La lente agonie des Canucks depuis deux ans
En plus de l’échange de Quinn Hughes, les Canucks croulent sous les blessures

Dave Lévesque
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Les amateurs de hockey de Vancouver aimeraient sans doute que le temps se soit suspendu il y a deux ans. Depuis, c’est une lente agonie.
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Pourquoi deux ans? Parce que lors de la saison 2023-2024, les Canucks terminaient au sommet de la division Pacifique. Cette année, ils croupissent au fond du classement dans la LNH, étant bons derniers.
Rien ne fonctionne pour les Vancouvérois, qui présentent une atroce fiche de 4-12-3, évidemment la pire de la ligue. Qui plus est, ils sont affligés par les blessures avec les absences de Derek Forbort, Filip Chytil, Teddy Blueger, Marco Rossi, Kiefer Sherwood et maintenant le gardien Thatcher Demko, qui a été ajouté à la liste des blessés au cours de la fin de semaine. Au moins, Conor Garland revient au jeu.
À sa première saison à la barre d’une équipe de la LNH, le pauvre Adam Foote ne sait plus trop sur quel pied danser.
«Demko est retourné à Vancouver pour être évalué. Il sera absent au moins pour une semaine et j’espère que ça ne sera pas plus que deux. Dans le cas de Sherwood, mon instinct me dit qu’il sera de retour d’ici une à trois semaines. Et pour Marco Rossi, on parle d’encore deux à trois semaines.»
Le spectre de Hughes
En plus de toutes ces pertes, les Canucks doivent vivre avec le ressac de l’échange qui a envoyé le défenseur Quinn Hugues au Minnesota en retour de Marco Rossi, de Liam Öhgren et du jeune défenseur Zeev Buium.
«On a de bons vétérans qui rallient les autres joueurs, assure Pierre-Olivier Joseph. Ce n’est jamais facile de perdre un gars comme ça, un capitaine, mais on passe à travers.»
N’empêche que connaître une si mauvaise saison n’est pas sans conséquence auprès des partisans d’une ville canadienne, même si les Canucks n’ont participé aux séries éliminatoires que deux fois dans les 10 dernières années.
«En grandissant à Montréal, je pense que j’ai entendu pire. Mais dans un marché canadien, c’est vraiment autre chose. C’est un peu différent aux États-Unis», explique Joseph, qui en est à une première expérience au Canada après cinq saisons aux États-Unis.
L’ironie est que depuis l’échange de Quinn Hughes, l’équipe présente une meilleure fiche. Avant le départ du défenseur, le club présentait la 32e fiche dans la LNH et une moyenne de ,403. Depuis l’échange, l’équipe a le 28e rendement de la ligue avec une moyenne de victoires de ,462.
Réinitialisation
Les problèmes des Canucks ne viennent certainement pas tous de là, mais il faut se demander s’ils ont misé sur le bon cheval, il y a près d’un an, quand ils ont choisi d’échanger J.T. Miller aux Rangers pour garder Elias Pettersson, plus jeune de cinq ans. Les deux hommes avaient apparemment du mal à cohabiter.
À cela il faut ajouter la jeunesse de quelques défenseurs, dont Zeev Buium, obtenu dans l’échange de Hughes. Le Californien a été un choix de première ronde (12e au total) du Wild en 2024. Seulement cinq défenseurs de cet encan ont joué dans la LNH jusqu’à maintenant. Il est le second pour le nombre de matchs joués (44) et les points (18).
Mais après avoir amassé un but et une passe à sa première sortie avec les Canucks, il a récolté seulement deux aides dans les 12 rencontres suivantes, et Adam Foote entend le laisser de côté contre le Canadien.
«C’est une réinitialisation et ça fait partie de l’enseignement et ça ne concerne pas uniquement l’imputabilité. Il est jeune et il faut gérer son utilisation.»