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La fois où Sabrina Cournoyer a vécu l'amour, l'amitié et le dépaysement durant un voyage spirituel en Équateur

Photo Martin Chevalier

Sabrina Cournoyer

2026-05-10T04:00:00Z

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Chaque personne a sa définition de la spiritualité. Dans mon cas, elle se manifeste dans quelque chose d’aussi banal que la première chanson que j’entends de la journée.

Lorsque j’écoute de la musique en mode aléatoire, je demande parfois à mes anges, mes guides, la Vie, l’Univers (appelez ça comme vous voulez) de m’envoyer une chanson qui donnera le ton à ma journée. En faisant l’exercice récemment, je suis tombée sur Happiest Man on Earth, de Broken Back. Ce morceau a le pouvoir de me rendre heureuse instantanément. Sa mélodie est joyeuse et contagieuse, certes. Mais ce qui me happe à chaque écoute, c’est le souvenir précieux qui s’y rattache.

Partir les yeux fermés, le cœur grand ouvert

Il y a quelques années, j’ai ressenti le besoin de partir loin, de me déboussoler volontairement dans l’espoir contradictoire de retrouver mes repères. N’ayant personne avec qui faire mes valises, j’ai opté pour une retraite organisée, un concept qui me mettait en confiance. Mes recherches m’ont menée vers un voyage de yoga et surf pour femmes en Équateur. J’ai voulu sortir de ma vie rangée et structurée pour apprendre à laisser aller et accepter ce qui allait se présenter à moi.

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J’y aurai passé neuf jours tout simplement magiques au cours desquels j’ai expérimenté le dépaysement que je recherchais, tout comme le réconfort dont j’avais besoin. J’y ai même rencontré une Québécoise qui, encore à ce jour, est une de mes meilleures amies. J’ai vécu un amour de vacances avec mon instructeur de surf – un classique. Je suis même retournée là-bas deux mois plus tard pour vivre cette idylle à fond et je ne ressens absolument aucun regret. Je ressens beaucoup de fierté chaque fois que je vais jusqu’au bout des choses, en écoutant mon cœur et ma petite voix.

La femme la plus heureuse au monde

Bref, un après-midi en Équateur, on chantait et riait, entassées dans une petite van. On revenait d’une plage où on avait partagé un délicieux repas. Alors qu’on sillonnait une route enveloppée d’arbres exotiques, sur une côte qui surplombe l’océan à perte de vue, j’ai entendu pour la première fois Happiest Man on Earth. Depuis, cette mélodie a le pouvoir de me redéposer dans ce souvenir précis et dans cet état de pur bonheur et de grande liberté, chaque fois.

Cette chanson a aussi la capacité de me convaincre de lâcher prise, me replongeant dans ces instants que je n’aurais jamais vécus si j’étais demeurée chez moi. Il faut dire que j’avais dû surmonter une certaine peur, projetée par ceux qui s’inquiétaient de me voir partir seule en Amérique du Sud.

Dans le brouhaha de ma vie, on m’a envoyé la parfaite chanson pour me réaligner, m’inviter à reconnecter avec la spontanéité et me placer dans un état d’accueil plutôt que de contrôle. Je vous invite à tenter l’exercice : demandez une chanson pour vous guider. Le pire qui puisse arriver, c’est que vous écoutiez une bonne chanson sans nécessairement y voir un sens spirituel. Vous n’avez rien à perdre d’essayer !

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