La fois où Connor McDavid a pété sa coche dans le vestiaire des Oilers: «Après, on aurait pu entendre une mouche voler»

Kevin Dubé
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Connor McDavid est capable de pogner les nerfs. Et pas à peu près.
Ceux qui ont regardé le documentaire sur la saison 2023-2024 de la LNH diffusé sur Prime Video le savent.
Après le match no2 de la finale de l’an dernier, une victoire de 4-1 des Panthers qui leur donnait une avance de 2-0 dans la série finale, McDavid a été capté par les caméras durant un moment fort émotif dans le vestiaire.
«Il faut puiser plus loin», s’était-il écrié, le tout accompagné de quelques jurons, avant de mentionner à ses coéquipiers qu’ils avaient offert trop de mauvaises prestations au fil des ans.
Et le défenseur Vincent Desharnais était dans le vestiaire après cette défaite.
«Je peux te dire qu’on aurait pu entendre une mouche voler. Oupelaye! Le silence qu’il y avait dans la chambre après. Ç’a juste montré aux gars l’ampleur de la situation. Tout ce que Connor voulait que l’on comprenne, c’est que, celle-là, on ne la laisse pas aller. Quand ton capitaine se lève et crie de même, qu’il montre ses émotions, tu comprends à quel point il veut gagner. Quand il a dit ça, il s’est retourné et il avait les yeux pleins d’eau et de rage.»
Pas seulement sa faute
C’est pourquoi Desharnais ne croit pas qu’il faille tenir McDavid responsable du fait que les Oilers n’ont toujours pas été en mesure de soulever la coupe Stanley, et ce, même si le 97 en est à sa 10e saison dans la LNH.
«Au basketball, tu peux gagner avec un seul bon joueur. Au hockey, tu peux avoir le meilleur joueur au monde, si tu n’as pas quatre bons trios, six bons défenseurs et deux bons gardiens pour l’épauler, tu ne gagneras pas. Pour Connor, ça pèse beaucoup cette pression. Il la ressent et il est tanné de se faire dire qu’il n’a pas gagné. Je ne crois pas que ce soit juste envers lui. Le hockey, c’est un sport d’équipe.
«C’est pour ça que la coupe Stanley est un trophée si difficile à gagner. Les Oilers ont les deux meilleurs joueurs au monde et ils ont de la misère à le faire. Ça te prend tellement de bons morceaux pour que ça fonctionne.»
Reste à voir si les Oilers ont les morceaux pour renverser la vapeur et remporter une première coupe Stanley depuis 1990.