La folle année de ce boxeur québécois
Derek Pomerleau aura disputé six combats en 2025


Dave Lévesque
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L’année 2025 tire à sa fin et ça sera comme une délivrance pour le boxeur Derek Pomerleau, qui a vécu l’année la plus chargée de sa jeune carrière.
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Le 20 décembre à Riyad, en Arabie saoudite, il disputera son sixième combat depuis la fin du mois de février. Cette fois, il s’agira de son cinquième duel dans le cadre du Grand Prix WBC, un tournoi réservé aux boxeurs professionnels qui représentent la relève.
Il s’agira surtout de la finale pour Pomerleau (15-0, 11 K.-O.) qui affrontera l’Australien Dylan Biggs (17-1, 9 K.-O.), celui-là même que le boxeur originaire de Mercier, près de Châteauguay, avait identifié comme son éventuel adversaire en finale avant même le début de la compétition, en avril dernier.
«Cette année, il n’a pas eu de vie, lance son entraîneur Stéphane Larouche. C’est rare dans les dernières années qu’on a vu un gars du Québec disputer six combats la même année.»
Wilkens Mathieu en a livré sept l’an passé, mais ils étaient tous au Québec.
Force de caractère
Quand on se présente au centre Claude-Robillard pour la rencontre avec les médias, Pomerleau achève son entraînement physique. Il est torse nu, dégoulinant de sueur et pose un genou au sol, à bout de souffle. Il y met toute la gomme.
«Ce qui fait en sorte que je suis encore là, c’est ma force de caractère, insiste le jeune homme de 25 ans. Je continue d’être dans le gym et je me présente dans les journées où c’est plus difficile. Ce n’est pas un sport qui est pour tout le monde, c’est exigeant pour le physique et le mental.»
Des journées plus difficiles, il y en a forcément eu avec un tournoi où les combats se sont succédé à une vitesse folle et au cours duquel il a fallu se rendre chaque fois au Moyen-Orient.
«On n’avait pas pensé que ça serait aussi exigeant mentalement, a reconnu Larouche. Ç’a commencé en avril, donc c’est six combats en huit mois, ce qui est extrêmement difficile sur le corps.
«Si c’était à recommencer, on recommanderait de le faire sur dix ou douze mois. Vous comprendrez qu’on sort du combat, on lui donne une semaine de congé où on ne veut pas le voir dans le gym, puis déjà il faut recommencer parce qu’il reste six semaines de préparation parce qu’on ne compte pas la dernière.»
Coffre d’outils
L’avantage d’un tel tournoi pour Pomerleau, qui rêve d’être boxeur depuis qu’il a vu Rocky IV à 3 ans, c’est qu’il a pu évoluer très rapidement.
«Du premier combat dans le tournoi au dernier, on voit une différence dans ma boxe. Il y a beaucoup, beaucoup d’évolution dans la dernière année pour moi», assure le jeune homme assis sur le bord d’un ring.
Stéphane Larouche, qui en a vu d’autres, estime que c’est un bagage d’expérience inestimable qu’a accumulé son protégé au cours des derniers mois.
«On parle tout le temps de se faire un coffre d’outils pour avoir ce qu’il faut dans les moments où ça sera difficile, où il y aura des zones d’inconnu. C’est dans ces moments que Derek va aller puiser dans ces choses-là.»
Qu’est-ce que le Grand Prix WBC?
Tournoi de boxe organisé à Riyad, en Arabie saoudite
Déroulement en cinq rondes, finale le 20 décembre
Bourse: plus de 4 M$ US (5,59 M$ CA), dont environ 200 000$ US (279 000$ CA) pour chacun des 4 gagnants
4 catégories de poids (plume, super-léger, moyen, lourd)
32 boxeurs par catégorie pour un total de 128 pugilistes
Les boxeurs ont tous 26 ans ou moins et figurent parmi les meilleurs espoirs de leurs catégories respectives. Ils devaient avoir disputé 15 combats professionnels ou moins avant le début du tournoi.