La flamme brûle toujours aussi fort pour Mikaël Kingsbury dans une année sans Jeux olympiques et championnat mondial


Richard Boutin
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VAL SAINT-CÔME | Dans une année sans Jeux olympiques ni championnat mondial, Mikaël Kingsbury a trouvé la motivation nécessaire pour demeurer au sommet de son sport même s’il a tout gagné au cours de son illustre carrière.
Fort de sept podiums, dont quatre victoires, en autant de courses depuis le début de la saison, Kingsbury trône au sommet du classement en solo, en duo et au cumulatif.
«L’absence de Jeux olympiques et de mondial cette année ne change rien pour moi, a déclaré le roi des bosses. J’aime ce que je fais et c’est facile de me motiver. J’ai la même routine et mon quotidien n’a pas changé. L’obtention du Globe de cristal prend toutefois une plus grande ampleur.»
«Le travail reste le même, de poursuivre Kingsbury. Je sens que je continue de progresser et je n’ai pas l’impression que je ralentis. Je suis encore capable de gagner. Peu importe le résultat, c’est une journée réussie si je skie à mon plein potentiel même si un adversaire offre une meilleure performance. Mon objectif est d’y aller au jour le jour et c’est avec cette mentalité que j’obtiens du succès.»
«L’objectif est de skier plus souvent à mon plein potentiel, d’ajouter le bosseur de 31 ans. Quand c’est le cas, je suis presque intouchable.»
Si son objectif est de repousser les limites de son protégé, Michel Hamelin estime que Kingsbury est difficile à déstabiliser. «Mik s’amuse à skier et à réaliser des descentes à son niveau, a souligné l’entraîneur-chef de l’équipe nationale de bosses. Il est difficile à affecter et il est facile à motiver. Mon but est de le mettre au défi et de repousser ses limites.»
Une course bien spéciale
Après toutes ces années, une Coupe du monde à la maison demeure aussi spéciale pour le triple médaillé olympique. «La Coupe du monde de Val Saint-Côme possède une bonne importance dans le calendrier cette année. Que ce soit à Saint-Gabriel, à Tremblant ou à Val Saint-Côme, j’ai toujours bien réussi à la maison en terminant sur le podium à chaque course et j’en prends une fierté. Comme aux grands événements, la Coupe du monde de Val Saint-Côme est une compétition où je veux performer sur demande. C’est le fun de casser le party ailleurs, mais c’est encore plus le fun de bien faire à la maison quand tu entends les gens crier ton nom.»
Rien d'acquis
Si plusieurs pensent que le podium est dans la poche chaque fois que Kingsbury s’installe dans le portillon de départ, le principal intéressé ne voit pas les choses de la même façon.
«Certains ont l’impression que c’est facile de remporter un podium, mais ce n’est pas facile, a assuré l’auteur de 84 victoires en Coupe du monde. Plusieurs skieurs sont capables de monter sur le podium à chaque épreuve. Je ne prends rien pour acquis.»
Avec l’expérience, le skieur natif de Deux-Montagnes conjugue très bien avec la pression. «J’ai vécu le summum de la pression dans le sport quand j’ai remporté ma première médaille d’or aux Jeux de Pyeongchang. Maintenant quand je vis des moments stressants, je repense aux Jeux de 2018. J’ai prouvé que je peux bien faire sous pression.»