La fougue de Patrick Roy plaît aux Islanders: «Quand il crie sur la patinoire, ce n’est pas pour te faire chier»


Kevin Dubé
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EAST MEADOW, NY | Le style intense de Patrick Roy avait fait grand bruit lorsqu’il était débarqué à Long Island pour remplacer Lane Lambert, en janvier dernier. Huit mois plus tard, sa fougue n’est maintenant plus l’exception, mais bien la norme.
L’auteur de ces lignes était sur place l’an dernier pour les premiers pas de Roy avec les Islanders et c’est son intensité qui avait retenu l’attention d’à peu près tout le monde, autant les joueurs que les membres des médias, surtout ceux qui ne l’avaient pas côtoyé avec les Remparts de Québec.
Huit mois plus tard, ce n’est plus une nouvelle. Encore jeudi, lors du premier jour du camp d’entraînement, Roy affichait l’intensité qui le caractérise, autant lorsqu’il donnait ses directives aux joueurs que lorsqu’il sifflait la fin d’un exercice, situations lors desquelles les joueurs doivent se rendre le plus rapidement possible au banc pour boire de l’eau, le tout afin de simuler des changements à vitesse réelle lors de matchs.
Bref, Roy est encore Roy.
Constructif
Les joueurs qui ne le connaissaient pas se sont rapidement habitués à cette fougue.
«C’est quelque chose qu’il a mis au clair dès le début avec nous. C’est un gagnant et il est ici pour gagner. Ce n’est pas lui qui joue, mais on est tous une équipe et ce qu’il dit, c’est constructif pour que notre équipe soit meilleure, a mentionné l'attaquant Jean-Gabriel Pageau.
«Quand il crie sur la patinoire, ce n’est pas pour te faire chier si c’est toi la personne visée. C’est toujours fait de façon constructive. Il a un bon esprit d’équipe et c’est contagieux.»

Deux casiers plus loin, Julien Gauthier abondait en ce sens. Le Québécois a peu joué pour Roy, lui qui a été renvoyé dans la Ligue américaine de hockey cinq jours après l’embauche du nouvel entraîneur, mais ce fut assez pour comprendre l’intensité de ce dernier.
«Il est intense et c’est correct de l’être, sauf que ce n’est pas maladif ou démesuré comme certaines personnes le disent. Le gars veut qu’on soit en forme et qu’on performe sur la glace.»
Attitude positive
Au-delà de sa fougue naturelle et d’un nouveau système de jeu, Roy a apporté un autre aspect de nouveau à son arrivée avec les Islanders, l’an dernier, qui peut expliquer que l’équipe soit parvenue à se tailler une place en séries contre toute attente.
«Il a amené une approche différente, soit d’être toujours positif, que ce soit après un bon ou un moins bon match. Patrick et les autres entraîneurs mettent l’accent sur le fait de demeurer positifs et de faire confiance au joueur qui est à côté de toi. Patrick, c’est un gars très positif et qui a une excellente éthique de travail. Il a amené ça à notre identité», a conclu Pageau.