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La fin des arrêtés ministériels en santé réclamée

TVA Nouvelles

2021-11-08T23:39:30Z

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Les leaders des organisations syndicales représentant le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires exhortent le gouvernement Legault d’arrêter d’avoir recours aux arrêtés ministériels en santé. 

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«La façon de gouverner, présentement, à coup d'arrêtés ministériels, doit cesser», déclare Sylvie Nelson, présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ), en point de presse, lundi. 

Depuis le début de la pandémie, en mars 2020, le gouvernement Legault a adopté au moins 155 décrets dans le réseau de la santé, déplorent les syndicats. 

Une centaine de ces arrêtés ministériels iraient même à l’encontre des contrats de travail d’employés, dénoncent-ils. 

«Les arrêtés ministériels, ça ne donne pas les résultats. On s'enfonce dans la crise», lance Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS-CSN. 

Les leaders syndicaux accusent aussi le ministre de la Santé, Christian Dubé, d’écarter les syndicats dans la recherche de solution à la crise qui sévit actuellement dans le réseau de la santé. 

«Le ministre, de son bureau de Québec, a préféré imposer des conditions de vie, des conditions de travail intenables à des milliers de femmes qui se dévouent au quotidien», critique Mme Marcotte. 

Les représentants soulignent d’ailleurs que les problèmes de pénurie de personnel et de rétention des employés du réseau de la santé sont loin d’être réglés. 

«On ferme une urgence après 20 heures. On ferme un département. On déplace la clientèle, les femmes qui doivent accoucher parce que le service n'est plus donné entre telles heures. Ça, c'est plus que parlant», estime Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ. 

Les syndicats affirment également étudier la possibilité de porter plainte au Tribunal du travail puisque le gouvernement tarde à payer aux travailleurs les montants négociés dans les conventions collectives. 

«Le ministre de la Santé a mis le feu dans le réseau et nous demande à nous, les syndicats, de l'éteindre à sa place», Nathalie Lévesque, présidente par intérim de la FIQ. 

Le bureau du ministre de la Santé, Christian Dubé, dit travailler à décentraliser le réseau afin de se rapprocher davantage du personnel sur le terrain.

On ajoute toutefois que tant que la pandémie dure, il faut assurer le bon fonctionnement du réseau. 

- D’après les informations d’Andrée Ducharme

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