La dureté du mental devra être top niveau

Marc de Foy
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Le Canadien a pris les devants deux fois dans sa série contre le Lightning. On peut penser qu’il peut y arriver une troisième fois. Aussi, la bande de Martin St-Louis doit absolument l’emporter à Tampa, ce soir.
La dureté de son mental, comme dirait le clairvoyant Bob Chicoine de l’équipe des Boys, devra être top niveau.
En séries, joueurs et entraîneurs vous diront que la volonté de gagner est ce qui fait pencher la balance à la fin. La bataille entre le Tricolore et le Lightning a atteint cette étape. Les joueurs devront se surpasser au cours des deux prochains matchs et, s’il y a lieu, dans une troisième rencontre.
Juraj Slafkovsky, Josh Anderson et Mike Matheson, qui ont été exemptés de l’entraînement d’hier en raison de traitements thérapeutiques, devront oublier leurs bobos et y mettre toute la gomme.
Leurs coéquipiers devront faire de même à chacune de leur présence sur la glace.
Pourquoi ne pas modifier les deux premiers trios ?
Maintenant, Martin St-Louis apportera-t-il des changements dans la composition de ses trios ?
Il n’aurait servi à rien de lui poser la question hier, puisqu’il fait l’impasse à ce sujet depuis le début des séries.
C’est son affaire.
Peut-il continuer avec les mêmes combinaisons ?
À la lumière de ce que les quatre premiers matchs nous ont démontré, les circonstances se prêtent à des changements. Anderson pourrait donner de l’air à Nick Suzuki et à Cole Caufield, qui n’arrivent à rien à cinq contre cinq.
Kirby Dach et Zachary Bolduc pourraient créer de l’espace pour Ivan Demidov, qui a désespérément besoin d’aide dans le deuxième trio.
Attention aux pénalités !
Par ailleurs, le Canadien devra se tenir loin du banc des pénalités. Il n’y a rien de plus fatigant que d’écouler des infériorités numériques en succession.
L’arbitrage est souvent en cause dans le trop-plein d’émotion de certains joueurs. Mais ces derniers doivent apprendre aussi à composer avec ce désagrément. Car le passage des années nous dit que le travail des officiels posera toujours un problème dans les séries de la Coupe Stanley.
Il semble que pour un propriétaire ou un directeur général qui prônent un durcissement de l’arbitrage en séries, une grande majorité s’y oppose. L’image de la Ligue nationale de hockey s’en trouve entachée. Mais depuis le temps que ça dure, ses dirigeants n’en font pas de cas.
Et félicitations pour votre programme, les bonzes de la LNH !
Un coup qui aurait demandé une réplique
Cela étant dit, les arbitres Brandon Blandina et Wes McCauley ne devraient pas être les boucs émissaires de la défaite du Canadien, dimanche. L’excuse serait trop facile.
Les coupables sont les joueurs du Tricolore qui ont baissé les bras, eux qui menaient 2-0, après que Max Crozier a pincé Slafkovsky au centre de la patinoire.
Qu’ont-ils fait lorsque Slafkovsky était étendu sur la patinoire ?
Suzuki est allé donner un petit coup de bâton sur la hanche de Crozier. Cole Caufield, Alexandre Carrier et Matheson étaient aussi sur la glace, mais ils n’ont pas réagi.
Discipline ou mollesse de leur part ?
Mettons que ce n’est pas le travail de Caufield et de Carrier de jouer les redresseurs de torts. Matheson l’a déjà fait, mais il ne voulait peut-être pas aggraver la blessure qui le tenaille.
Reste que c’est toute l’équipe qui a laissé courir Crozier le reste de la soirée.
De quoi était-il question encore au début de cette chronique ?
Ah oui, la dureté du mental !