«La famille Lemieux a besoin de support aujourd’hui» - Enrico Ciccone
Agence QMI
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La famille de Claude Lemieux est démolie à la suite de la disparition du grand hockeyeur québécois et elle aura besoin de tout le soutien possible.
C’est ce qu’a indiqué le député libéral et ancien hockeyeur de la LNH Enrico Ciccone, vendredi, à LCN, au lendemain de l’annonce du décès de l’ancien hockeyeur de 60 ans, qui se serait enlevé la vie.
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« Ça a été un choc, pas juste pour moi, mais pour tout le monde », a rappelé Ciccone, en conversation avec l’animateur, Mario Dumont.
« Hier j’étais à une vingtaine de minutes de mes crédits budgétaires en sport et on m’a annoncé cette nouvelle-là, a-t-il continué. Tout de suite, j’ai pris le téléphone et je me suis senti obligé d’appeler Jocelyn, son frère, avec qui je me suis lié d’amitié. Il était démoli, pauvre gars. »
Tout ce bon monde vit des moments extrêmement difficiles.
« Je lui ai parlé encore tantôt et la seule chose qu’il a été capable de me dire, c’est “on va avoir besoin de beaucoup, beaucoup de support” », a raconté l’ancien homme fort qui a disputé 374 matchs dans la LNH.
« C’est le message que je peux envoyer aux Québécois, a-t-il ajouté. La famille Lemieux a besoin de support aujourd’hui. »
Les blessures au cerveau
Ciccone n’a pas pu s’empêcher d’évoquer les blessures au cerveau comme raison pour laquelle le quadruple gagnant de la Coupe Stanley aurait pu passer à l’acte.
« La première chose qui m’est venue à l’idée, surtout si on se fie à l’histoire des autres joueurs qui sont passés à l’acte, je me suis dit que c’est l’encéphalopathie (traumatique chronique). Un autre joueur qui vit ces moments-là », a-t-il déploré.
Le hockeyeur devenu politicien a connu beaucoup d’autres joueurs qui ont vécu toute sorte de difficultés avec les blessures au cerveau, une fois à la retraite.
« J’ai des chums, des gars les plus doux de la planète, des gars de famille, et puis tu lis, à un moment donné, qu’ils sont arrêtés pour violence conjugale, a-t-il expliqué. Puis, leurs femmes disent : “je ne comprends pas ce qui est arrivé. C’est arrivé d’un moment à l’autre”. C’est ça que ça fait. »
L’autre problème dans tout ça, c’est que c’est seulement à leur mort qu’on peut savoir s’ils souffraient de l’encéphalopathie traumatique chronique.
« C’est pour cette raison-là que beaucoup de mes coéquipiers et moi-même, on laisse notre cerveau à la science après, justement, pour qu’on soit capable d’aller plus loin au niveau de la recherche aussi, pour savoir comment on va être capable, peut-être, de déceler et de prévenir ce genre de choses là dans le futur. »
Voyez l’entretien complet en vidéo principale.