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La force du lien de Diane Lavallée et Laurence Leboeuf

Sabin Desmeules et Marie-Ève Leclerc

2026-05-10T10:00:00Z

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Toutes deux sont rayonnantes et en pleine forme. C’est ensemble que Diane Lavallée et Laurence Leboeuf sont passées à travers la rude tempête du cancer du sein de la maman, ces dernières années. Les rôles se sont inversés pendant la maladie et c’est la fille qui a pris soin de la mère. Mais quelque chose est demeuré intact entre elles : la force du lien qui les unit...

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Mère et fille s’en allaient au bal quand nous les avons croisées : au Bal de la Jonquille, pour amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer. Elles n’y avaient jamais mis les pieds, mais cette année, cette cause revêt une dimension personnelle. En 2023, Diane Lavallée a reçu un diagnostic de cancer du sein. « Ça a été un choc d’apprendre que j’avais un cancer, admet-elle, Mais on a suivi toutes les étapes, et puis ça a bien été. Tout va bien. J’ai fait huit traitements de chimio, 15 traitements de radiothérapie, et là, je suis en rémission. » Elle le dit avec le sourire, un entrain dans la voix. Sa fille la regarde, l’air heureuse, soulagée. La maman se tourne vers elle. « Quand on vit ça, c’est sûr qu’on voit sa garde rapprochée, on voit ses amis, on voit qui est là pour toi... J’ai eu beaucoup d’appels téléphoniques auxquels je ne m’attendais pas, de la part de certaines personnes qui pensaient à moi... Ça aussi, ça m’a fait chaud au cœur. »

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La garde rapprochée, Laurence en fait partie. Dans l’ordre naturel des choses, c’est la mère qui prend soin de ses enfants. Est-ce que, lorsque la maladie a frappé Diane, les rôles se sont inversés ? « Oui. » Comment la fille a-t-elle jonglé avec cette épreuve aux côtés de sa maman ? « Je pense que j’ai suivi le rythme de ma mère, qui a vraiment fait ça comme une reine ! C’était vraiment un jour à la fois. J’ai suivi, une étape à la fois, on s’est concentrées sur chaque étape et ça m’a beaucoup aidée, explique Laurence. C’est sûr que je n’ai pas aimé voir ma mère dans cette situation-là, mais j’ai trouvé qu’elle l’a vraiment bien traversée. Je pouvais juste être là, à l’accompagner le plus possible. » Elles se sourient. Diane renchérit : « Laurence a été d’une grande présence pour moi, au quotidien, dans mes traitements, avant, après... Elle a été d’une présence !, insiste-t-elle. Je ne sais pas comment l’exprimer, plus que ça. »

À l’abri des regards

Lorsqu’on fait un métier sous l’œil du public, est-ce que ça rend l’épreuve de la maladie encore plus difficile ? « Je pense que oui, répond Diane. Mais il y a aussi une façon de bien le vivre, de ne pas trop s’exposer. Quand j’avais perdu tous mes cheveux, je n’étais pas tellement intéressée à ce qu’on me voie. Je portais des foulards, mais je n’étais pas tellement intéressée à ce qu’on me voie dans les journaux, au quotidien. Je préférais garder ça pour moi. » Elle se faisait donc discrète et tentait de demeurer à l’abri des regards.

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Les vestiges de la maladie

Si, physiquement, elle semble aller pour le mieux, intérieurement, est-ce que la tempête a fait des ravages ? « Oui, il y a eu une tempête. Mais je l’ai prise positivement, cette tempête. Je ne voudrais pas que ça revienne, ça serait un autre débat. Mais pour l’instant, ça se passe bien. J’ai essayé de bien prendre les choses. »

Ce que l’épreuve leur laisse

Qu’est-ce que Laurence garde de cette épreuve ? « Ça fait comme une prise de conscience sur la fragilité de la vie, sur l’importance de nos liens avec les gens qu’on aime, et de prendre soin de ces gens-là, de ces liens qu’on a dans nos vies. »

Les liens ont toujours été forts, et ça n’a pas changé avec la maladie. « On est proches, très, très, très, très proches », laissent-elles tomber en chœur.

Le retour à la lumière

Comme comédienne, Diane Lavallée, qui avait laissé les projets professionnels de côté ces dernières années pour se concentrer sur sa santé, refait surface et reprend le travail. « Je reprends au même rythme qu’avant. Je verrai l’état de mon énergie, mais pour l’instant, tout va bien. Tout se passe bien. »

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On la voit à l’écran dans Dumas, et elle s’apprête à tourner dans deux productions. La première, Détective numéro 1, est une comédie : « Je joue un personnage que je n’ai pas souvent fait, c’est-à-dire une femme très disciplinée. Mais je ne peux pas en dire davantage. » La seconde est la série à saveur western Mustang.

Puis, en novembre et en décembre, on la retrouvera sur les planches dans une pièce présentée à La Licorne. « Je suis bien contente que ça reprenne », conclut-elle, visiblement pleine d’énergie à l’idée d’entamer ces nouveaux projets.

Quant à Laurence, on peut la voir en ce moment dans Vitrerie Joyal, aux côtés de son amoureux, Martin Matte, sur Prime.

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