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La «flottille pour Gaza» interceptée par Israël loin de ses côtes, au moins 175 militants arrêtés

AFP

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2026-04-30T13:02:26Z

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L’armée israélienne a intercepté une partie d’une nouvelle flottille qui souhaitait briser le blocus de Gaza, dans les eaux internationales au large de la Crète, et au moins 175 militants pro-palestiniens ont été arrêtés et sont en chemin vers Israël.

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Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, le nombre de personnes détenues s’élève à 175, provenant d’une vingtaine de bateaux de la flottille qui en comptait une soixantaine. Les organisateurs parlent eux de 211 militants.

Parmi eux, « figurent 11 Français, on n’a pas les informations pour les autres nationalités (...) il y avait 48 délégations », a indiqué Hélène Coron, une représentante de la section française de la Flottille mondiale Sumud, lors d’une conférence de presse en ligne.

« Nos bateaux ont été abordés par des vedettes militaires qui se sont identifiées comme d’+Israël+», a précisé l’organisation sur X, ajoutant que les occupants avaient « pointé des lasers et des armes d’assaut semi-automatiques » et « ordonné aux participants de se rassembler à l’avant des bateaux et de se mettre à quatre pattes ».

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Selon la militante, plusieurs bateaux ont été interceptés dans les eaux internationales, près de l’île grecque de Crète, à une distance « sans précédent » d’Israël.

Pour Yasmine Scola, qui se trouve à bord de la flottille dont le navire transporte du matériel scolaire et de la nourriture, ses collègues ont été « kidnappés » par Israël.

- « Libération immédiate » -

Parmi les onze militants français, figure la conseillère municipale communiste de Paris Raphaëlle Primet, selon Mme Coron.

Les organisateurs ont appelé le gouvernement français à agir pour la libération des personnes détenues par Israël.

Le patron des communistes français, Fabien Roussel, a également demandé au « ministre des Affaires étrangères (Jean-Noël Barrot) d’intervenir immédiatement pour leur libération », parlant lui aussi d’un « kidnapping ».

De son côté, le gouvernement italien a réclamé à Israël la « libération immédiate » de ses ressortissants « illégalement retenus », au nombre de 24, selon l’agence de presse Ansa.

« En raison du grand nombre d’embarcations participant à la flottille, du risque d’escalade et de la nécessité d’empêcher la violation d’un blocus légal, une action précoce s’imposait, conformément au droit international », a justifié le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien, Oren Marmorstein, dans un communiqué.

« L’opération a été menée dans les eaux internationales, pacifiquement, sans faire de victime », a-t-il ajouté.

Selon des vérifications de l’AFP, basées sur les données de navigation des organisateurs, les bateaux ont été interceptés dans la zone économique exclusive (ZEE) grecque.

Une trentaine de bateaux de la flottille sont toujours en route, une majorité se trouvant désormais dans les eaux territoriales grecques au sud de la Crète, selon cette même source.

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- « Pris d’assaut » -

La Flottille mondiale Sumud avait indiqué dans la nuit de mercredi à jeudi qu’« au moins 22 des 58 bateaux de la flottille avaient été pris d’assaut par les forces israéliennes en totale violation avec le droit international ». Et les organisateurs précisaient avoir perdu le contact avec 11 navires.

Ils n’ont pas été en mesure, jeudi, de donner immédiatement de détails sur ce que les autres navires prévoyaient de faire.

Cette flottille était initialement composée de plus de 50 bateaux partis ces dernières semaines de Marseille (France), Barcelone (Espagne) et Syracuse (Italie).

En 2025, un premier voyage de la Flottille mondiale Sumud avait attiré l’attention du monde entier.

Une cinquantaine de bateaux avaient été interceptés au large des côtes de l’Egypte et de la bande de Gaza début octobre. L’opération israélienne, qualifiée d’illégale par les organisateurs et par Amnesty International, avait suscité des condamnations internationales.

Plusieurs centaines de militants, dont la Suédoise Greta Thunberg ou l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, avaient été expulsés par Israël après avoir subi, selon eux, de mauvais traitements en détention, accusations que démentent les autorités israéliennes.

La bande de Gaza, gouvernée par l’organisation islamiste Hamas, est soumise à un blocus israélien depuis 2007.

Israël et le mouvement islamiste palestinien s’accusent mutuellement de violer un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, après deux ans de guerre, déclenchée par l’attaque d’une ampleur sans précédent du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

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