La fermeture des écoles: une mauvaise solution?
TVA Nouvelles
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La montée de la troisième vague inquiète de nombreux experts en santé québécois. Le collectif COVID-STOP réclame le reconfinement immédiat du grand Montréal ainsi que la fermeture des écoles.
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Tous les médecins ne sont toutefois pas de cet avis.
La Dre Mélissa Ranger, urgentologue à l’Hôpital Charles-Le Moyne, affirme que les jeunes ont besoin d’aller à l’école.
«Je vous dirais que c’est important de suivre la situation d’heure en heure, de jour en jour, et de voir si on a des cas d’explosion et qu’on est en train de perdre le contrôle, mais de fermer toutes nos écoles, pour le moment, j’ai encore des réserves», explique la Dre Mélissa Ranger.
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Effets collatéraux
Elle affirme que les cas de détresse psychologique sont en forte hausse chez les jeunes. Les consultations en pédopsychiatrie ont beaucoup augmenté au cours des derniers mois.
Sur la Rive-Sud de Montréal, les autorités surveillent étroitement un nouveau fléau: la circulation de comprimés de Xanax contrefaits. Ces derniers sont distribués largement chez les élèves du secondaire qui y voient une façon de combattre leur anxiété.
Dans ce contexte, la Dre Mélissa Ranger ne voit donc pas d’un bon œil la fermeture des écoles.
De plus, l’urgentologue est d’avis que les mesures déjà en place dans les établissements scolaires permettent d’éviter des éclosions.
D’autres solutions
Selon la Dre Ranger, il faut davantage s’attaquer aux rassemblements et au relâchement au sein de la population. Elle ajoute qu’il faut accélérer la vaccination, tout en maintenant la ligne dure le temps qu’on atteigne l’immunité collective.
Sans quoi, prévient-elle, on assistera à une nouvelle surcharge dans le réseau hospitalier.
«On ne voudrait pas revivre une deuxième vague catastrophique avec nos soins intensifs qui sont en train d’exploser où on manque de lits, où on forme des trios de protocoles avancés pour savoir qui va avoir accès aux soins. Évidemment, on ne veut pas aller là.»
L’urgentologue a elle-même contracté le virus il y a près d’un an. Elle avait alors subi de lourds symptômes au niveau respiratoire, même si elle était en santé et âgée de seulement 40 ans.
D’ailleurs, actuellement, on constate que plusieurs jeunes en bonne condition physique se retrouvent hospitalisés après avoir été infectés par la COVID-19.
Une preuve, selon la Dre Mélissa Ranger, qu’il ne faut pas prendre ce virus à la légère.