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La disette de Félix Auger-Aliassime et de Denis Shapovalov se poursuit à l’Omnium Banque Nationale: les Canadiens craquent-ils sous la pression devant leurs fans?

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-07-31T15:30:00Z

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La dernière victoire de Denis Shapovalov à l’Omnium Banque Nationale remonte à 2019. Celle de Félix Auger-Aliassime, à 2022, et Leylah Fernandez, elle, montre une fiche perdante de quatre gains contre six revers au Canada.

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Coudonc, les Canadiens craquent-ils devant la pression devant leurs fans? Si tous se disent heureux chaque année de disputer le tournoi qui, souvent, les a fait rêver de devenir des joueurs de tennis professionnels, on ne peut pas dire que cela se traduit par des résultats sur le terrain, devant une foule pourtant dédiée à leur cause.

Cette année marque particulièrement l’imaginaire. Il y avait neuf représentantes de l’unifolié en lice dans le grand tableau à Montréal seulement. Une seule a atteint le troisième tour: l’invitée ontarienne Victoria Mboko, 87e, qui connaît à 18 ans une première année professionnelle très impressionnante, ponctuée aussi par une troisième ronde à Roland-Garros.

L’espoir Diallo

À Toronto, au même stade du tournoi, il reste aussi un seul représentant canadien: le Québécois Gabriel Diallo, qui connaît aussi une superbe saison, couronnée pour l’instant par son premier titre ATP, remporté à Bois-le-Duc, avant Wimbledon.

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Le Montréalais est 27e tête de série, donc comme il dispute un troisième tour, on peut dire qu’il a à tout le moins joué son rang, ce qui n’est pas rien. 

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Et ce n’est pas terminé: sur le gazon anglais, il avait livré une chaude lutte au joueur redoutable qu’il affrontera vendredi, l’Américain Taylor Fritz, deuxième tête de série. Rien n’indique qu’il ne pourrait pas faire encore mieux cette fois.

On fera abstraction des autres raquettes canadiennes. Il n’y a rien de décevant dans leurs résultats. Le Lavallois Alexis Galarneau, 193e au monde, a épaté en poussant un favori, l’Italien Flavio Cobolli, 13e, dans ses derniers retranchements, mercredi.

Au premier tour, le joueur de 26 ans s’est offert sa première victoire sur l’ATP, contre le Français Arthur Rinderknech, qui le devance par plus de 130 rangs au classement.

Ils étaient venus pour apprendre

Comme lui, tous les autres Canadiens en lice, exception faite des Fernandez, Auger-Aliassime, Shapovalov et Diallo, étaient des qualifiés ou des invités.

Des joueurs moins bien classés, à qui les organisateurs ont pour la plupart donné un laissez-passer afin de leur offrir une expérience dans un grand tournoi. Ils étaient là pour apprendre et plusieurs s’en sont très bien sortis, arrachant une manche au passage.

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À 18 ans, l’Ontarien Nicolas Arseneault, 638e et issu des qualifications, s’est même offert une victoire contre le 111e joueur sur l’ATP, le Français Valentin Royer.

Et il y a Eugenie Bouchard, qui s’offrait seulement un dernier tour de piste devant ses fans, et qui est allée bien au-delà des espérances en atteignant le deuxième tour, avec un seul match de tennis professionnel dans le corps au cours des 12 derniers mois.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP
«La sensation ne s’améliore pas»

Donc, qu’est-ce qui se passe avec les Canadiens et leur Omnium? Aucun ne souhaite parler de pression, qui n’est, de toute façon, pas un sujet dont les joueurs de tennis raffolent.

Shapovalov, lui, dit que la «surface à Toronto ne convient pas tout à fait à son jeu». «Ça arrive dans certains tournois, a-t-il émis, mardi, après sa défaite à son premier match. Je suis plus à l’aise à Montréal qu’à Toronto.» 

Dominic Chan / Agence QMI
Dominic Chan / Agence QMI

Quant à Félix, il était arrivé dans la Ville-Reine quelques jours avant le tournoi, afin de bien se préparer.

Ça n’a pas suffi, mercredi, à son premier match: le Québécois, 21e tête de série, a bousillé une large avance dans la première manche pour finalement s’incliner devant le Hongrois Fabian Marozsan, 56e mondial.

La pression? Auger-Aliassime a plutôt parlé de déception. Parce que ce genre de résultat lui est aussi arrivé dans plusieurs tournois de cette envergure, cette saison. En fait, il cumule seulement trois victoires en huit tournois Masters 1000 ou du Grand Chelem, cette année.

«Le fait de jouer au Canada, ça rend ça encore plus décevant, parce que tu veux y disputer le plus de matchs possible. Quand tu perds ton premier, c’est dur. Ça m’est arrivé avant dans ma carrière, mais la sensation ne s’améliore pas avec le temps.»

«Ce n’est pas facile, parce que ce sont dans ces tournois, les Masters 1000, les Grands Chelems, que je veux bien jouer. Ça n’a pas été le cas cette année.»

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