que fait Twiggy à Battlewar.

Ce fut une course serrée entre Twiggy et Kevin Raphaël. En plus d’être commentateur à TVA Sports, KR s’est aussi donné un rôle d’autorité dans sa propre promotion, ajoutant à son curriculum vitae. Le gagnant des deux dernières années, Claude Maloon, a terminé au troisième rang, alors qu’il n’a pas semblé avoir le même impact en 2024, surtout à la NSPW. Le toujours excellent Adam Belanger, qui fait les commentaires pour plusieurs promotions, termine lui aussi deux rangs plus bas que l’an dernier, peut-être dû au fait qu’on ne comptabilise plus la région d’Ottawa. À noter, la présence de deux nouvelles personnes au pied du top 4, soit Audrey Moreau, qui agit comme intervieweuse à la NSPW et à Femmes Fatales, ainsi qu’Evil Uno, commentateur à Mystery Wrestling.

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Gagnants antérieurs :

2000 Candyman; 2001 Mr. Internet; 2002 Prof. Adib-Mansour; 2003 Prof. Adib-Mansour; 2004 Joey Soprano; 2005 Joey Soprano; 2006 Joey Soprano, 2007 Joey Soprano; 2008 Mr. Tolo; 2009 Richter Oz McGoth; 2010 JF Kelly; 2011 JF Kelly; 2012 JF Kelly; 2013 JF Kelly; 2014 Joey Soprano; 2015 JF Kelly; 2016 Buxx Belmar; 2017 Big Magic Security; 2018 JF Kelly; 2019 D. Destro; 2020 Pat Laprade; 2021 Pat Laprade; 2022 Claude Maloon; 2023 Claude Maloon;

Invité de l’année

Matt Cardona

1er finaliste: Mustafa Ali

2e finaliste: KENTA

3e finaliste: Shelton Benjamin

Mentions honorables: Donovan Dijak; Masha Slamovich; Jordynne Grace; Aigle Blanc; Laredo Kid

Aucun invité n’a fait parler de lui plus que Matt Cardona en 2024. Le roi des indies a permis à Sans Restriction Chrono 2 d’être choisi parmi les meilleurs spectacles de l’année et c’est exactement ce que cette catégorie doit récompenser : un lutteur d’ailleurs qui a eu un impact sur la scène locale. De plus, son combat avec Michel Plante a été l’un des meilleurs de l’année. Sans Restriction Chrono, en seulement deux spectacles, s’est d’ailleurs démarqué à ce niveau, alors que quatre de ses invités ont été votés parmi les neuf premiers.

Mustafa Ali était en pleine tournée du circuit indépendant quand il s’est arrêté à la NSPW en janvier 2024 et sa présence avait fait les manchettes. Le choix de KENTA est un peu plus difficile à comprendre étant donné qu’il a été annoncé à une journée ou deux d’avis du plus gros spectacle de l’année, venant remplacer Matt Riddle. C’est peut-être aussi la raison derrière sa nomination. De son côté, l’actuel champion par équipe d’AEW, Shelton Benjamin, a travaillé pour deux promotions, la NSPW et la JCW. Je dois avouer être surpris de ne pas voir Masha Slamovich dans le top 4, alors que selon moi, son impact a été majeur, devenant championne féminine de la IWS et perdant le titre en finale contre Kristara au MTelus.

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Gagnants antérieurs :

2005 AJ Styles; 2006 Sabu; 2007 Team 3-D; 2008 Awesome Kong; 2009 Kevin Nash; 2010 Tommy Dreamer; 2011 Paul London; 2012 Billy Gunn et X-Pac; 2013 Young Bucks; 2014 Tommy Dreamer; 2015 Johnny Gargano; 2016; Rey Mysterio; 2017 Pete Dunne; 2018 Pete Dunne; 2019 Cody Rhodes; 2020 Priscilla Kelly; 2021 Daniel Garcia; 2022 Minoru Suzuki; 2023 KENTA

Promotion de l’année

NSPW

1er finaliste: Battlewar

2e finaliste: Mystery Wrestling

3e finaliste: AWE

Mentions honorables: IWS; TUW; FCL; NCW; MEW

Pour la 14e année consécutive, la NSPW a été choisie promotion de l’année au Québec. Rien de surprenant quand on pense qu’elle a produit 65 spectacles, en plus d’attirer une moyenne de 624 spectateurs à ses spectacles à Québec. Si on ajoute qu’on a présenté un événement au Pavillon Guy-Lafleur, au Stade Canac, au Musée de la civilisation et plusieurs au Diamant, il est difficile de faire mieux à ce niveau. La promotion a produit le spectacle de l’année, en plus d’avoir une qualité supérieure de lutteurs et lutteuses et des scénarios qui permettent aux amateurs d’en redemander. Il y a très peu de failles dans cette organisation.

Cela dit, Battlewar a donné une bonne bataille à la NSPW cette année. De loin la meilleure année de la promotion, elle a battu des records d’assistance à chacun de ses événements entre octobre et décembre. Une autre promotion pour laquelle les scénarios font partie des forces, la qualité des événements ne déçoit jamais. Si on enlève l’année 2021, pour laquelle Battlewar n’a produit qu’un seul spectacle, la promotion qui se produit aux Foufounes Électriques une fois par mois les dimanches termine dans le top 4 depuis plus de 10 ans maintenant.

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Le départ de C*4 de cette catégorie allait permettre à de nouvelles promotions d’être mises en valeur. C’est ce qui s’est passé aux positions trois et quatre et c’est Mystery Wrestling et la AWE qui en ont profité. Produisant ses spectacles à Gatineau, Mystery Wrestling a un concept unique qui plaît énormément aux amateurs, soit celui d’annoncer qu’une ou deux personnes, aucun combat, laissant la foule découvrir au fur et à mesure le déroulement de la soirée. Les amateurs en ont pour leur argent avec de tr;es bons combats et de très surprenants invités, créant des réactions naturelles et sincères. La AWE a elle aussi produit un bon nombre de spectacles en 2024 avec 43. Menée par son titre principal, la promotion a vu Kacey Diamond et Dgenerate être leurs leaders. On a aussi produit un événement au centre Georges-Vézina qui a été parmi les meilleurs de l’année au Québec. Il s’agit d’une première incursion dans le top 4 pour les deux promotions.

Toutefois, on ne peut parler des promotions de l’année sans mentionner l’éléphant dans la pièce, la IWS. Pour la première fois depuis très longtemps, la IWS ne s’est pas classée dans le top 4. Et il y a des raisons qui expliquent le tout, entre autres une nouvelle philosophie débutée l’an dernier et pour laquelle on préfère donner plus de places à des élèves et jeunes lutteurs qu’à des lutteurs faisant partie de l’élite. Il y a également le nombre de spectacles qui a diminué, alors que la promotion n’en a fait que six, comparativement à sept en 2023.

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Oui, ces événements ont été présentés dans des salles telles que le Studio TD, l’Olympia et le MTelus. Oui, les spectacles sont diffusés sur Triller.TV. Oui, la promotion a couronné Kristara. Et oui, la IWS est la seule au Québec capable de produire un spectacle avec la GCW. Mais ce ne fut pas suffisant pour combler la qualité de l’alignement et plusieurs questionnements au niveau des scénarios. La IWS a perdu des plumes cette année et le constat est venu de la majorité des membres du comité, alors que la promotion a principalement reçu des votes de cinquième place et aucun vote de première place. Et il s’agit en plus d’une cinquième place l’année où C*4 n’est plus dans la catégorie. Pour employer une expression de hockey, la IWS est en reconstruction et tout comme une équipe de hockey, tu ne peux pas être en reconstruction et remporter la coupe Stanley. Notons en terminant la présence de la TUW au sixième rang, elle qui a, entre autres, fait beaucoup parler d’elle pour la qualité de ses vidéos.

Gagnants antérieurs :

2001 ICW; 2002 IWS; 2003 IWS; 2004 CWA; 2005 EWR; 2006 IWS; 2007 IWS; 2008 IWS; 2009 NCW; 2010 NCW; 2011 NSPW; 2012 NSPW; 2013 NSPW; 2014 NSPW; 2015 NSPW; 2016 NSPW; 2017 NSPW; 2018 NSPW; 2019 NSPW; 2020 NSPW; 2021 NSPW & IWS; 2022 NSPW; 2023 NSPW

Prix Édouard-Carpentier (meilleur lutteur de haute voltige)

Travis Toxic

1er finaliste: Junior Benito

2e finaliste: Dylan Donovan

3e finaliste: Stu Grayson

Mentions honorables: Matt Angel; Mitch Thompson; Keven Gray; Kevin Blanchard

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Il n’y a pas eu de votes unanimes cette année, mais Travis Toxic est un de ceux qui a terminé avec l’une des plus fortes supériorités, recevant 23 votes de première place. C’est sa catégorie et je pense que ce deuxième triomphe en autant d’années ne sera pas son dernier. On vient d’entrer dans l’ère de Travis Toxic! Si Junior Benito et Stu Grayson ont déjà fait partie des finalistes dans cette catégorie, il s’agit d’une première pour Dylan Donovan. Le tout n’est pas étranger aux succès qu’il a eus en simple en 2024, dont le championnat de la FCL.

Gagnants antérieurs :

2011 El Generico; 2012 El Generico; 2013 Surfer Mitch; 2014 Mike Bailey; 2015 Mike Bailey; 2016 Matt Angel; 2017 Matt Angel; 2018 Mike Bailey; 2019 Matt Angel; 2020 aucun; 2021 aucun; 2022 Mike Bailey; 2023 Travis Toxic

Prix Eddy-Creatchman (meilleur au micro)

Twiggy

1er finaliste: Dani Leo

2e finaliste: Benjamin Tull

3e finaliste: Brad Alekxis

Mentions honorables: Kacey Diamond; Claude Maloon; Franky the Mobster; Michel Plante

Ce prix complète un trio d’honneurs pour Twiggy. Il devient par le fait même la première personne à remporter le prix de la personnalité de l’année, le prix du plus détesté et le prix du meilleur au micro, trois catégories qui se complètent bien quand on y pense. Les promos de Twiggy permettent de mettre de la chaleur sur ses poulains, de faire avancer une histoire ou tout simplement de faire réagir la foule. Elles sont toujours très pertinentes et touchent la cible à chaque occasion. De plus, quand le besoin se fait sentir, il peut improviser comme pas un. Il remporte la catégorie pour la deuxième fois consécutive.

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Si en troisième et quatrième position, Benjamin Tull et Brad Alekxis sont des habitués du top 4, la deuxième position est allée à une lutteuse que personne ne voyait là il y a un an. Dani Leo a été une découverte pour plusieurs cette année avec ses promos, notamment à Femmes Fatales et avec certaines entrevues partagées sur les réseaux sociaux. Un bon dosage d’intensité et de choix de mots, elle livre ses promos avec aplomb et ne se laisse pas déranger par les fans qui lui crient des insultes. Son rang confirme ce que j’avais personnellement vu d’elle cette année. Peut-être une future récipiendaire de ce prix.

Gagnants antérieurs :

2017 Big Magic; 2018 Twiggy; 2019 Benjamin Tull; 2020 aucun; 2021 aucun; 2022 Claude Maloon; 2023 Twiggy

Personnalité s’étant le plus illustrée à l’étranger

Mike Bailey

1er finaliste: PCO

2e finaliste: Evil Uno

3e finaliste: Stu Grayson

Mentions honorables: Zak Patterson; Kristara; Katrina Creed; Vanessa Kraven

Lorsque j’ai créé cette nouvelle catégorie, je me demandais comment Mike Bailey ne pouvait pas en être son premier récipiendaire et je vois que je n’étais pas le seul, alors que « Speedball » a obtenu 23 votes de première place. Entre autres, il a lutté pour la GCW, Maple Leaf Wrestling, il a lutté en Angleterre, en Allemagne et même en Pologne! Et tout ça, sans que ce soit pour la TNA, alors que ce qu’il fait là-bas n’est pas éligible. PCO ne fait plus autant de matchs sur le circuit indépendant qu’il y a quelques années, mais il a entre autres lutté dans plusieurs états américains tels que le Michigan, la Pennsylvanie et l’Ohio. En tant que champion C*4, Evil Uno était bien positionné pour mériter une place dans le top 4. Ce titre deviendra important pour les Québécois dans cette catégorie. Il a aussi lutté en Angleterre. Tout comme pour Bailey et PCO, rappelons que ce qu’il a fait avec AEW n’est pas considéré ici. De son côté, Stu Grayson a lui aussi lutté pour C*4, en plus de travailler pour Maple Leaf Wrestling, Smash et de faire une petite escapade en Caroline du Nord.

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En ce qui concerne les mentions honorables, Zak Patterson a lutté en France et à Limitless, Kristara est championne féminine à Acclaim en plus d’avoir lutté sur le circuit américain, Katrina Creed a fait ses débuts pour EVE en Angleterre et Vanessa Kraven est championne féminine en Nouvelle-Écosse.

Gagnants antérieurs :

aucun

Spectacle de l’année

Golden Opportunity XIV (NSPW)

1er finaliste: Guerre Civile IV (GPW)

2e finaliste: Sans Restriction Chrono 2 (Sans Restriction Chrono)

3e finaliste: Grosse Magie (Battlewar)

Mentions honorables: The Hellraisers (Battlewar); 500e show (NSPW); UnFNSanctioned/25e anniversaire (IWS/GCW); Standing 30 (NSPW); Riders of the Storm (Battlewar); Dubois – Tull III (Battlewar)

Pour une huitième fois et une troisième consécutive, la NSPW remporte le prix de spectacle de l’année avec Golden Opportunity, le WrestleMania de l’année au Québec, qui combinent qualité de matchs, histoires intéressantes et invités. Cette année, le tout aurait pu être catastrophique lorsque Matt Riddle a annulé à la dernière minute, mais les organisateurs ont frappé un grand coup en le remplaçant par KENTA, sur une carte qui a aussi vu Shelton Benjamin et le légendaire Gilles « The Fish » Poisson, ce dernier dans le coin de Michel Plante. Après deux années difficiles au niveau de la température au Stade Canac, on était de retour à l’intérieur, cette fois-ci au Pavillon Guy-Lafleur, là où les As de la Lutte ont souvent produit des spectacles dans les années 1970. Et ce sont plus de 2000 personnes qui ont répondu à l’appel pour voir Travis Toxic remettre la main sur le titre de la NSPW.

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Pour une deuxième année consécutive, la GPW produisait Guerre Civile le même soir que Golden Opportunity et ce sont encore une fois plus de 3000 personnes qui se sont présentées au centre Slush Puppie pour y voir, entre autres, Kacey Diamond remporter le titre féminin et Mathis Myre conserver le titre cruiserweight dans un excellent combat face à Junior Benito. Bonne ou mauvaise nouvelle, les deux spectacles seront encore une fois le même soir en 2025.

Kevin Raphaël aura fait jaser avec ces deux premiers spectacles sous la bannière de Sans Restriction Chrono, particulièrement le second, avec Matt Cardona, Laredo Kid et une finale du tonnerre entre Marko Estrada et Zak Patterson, afin de couronner son premier champion. Une entrée en matière qui n’a laissé personne indifférent. De son côté, Battlewar a été victime de ses succès. Pas moins de quatre de leurs spectacles ont terminé dans les 10 meilleurs de l’année, divisant le vote. C’est finalement Grosse Magie qui a reçu le meilleur soutien avec la présence de « Daddy Magic » Matt Menard. À noter que seulement cinq points ont séparé la quatrième place de la douzième place.

Gagnants antérieurs :

2011 Femmes Fatales VII (FF); 2012 Golden Opportunity IV (NSPW); 2013 Golden Opportunity V (NSPW); 2014 Golden Opportunity VI (NSPW); 2015 Fighting Back 5 (C*4); 2016 Golden Opportunity VIII (NSPW); 2017 Golden Opportunity IX (NSPW); 2018 Hard Target (C*4); 2019 Fighting Back 9 (C*4); 2020 Snowpiercer (C*4); 2021 Play Ball (NSPW); 2022 Golden Opportunity XII (NSPW); 2023 Golden Opportunity XIII (NSPW)

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Prix Pat-Patterson (scripteur de l’année)

Michael Bisson (NSPW/Femmes Fatales)

1er finaliste: James McGee (Battlewar)

2e finaliste: Nicolas Dansereau (Mystery Wrestling)

3e finaliste: Claude Malouin (FCL)

Mentions honorables: Franck Drouin (NWC/Promotions J/R); Mathieu Villeneuve (AWE); JF Racette (NCW); Manny Eleftheriou & Andrew Stott (IWS); George Hadjis & Nic Paterson (MEW)

La course entre Michael Bisson et James McGee a été serrée jusqu’à la toute fin, mais pour une 5e année consécutive, Bisson remporte la palme. Oui, Bisson peut compter sur ce qui est vu par plusieurs comme étant le meilleur alignement au Québec, mais faut-il encore qu’il le choisisse cet alignement, qu’il mette les bonnes personnes aux bonnes places et qu’il soit capable d’être créatif et ce, année après année. La rivalité autour du championnat de la NSPW, de même que celle entre Loue O’Farrell et Kristara ont probablement marqué l’année de Bisson, qui a aussi créé un clan dominant à Femmes Fatales, les Wicked Ones.

De son côté, McGee a connu sa meilleure année à Battlewar. La rivalité qu’il a créée entre St-Jacques et Fred et entre Dubois et Tull lui ont été très favorables, en plus d’avoir embarqué dans le train des frères Gray et de celui de Kacey et Kristara. Depuis 2012, il n’y pas meilleurs que Bisson et McGee au Québec. Nicolas Dansereau a mis de côté Lutte 07 pour mieux se concentrer sur Mystery Wrestling et ça lui a porté fruit. Son concept unique est un des favoris de la scène locale. De son côté, Claude Malouin revient dans le top 4 après avoir terminé au sixième rang l’an dernier.

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À noter qu’avec le départ de Mark Pollesel de C*4 de cette catégorie, d’autres scripteurs ont bénéficié du support du comité, tels que Mathieu Villeneuve à Chicoutimi et Franck Drouin à Montréal. Ce dernier termine dans le top 5 pour la première fois de sa carrière. Ironiquement, celui qui a scénarisé la rivalité de l’année à la NWC a quitté la promotion, une lourde perte pour l’organisation. Est-ce que ce sont les Promotions J/R qui vont en bénéficier? À suivre.

Gagnants antérieurs :

2011 Stéphane Bruyère; 2012 Stéphane Bruyère; 2013 Michael Bisson; 2014 Michael Bisson; 2015 James McGee; 2016 James McGee; 2017 James McGee; 2018 Michael Bisson; 2019 Michael Bisson; 2020 aucun; 2021 aucun; 2022 Michael Bisson; 2023 Michael Bisson

Balado de l’année

Les Anti-Pods de la Lutte/Qui Book (Pat Laprade & Kevin Raphaël)

1er finaliste: Les Rois de l’arène (JF Kelly & LM Lelièvre & Maxime Champagne)

2e finaliste: Entre deux chaises de métal (Mark Charron & Christian Ouellette)

3e finaliste: C’est juste de la lutte (David Lavague, Gabriel & Guillaume Vallière)

Mentions honorables: Soyez-Y Mesdames Messieurs (Marc Blondin & Handsome JF); Les gars du podcast (Guillaume Maltais & Julien Éthier); Conflits de colosses (Pierre Blais & Dr. Bujold).

Les Anti-Pods de la Lutte et son dérivé Patreon, Qui Book, sont réguliers comme une horloge, remportant le prix pour une cinquième année consécutive. Produisant énormément de contenu, le balado a la chance unique de recevoir des lutteurs de la WWE et d’AEW en entrevues. Si Les rois de l’arène et C’est juste de la lutte sont des habitués du top 4, Entre deux chaises de métal y fait une première apparition. À noter que le SYMM de Marc Blondin a terminé à seulement deux points de la quatrième position.

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Gagnants antérieurs :

2020 Les Anti-Pods de la Lutte; 2021 Les Anti-Pods de la Lutte; 2022 Les Anti-Pods de la Lutte; 2023 Les Anti-Pods de la Lutte

Top 10 Nouvelles de l’année 2024

1- Le MCQ et Robert Lepage présentent une exposition sur la lutte

Robert Lepage aime vraiment la lutte et on en a eu une autre preuve avec son association au Musée de la civilisation afin de réaliser la plus grande exposition de l’histoire sur la lutte professionnelle. De plus, on a eu droit à un spectacle de lutte, présenté par la NSPW, à l’intérieur des murs du MCQ, ce que personne n’aurait cru possible un jour.

2- Sami Zayn remporte le titre Intercontinental à WrestleMania

En défaisant celui qui détient le record du plus long règne de champion Intercontinental, Gunther, à WrestleMania, Sami Zayn devenait le premier Québécois à remporter un titre à deux reprises lors du plus gros spectacle de l’année de la WWE.

3- La TNA remplit l'Auditorium de Verdun pour Slammiversary

PCO a travaillé jour et nuit afin d’y arriver, en plus de s’entourer d’une équipe hors pair. Mais le résultat a été satisfaisant, alors qu’avec 3 500 spectateurs, il a fait mentir les experts qui croyaient qu’il était impossible de remplir l’Auditorium de Verdun.

4- Plus de 5000 amateurs le même soir à Québec et Gatineau

L’an dernier, seule la mauvaise température n’avait pas permis à Golden Opportunity de la NSPW et à Guerre Civile de la GPW d’attirer au moins 5000 amateurs. En amenant son spectacle à l’intérieur au Pavillon Guy-Lafleur le 15 juin 2024, le tout a finalement été possible.

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5- Mike Bailey accumule les bons matchs et devient deux fois champion X-Division

Que ce soit son match 5 étoiles face à Konosuke Takeshita ou ses matchs face à Zachary Wentz et El Hijo Del Vikingo à la TNA, Mike Bailey a encore été constant cette année. De plus, il a remporté le titre X-Division de la promotion à deux reprises, dont à Verdun.

6- Raw à TVA Sports se termine après 7 ans

Après avoir ramené le WWE en français au Québec pour la première fois en 19 ans, l’association entre la WWE et TVA Sports a pris fin après un peu plus de sept ans, au profit de Netflix. TVA Sports aura eu une énorme importance sur la recrudescence de la lutte au Québec ces dernières années.

7- Kevin Owens fait la finale de Saturday Night's Main Event sur NBC

Quoi demander de mieux que de faire les frais du combat principal du tout premier Saturday Night’s Main Event en 16 ans, face au champion incontesté, et tout ça sur les ondes d’un réseau comme NBC? Ce combat contre Cody Rhodes est probablement ce qui a marqué l’année 2024 de Kevin Owens à la WWE.

8- Le film Celles qui luttent remporte du succès un peu partout

Mettant en vedette les lutteuses LuFisto, Loue O’Farrell et Azaelle, le film Celles qui luttent à remporter un succès monstre. Réalisé par Sarah Baril-Gaudet, il a été sélectionné dans une dizaine de festivals autant en Amérique du Nord, qu’en Corée du Sud et en Afrique, en plus de remporter le prix du meilleur long métrage documentaire au festival des films de Charlotte aux États-Unis.

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9- Benjamin Tull remporte les trois plus importants titres au Québec

Bien que la IWS n’ait pas eu sa meilleure année, il n’en reste pas moins que son titre mondial est l’un des plus importants au Québec. Alors lorsque Benjamin Tull est devenu champion Battlewar, NSPW et IWS en même temps, il s’est assuré d’avoir autour de sa taille les trois titres les plus importants au Québec, un exploit en soi.

10- Raw revient à Montréal pour la première fois en 5 ans

Après cinq ans d’absence, la WWE est finalement revenue au Centre Bell avec son émission phare Raw. Un spectacle marqué par la présence de Triple H, les entrées de Jey Uso et de Sami Zayn, en plus de l’attaque de Chad Gable sur le Québécois.

Mentions honorables: AEW vient à Québec pour la première fois; Kevin Raphaël part sa promotion de lutte, Sans Restriction Chrono; Une année remarquable pour Kristara; Marko Estrada, concurrent à l'émission Quel Talent sur Noovo; La IWS célèbre ses 25 ans; La légende Paul Vachon décède à l’âge de 86 ans

Gagnants antérieurs :

2004 Invasion américaine et canadienne; 2005 Année remarquable pour Kevin Steen; 2006 ALF première promotion féminine au Québec; 2007 Kevin Steen et El Generico signent avec ROH; 2008 Kevin Steen et El Generico remportent les titres par équipe de ROH; 2009 Mad Dog Vachon intronisé au Panthéon des Sports du Québec; Le décès d’Édouard Carpentier; 2011 Kevin Steen fait un retour controversé à ROH; 2012 WWE Raw revient à Montréal après six ans; 2013 El Generico (Sami Zayn) signe avec la WWE et fait ses débuts pour la WWE à Montréal; 2014 Kevin Steen (Owens) signe avec la WWE; 2015 Kevin Owens fait des débuts fracassants à la WWE; 2016 Kevin Owens gagne le titre Universel pour conclure toute une année; 2017 La lutte de retour à la télévision en français au Québec; 2018 PCO ressuscite sa carrière et signe un contrat avec Ring of Honor; 2019 PCO couronné d’or; 2020 Pat Patterson et plusieurs autres Québécois décèdent; 2021 L’incroyable année de 2point0; 2022 Kevin Owens fait la finale de WrestleMania contre Steve Austin; 2023 Kevin Owens et Sami Zayn remportent les titres en finale de Mania face aux Uso

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Prix Michael « Llakor » Ryan

Alain Bérubé

Michael Ryan, ou Llakor comme il était connu, était quelqu’un qui avait la lutte à cœur et bien qu’il ne soit jamais devenu lutteur ou même promoteur, son rôle n’en a pas été moins important. Il a longtemps été le publiciste de la IWS, en plus d’être impliqué avec d’autres promotions telles que C*4, ISW et Battlewar.

Il a aussi aidé de nombreux lutteurs à leurs débuts, entre autres en les faisant voir à des promoteurs américains ou d’ailleurs. Lors du décès de Michael en 2013, au jeune âge de 45 ans, Kevin Steen (Owens) avait dit à son sujet que Michael en avait fait beaucoup pour sa carrière, plus que Michael ne le croyait lui-même.

L’idée d’écrire un livre sur l’histoire de la lutte au Québec était la sienne. Son emploi ne lui avait simplement pas permis d’aller plus loin dans le projet. Mais je lui en serai toujours reconnaissant.

C’est donc en son honneur que ce nouveau prix sera remis à une personne qui contribue à la promotion de la lutte par un média traditionnel ou un nouveau média au Québec.

Et comme premier lauréat, le choix s’est arrêté sur Alain Bérubé.

Si Lutte.Québec existe encore aujourd’hui, c’est grâce à lui. Tous les jours, beau temps mauvais temps, il produit une quantité incroyable de nouvelles, en français, afin de permettre à la communauté francophone d’amateurs de lutte du Québec d’être au courant de tout ce qui se passe dans le monde de la lutte professionnelle. Avant Lutte.Quebec, Alain a écrit des nouvelles pour de nombreux autres sites tels que FNLutte et le Webzine. En tout, cela fait environ 25 ans qu’il écrit sur des nouvelles sur la lutte. De plus, dès qu’il en a l’occasion, il couvre un spectacle de lutte du circuit indépendant ou encore, passe un lutteur d’ici en entrevue.

Alors pour toute sa contribution à la lutte en français et au Québec, je suis très fier de remettre virtuellement le tout premier prix Michael « Llakor » Ryan à Alain Bérubé.

Gagnants antérieurs :

Aucun

Prix Hommage

Billy Two Rivers

Gagnants antérieurs :

2006 Paul Leduc; 2007 Gino Brito; 2008 Rick Martel; 2009 Maurice et Paul Vachon; 2010 Jacques Rougeau Sr.; 2011 Pat Patterson; 2012 Raymond Rougeau; 2013 Ronnie Garvin; 2014 Jacques Rougeau Jr.; 2015 Frenchy Martin; 2016 Yvon Robert; 2017 Eddy Creatchman; 2018 Stan Stasiak; 2019 Dino Bravo; 2020 Johnny Rougeau; 2021 Jos Leduc; 2022 Vivian Vachon; 2023 Gilles « The Fish » Poisson

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