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La leçon que Leylah Fernandez a apprise dans les dernières semaines

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-08-26T21:48:41Z

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NEW YORK | Leylah Fernandez est une éternelle insatisfaite ou une grande perfectionniste. En fait, la vérité se trouve sans doute quelque part entre les deux. Un match parfait, ça n’existe pas pour la Québécoise, même dans les victoires les plus étincelantes. Et ces fameux «points positifs» que l’on retire après une défaite serrée? C’est pour les autres.

Du moins, c’était le cas jusqu’ici, dans sa jeune carrière. Parce que Leylah le reconnaît: elle a tiré une leçon de ses dernières semaines. «J’ai appris que je ne devais pas nécessairement mon meilleur tennis pour gagner», a-t-elle souligné.

La 26e raquette au monde cite en exemple le tournoi de Cincinnati, durant lequel «elle ne sentait pas la balle très bien». «Je ne frappais pas proprement. Mais mon équipe me répétait: “ce n’est pas grave, trouve une façon de gagner. Win ugly”.» 

Photo Getty Images via AFP
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Et le plus surprenant, c’est que parmi ces «victoires moches» dans ce WTA 1000 disputé il y a deux semaines se retrouve son plus beau succès depuis son parcours féérique jusqu’en finale des Internationaux des États-Unis, il y a trois ans. Une victoire contre la quatrième joueuse au monde, la redoutable Kazakhe Elena Rybakina

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Lors de ce US Open de rêve, la très jeune Lavalloise avait évincé la deuxième mondiale, la Biélorussienne Aryna Sabalenka, l’Ukrainienne Elina Svitolina, alors classée cinquième, et la Japonaise Naomi Osaka, qui occupait le troisième rang sur la WTA. 

La chair de poule, trois ans plus tard

À ce fameux tournoi non plus, Fernandez n’a pas toujours été impeccable. Mais alors peu connue des grandes têtes d’affiche du circuit – elle était 73e au monde, à l’époque – et surtout, ultra tenace, elle était parvenue à signer ce qui reste à ce jour son plus grand résultat en simple dans un tournoi majeur. 

Photo AFP
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New York aura donc toujours une valeur particulière à ses yeux, reconnaît la joueuse de 21 ans. Elle avait donné tout un spectacle à la foule et la foule lui avait donné tout son amour.

D’ailleurs, c’est le plus beau souvenir qu’il lui reste de la quinzaine. La foule, les applaudissements, les cris. Bien sûr, Leylah est du type à toujours souligner l’apport du public, dans la victoire comme dans la défaite.

Mais cette fois, la Québécoise, qui est la 23e tête de série du présent US Open, dit avoir encore «la chair de poule» quand elle repense à tout ce soutien.

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Et oui, il lui arrive de regarder encore ces «vieux» matchs. Parfois pour le plaisir, parfois pour s’inspirer.

«Aussi, pour voir ce que je faisais moins bien à l’époque. Pour voir comment je me suis améliorée», souligne-t-elle. 

▶ Leylah fera son entrée en scène à New York vers 16 h 15, mardi, contre la Russe Anastasia Potapova, 43e. Elle sera précédée par Félix Auger-Aliassime, qui jouera à 11 h. Denis Shapovalov (vers 14 h 15), Gabriel Diallo (vers 15 h 30) et Bianca Andreescu (à 19 h) seront aussi tous en action.


En direct de New York

Un peu d’espresso... pour s’endormir

Bianca Andreescu y est allée d’une révélation surprenante, dimanche. Quand vient le moment de faire sa sieste d’avant-match, la Canadienne prend d’abord un espresso. «J’ai lu que l’espresso prend entre 30 minutes et une heure avant de faire son effet, a-t-elle raconté. Et avant, je faisais des siestes d’une heure, mais quand je me réveillais, je ne me sentais pas très bien.»

«Depuis, je fais un power nap [une courte sieste] d’environ 25 minutes et quand je me réveille, le café fait son effet. Vous essayerez ça!» a-t-elle lancé. 

Mais au US Open, mieux vaut éviter le café

Parlant de café, on souhaite à tous les amateurs de tennis qui se déplaceront sur le site du US Open que la quinzaine soit divertissante. Parce que si vous voulez un café, même le plus ordinaire des cafés, il vous faudra peut-être piger dans vos investissements. 

Pour un petit gobelet de café filtre, il faut débourser environ 10$ (en dollars canadiens). Et une bouteille d’eau de 500 ml, pour ceux qui auront le malheur de laisser la leur à la maison, se vend 9,10$.

Félix aime les balles à New York 

Un autre sujet de discorde au tennis, outre les injustices entourant les sanctions déplorées par plusieurs athlètes, ce sont les balles. Celui-ci perdure depuis plusieurs saisons. Certains joueurs, dont Vasek Pospisil, estiment d’ailleurs qu’elles sont à l’origine de plusieurs blessures sérieuses.

Félix Auger-Aliassime, lui, trouve que dans certains tournois, elles se dégradent plus vite qu’ailleurs. Et surtout depuis la pandémie. «Il faudrait peut-être que quelqu’un ait voir ce qui se passe dans les usines», propose-t-il d’ailleurs.

Mais le Québécois s’entraîne à New York depuis plusieurs jours et il aime les balles qui y seront utilisées. Ça ne garantit pas nécessairement la victoire, mais c’est un bon début. 

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