La force des jeunes, ce n’est qu’un début chez le Canadien, foi de Martin St-Louis

Agence QMI
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À en croire les propos de l’entraîneur-chef du Canadien, Martin St-Louis, les partisans de l’équipe montréalaise n’ont pas fini d’assister aux prouesses de son noyau de jeunes joueurs talentueux.
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Même si le parcours éliminatoire du Tricolore est terminé depuis le 30 avril, son pilote s’est prêté au jeu d’une longue entrevue au balado «Missin Curfew». Dans cet entretien en anglais mis en ligne vendredi, le finaliste à l’obtention du trophée Jack-Adams a abordé une multitude de sujets, notamment la progression vertigineuse du récipiendaire du Calder, Lane Hutson, ou les performances de Nick Suzuki et Cole Caufield.
Au sujet de son capitaine Suzuki, l’entraîneur estime qu’il ne faut rien écarter en termes de production dans les années à venir.
«Ça s’améliore de manière graduelle d’après moi. Mais là, il a effectué un gros pas en avant. On se gratte toujours la tête à savoir s’il peut faire encore mieux. J’ai le goût de répondre oui, puisque je le vois quotidiennement. C’est un autre joueur ayant un QI hockey élevé. En tant qu’entraîneur, vous vous dites que c’est un autre gars que vous devez laisser agir. Il prend la situation en main, c’est sa mentalité. En plus de sa prise de décision, d’autres gestes qu’il pose sur la patinoire sont spéciaux.»
«Je l’ai compris rapidement et il n’a pas à ce jour présenté ses meilleures statistiques en carrière.»
Pour ce qui est de Hutson, son potentiel offensif était connu bien avant qu’il enfile le chandail bleu, blanc et rouge pour la première fois. St-Louis l’avait déjà vu à l’œuvre au sein de la formation nationale de développement des États-Unis, quand son fils Ryan en faisait également partie. Mais un aspect restait à vérifier et les réponses sont venues tôt.
«[...] Je l’avais vu peu jouer à Boston University et la question était de savoir s’il pouvait tirer son épingle du jeu dans la Ligue nationale malgré sa taille. Dès le départ, au camp d’entraînement, j’ai constaté à quel point il était compétitif de l’autre côté de la rondelle. Il travaille fort, remporte plusieurs batailles, a-t-il évalué. Mais il le fait à sa façon. Il comprend ses limites; c’est un joueur de petit gabarit.»
«Je ne suis pas surpris de l’avoir vu connaître une telle année.»
Enthousiasme contagieux
Questionné sur Caufield, l’ex-numéro 26 a souligné son enthousiasme contagieux qui se répercute sur l’ensemble de ses coéquipiers. Cependant, au-delà de l’entrain de l’attaquant, il y a ses talents en attaque et sur ce point, St-Louis a dressé le parallèle avec une figure qu’il a grandement appréciée chez le Lightning de Tampa Bay.
«En ce qui a trait à son atout le plus fort, je vois Cole un peu comme Steven Stamkos, avec qui j’ai joué de nombreuses années. Lorsqu’il a commencé dans la ligue, Stammer était un franc-tireur. Mais avec le temps, il est aussi devenu un fabricant de jeux. Je crois l’avoir aidé en ce sens, [Nikita] Kucherov l’a fait également. Et il s’est transformé en joueur de 200 pi. [...] Je vois un chemin similaire pour Cole. Il n’oubliera jamais comment marquer des buts, mais il sera un hockeyeur plus complet. Il est sur la bonne voie et reste très réceptif.»