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La Ligue canadienne de hockey aimerait annexer le hockey junior américain, et la LNH aime l’idée

Bill Daly et Gary Bettman ont pris part aux rencontres entre les principaux circuits juniors en Amérique du Nord, la semaine dernière.
Bill Daly et Gary Bettman ont pris part aux rencontres entre les principaux circuits juniors en Amérique du Nord, la semaine dernière. Photo AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-11-06T05:00:00Z

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Après la LHJMQ, l’OHL et la WHL, la Ligue canadienne de hockey (LCH) évalue la possibilité d’ajouter sous son giron la United States Hockey League (USHL), en marge du chaos provoqué par le changement de réglementation dans la NCAA, il y a un an presque jour pour jour, a appris Le Journal. 

Il s’agit de l’une des idées qui ont été discutées lors du grand sommet organisé dans les bureaux de la LNH à New York, la semaine dernière, et lors duquel les dirigeants de la LCH et de ses trois circuits, ainsi que ceux de la USHL, de Hockey Canada et de USA Hockey, étaient tous réunis au sein d’une même pièce pour discuter de ce «nouvel ordre mondial». Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, et son adjoint, Bill Daly, étaient également présents.

Et il ne s’agit pas d’une idée en l’air puisqu’elle est prise très au sérieux. Les équipes du circuit Cecchini en ont d’ailleurs été informées au cours des derniers jours.

C’est que, bien que plusieurs équipes de la LCH aient eu à composer avec la perte de joueurs importants qui ont pris la décision de partir pour la NCAA, la plus grande perdante de toute cette refonte du paysage hockey nord-américain est la USHL. Ce circuit américain était, avant il y a un an, le chemin presque unique pour les jeunes joueurs désirant évoluer dans la NCAA. Plusieurs joueurs canadiens qui désiraient emprunter cette voie y ont évolué dans les dernières années puisqu’ils ne pouvaient jouer dans la NCAA, dont Macklin Celebrini, Owen Power et Adam Fantilli. 

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Avant de joindre la NCAA, Macklin Celebrini a passé une saison dans la USHL, avec le Steel de Chicago.
Avant de joindre la NCAA, Macklin Celebrini a passé une saison dans la USHL, avec le Steel de Chicago. Photo fournie par le Steel de Chicago

Des changements de règles qui font mal

Or, depuis un an, ces derniers peuvent jouer dans la LCH, qui est un calibre jugé supérieur à celui de la USHL, avant de faire le saut aux États-Unis.

Et si on se permet d’écrire à l’affirmative que la USHL est la grande perdante, c’est que Bill Daly l’a dit lui-même dans une entrevue récente publiée sur le site d’Elite Prospects, mardi.

«Si vous demandez aux dirigeants de la LCH, ils pensent qu’ils sont plutôt bien positionnés dans le nouvel ordre mondial. Et ils n’ont pas tort. Ils attireront beaucoup plus de joueurs américains en plus des joueurs nés au Canada qui décidaient d’aller jouer au sud de la frontière avant. Je pense qu’ils vont s’en tirer.

«Je dirais que si j’avais une inquiétude sur cette nouvelle dynamique, c’est de s’assurer de la santé de la USHL. Le hockey junior d’élite est important aux États-Unis, donc on espère trouver une solution.»

Et si une fusion était possible?

Ces paroles du numéro deux de la LNH ne sont pas banales, d’autant plus qu’elles surviennent une semaine après cette grande rencontre.

Le but de cette réunion était évidemment de permettre à tout le monde de s’asseoir ensemble afin de trouver des pistes de solution pour que tout le monde puisse coexister.

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Et dans le mot coexister, il y a exister. Si, pour la LCH, le défi demeure de s’assurer de conserver le plus de ses meilleurs joueurs possibles, pour la USHL, on parle carrément de survie.

C’est pourquoi l’idée qu’ils deviennent la «quatrième ligue canadienne» a été soulevée. Et on nous dit qu’il y a de l’ouverture de la part du circuit américain autant que de la LNH.

En ajoutant à son giron la USHL, la LCH s’assurerait de couvrir le plus de territoire possible tout en convertissant un ennemi en allié. La USHL demeure à ce jour un frein au plein potentiel de la LCH. Dans la LHJMQ, par exemple, le Québécois James Scantlebury, l’un des meilleurs joueurs de son groupe d’âge, a préféré joindre le Steel de Chicago que les Remparts de Québec, cette saison.

Récemment, l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi Nathan Lecompte a fait les manchettes après avoir quitté l’équipe, peu de temps avant que son agent Allan Walsh ne brandisse la menace de la USHL.

Des conditions

Il faudra maintenant voir si pareille fusion est possible, puisqu’il est évident que la LCH n’acceptera pas un autre circuit à n’importe quel coût.

Les équipes de la LCH et celles de la USHL n’opèrent pas de la même façon. Pour joindre la Ligue canadienne, les circuits américains devraient visiblement accepter de se soumettre aux standards de la LCH, autant en termes du budget d’exploitation, du programme de bourses scolaires que des installations, entre autres choses.

Il faudrait également revoir le partage du territoire américain avec les trois ligues basées au Canada.

Bref, l’idée est lancée, l’intérêt est réciproque, mais il reste beaucoup, beaucoup de travail à faire.

La balle est dans le camp de la USHL.

La LCH en chiffres

  • 3 circuits la constituent (LHJMQ, OHL, WHL)
  • 61 équipes au total
  • 9 de ses 61 équipes sont aux États-Unis
  • 16 à 20 ans: les âges minimal et maximal des joueurs du circuit

La USHL, c’est quoi?

  • Le plus important circuit junior aux États-Unis (joueurs âgés de 16 à 20 ans)
  • Composée de 16 équipes
  • L’équipe du programme national de développement américain des moins de 18 ans y évolue
  • Plusieurs gros noms y ont évolué au fil des ans, dont Macklin Celebrini, Patrick Kane, Jake Guentzel, Cole Caufield, Lane Hutson et Andrei Svechnikov
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