Salaire minimum: la FTQ demande 18 $ l’heure

Jean-Michel Genois Gagnon
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La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) réclame au gouvernement Legault d’augmenter le salaire minimum à 18 $ dès 2022.
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« Le salaire minimum est vraiment trop bas, même la Prestation canadienne d’urgence (PCU) était plus élevée, déplore le président de la FTQ, Daniel Boyer. D’ailleurs, Québec a dû combler la différence durant la pandémie. »
- Écoutez la chronique d'Yves Daoust, directeur de la section Argent du journal de Montréal et du Journal de Québec sur QUB radio :
Au printemps 2020, le gouvernement avait dû annoncer une aide de 100 $ par semaine pour les salariés à faible revenu travaillant à temps plein ou à temps partiel dans des services essentiels. Cette mesure avait comme objectif d’inciter les travailleurs à demeurer au boulot.
À 2000 $ par mois, la PCU était, à ce moment, plus payante que de travailler au salaire minimum durant une semaine de 35 heures au Québec. Actuellement, le plancher salarial est de 13,50 $ l’heure.
En mai 2016, la FTQ avait pris position comme quoi le salaire minimum devait avoir atteint 15 $ d’ici 2022. La direction affirme avoir récemment révisé sa position en raison des augmentations des coûts de la vie. Elle réclame maintenant un ajustement à 18 $ l’heure, et ce, dès le 1er mai prochain.
« Aujourd’hui, on considère que 15 $ est loin d’être suffisant », répond M. Boyer. « Il y a beaucoup d’études qui démontrent cela », poursuit-il.
La FTQ dit baser son argumentaire sur la Mesure de faible revenu (MFR-60). Le montant réclamé pourrait être révisé annuellement, prévient la direction.
« Il faut que les gens puissent se sortir de la pauvreté », avance le président.
La PCRE toujours appropriée
Par ailleurs, M. Boyer est en faveur du maintien de la Prestation canadienne pour la relance économique (PCRE), anciennement la PCU.
Ces dernières semaines, plusieurs dirigeants d’entreprise à travers la province ont mentionné avoir des difficultés de recrutement, notamment en raison de la PCRE. Le Conseil du patronat du Québec a aussi demandé au gouvernement fédéral de mettre un terme à cette aide financière.
Selon M. Boyer, plusieurs personnes sans emploi ont toujours besoin de la PCRE. Il évoque notamment les travailleurs dans les secteurs de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme.
« Il y a eu un petit boum cet été, mais il y a encore des gens dans ces secteurs d’activité qui n’ont pas encore retrouvé leur emploi. C’est aussi le cas dans l’aérospatial », conclut le président.