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La grande classe de Jonathan Drouin

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2025-11-17T13:55:01Z

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Quand Brock Nelson a croisé Jonathan Drouin avec le numéro 29 des Islanders de New York dimanche soir sur la glace du Ball Arena de Denver, un étrange sentiment a traversé son esprit.

C’est que Drouin est le premier joueur des Islanders à afficher ce nombre dans son dos depuis le départ de Nelson en mars, lui qui était arrivé à Long Island en 2013.

Maintenant avec l’Avalanche du Colorado, le vétéran de 34 ans a eu besoin d’un moment pour réaliser que quelqu’un d’autre portait le 29 chez les Islanders.

«J’ai l’impression d’avoir été conditionné à ce que le 29 soit à moi. C’est bizarre», a admis Nelson au New York Post avant d’affronter son ancienne équipe pour la première fois depuis qu’il a été échangé à la date limite des transactions.

 

Brock Nelson lors d'un match le 10 mars.
Brock Nelson lors d'un match le 10 mars. Photo Agence QMI, Justin Edmonds

Ex-coéquipiers

Drouin et Nelson se sont côtoyés à la fin de la dernière saison dans l’uniforme de l’Avalanche. Le premier avait le numéro 27, après avoir eu le 92 à ses débuts avec le Canadien. Le second a opté pour le 11 à Denver, comme le 29 est la propriété de Nathan MacKinnon.

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Puis, Drouin a signé un contrat de deux ans avec les Islanders l’été dernier. Le capitaine Anders Lee ayant le 27, le Québécois de 30 ans avait alors demandé à Nelson s’il pouvait opter pour son ancien numéro, faisant en sorte que pour la première fois en 12 ans, le nom au-dessus du 29 n’était pas le sien.

«Quand tu passes plus d’une décennie avec la même équipe, les partisans t’ont adopté. Il était un leader respecté. Je voulais juste m’assurer qu’il était correct avec ça et qu’il me donnait son approbation. Il a dit que tout était beau», avait raconté Drouin au camp d’entraînement.

Dernier mot

Dimanche soir, c’est Nelson qui a eu le dernier mot avec un but et une aide dans une victoire de 4 à 1. Drouin a quant à lui terminé la rencontre avec un différentiel de -1 en 21,12 minutes de jeu, avec deux tirs et un lancer bloqué.

C’est l’ex-attaquant du CH Emil Heineman qui a inscrit l’unique filet de la troupe de Patrick Roy.

«C’est étrange [de jouer contre son ancienne équipe], a dit Drouin. Vous connaissez chaque joueur, leurs tendances et leur personnalité. Mais quand la rondelle tombe sur la patinoire, vous essayez de gagner le match.»

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