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La gestion de l’offre sera protégée lors de négociations avec les Américains, assure à son tour le ministre des Finances François-Philippe Champagne

Photo d’archives TOMA ICZKOVITS
Photo portrait de Jean-Philippe Guilbault

Jean-Philippe Guilbault

2025-04-02T15:50:22Z

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Le ministre des Finances du Canada, François-Philippe Champagne, s’est fait un fervent défenseur de la gestion de l’offre et l’écarte, à l’instar de son chef Mark Carney, de toute négociation commerciale avec les États-Unis.

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En Estrie pour une annonce concernant la bonification de programmes d’aide aux agriculteurs, M. Champagne a livré mercredi matin une véritable profession de foi envers la gestion de l’offre qui serait dans le collimateur des Américains dans le cadre de la renégociation de l’accord de libre-échange avec le Canada.

«Peu importe la teneur des négociations avec les États-Unis ou d’autres pays, on ne va jamais accepter de remettre en question la gestion de l’offre», a martelé le ministre Champagne, faisant échos aux propos qu’a tenus la veille le chef libéral Mark Carney lors d’un point de presse électoral à Winnipeg.

«Pour moi, [l’agriculture] c’est plus qu’un secteur économique, c’est une façon de vivre chez nous», a ajouté M. Champagne à quelques heures de l’annonce de tarifs douaniers américains sur les produits importés d’une volée de pays.

Le ministre n’a pas voulu «spéculer» sur les mesures spécifiques au Canada. Il a toutefois dit s’attendre à des «turbulences» économiques à court terme.

Mardi, le Département du commerce américain a dévoilé son rapport annuel sur ce qu’il considère être des «obstacles commerciaux» imposés par d’autres pays aux États-Unis.

Dans cette longue liste, la gestion de l’offre et la loi 96 sur le français au Québec sont sorties du lot et ont fait réagit la classe politique de ce côté-ci de la frontière.

Programmes d’aide bonifiés

De passage dans une ferme familiale de la région de Granby, François-Philippe Champagne a annoncé la bonification d’une série de programmes d’aide aux entreprises agricoles.

Les programmes fédéraux Agri-stabilité et Agri-marketing auront donc des enveloppes plus généreuses, à temps pour faire face aux aléas liés aux tarifs américains.

Ottawa investira également 200 millions de dollars pour la construction d’usines de transformation au Canada, comme des abattoirs ou des usines d’emballage, une «carence dans notre chaîne d’approvisionnement», selon le ministre des Finances.

On débloquera «temporairement» des prêts plus généreux et flexibles pour la relève agricole.

Selon M. Champagne, un emploi sur neuf au pays est lié au monde agro-alimentaire.

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