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La dernière coupe Stanley au Canada remonte à 1993: le moment est-il enfin venu?

Les meilleurs espoirs reposent peut-être sur les épaules du Canadien

Kirby Dach et Gage Goncalves, du Lightning, lors d'un match intense le 9 avril à Montréal.
Kirby Dach et Gage Goncalves, du Lightning, lors d'un match intense le 9 avril à Montréal. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-04-16T19:30:00Z

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Depuis 1993 que le Canada attend de voir une de ses équipes soulever la coupe Stanley. Est-ce que la malédiction sera brisée cette année ? Rien n’est moins sûr.

Trente-trois ans, c’est long. C’est le nombre d’années qui sépare le Canada de sa dernière conquête de la coupe Stanley. Coïncidence ou pas, 33, c’est le numéro du joueur qui a remporté le trophée Conn-Smythe lors de ce printemps de 1993. Un certain Patrick Roy du Canadien.

On ne veut pas de la numérologie et tomber dans le mysticisme, mais quand ça fait aussi longtemps qu’on attend, on prend tous les signes positifs qui passent.

Il n’y a que trois équipes canadiennes qui participent aux séries cette saison et c’est un peu difficile de croire que l’une d’elles soulèvera la précieuse coupe de lord Stanley dans deux mois. L’une semble être en train de passer à côté de sa fenêtre alors que les deux autres voient la leur commencer à s’ouvrir et ont peut-être encore le nombril un peu vert.

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Mais parce qu’on aime voir le verre à moitié plein, voici les raisons pour lesquelles les trois équipes canadiennes ont une chance de gagner la coupe cette saison.

Canadien de Montréal

En jouant selon ses règlements et en jouant le match devant lui, le Canadien a surpris un peu tout le monde en terminant dans le top 4 de l’Association de l’Est et dans le top 6 de la LNH. On savait cette jeune équipe douée, mais peut-être pas au point de se hisser aussi haut, aussi rapidement. L’objectif était de participer aux séries cette saison, mais l’idée de voir l’équipe remporter au moins une série et peut-être plus est loin d’être farfelue.

Pourquoi peuvent-ils gagner ?

Ils possèdent une excellente force de frappe offensive menée par un premier trio du tonnerre. Cole Caufield marque dans les grands moments, Nick Suzuki est un meneur, Juraj Slafkovsky est un tank et Lane Hutson est fait en caoutchouc et est un passeur hors pair, tandis que Jakub Dobes a enfin un début de technique et joue très bien.

S’ils gagnent, le Conn-Smythe ira à...

N’importe lequel des joueurs mentionnés ci-haut, mais, puisqu’il fait choisir, Cole Caufield, qui aura multiplié les buts gagnants.

Et s’ils ne gagnent pas, ce sera à cause...

Des blessures à la brigade défensive, qui est amputée de Noah Dobson et d’Alexandre Carrier, et de l’inexpérience d’une jeune équipe qui apprend à gagner en séries.

Sénateurs d’Ottawa

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

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On s’est longtemps demandé si les « Sens » allaient se frayer un chemin jusqu’en séries. Avec la cinquième meilleure fiche de la LNH depuis le retour de la pause olympique, ils ont démontré qu’ils en avaient dedans. C’est une équipe jeune qui compte quand même sur de jeunes vétérans talentueux qui peuvent faire la différence.

Pourquoi peuvent-ils gagner ?

Ils ont un mélange assez intéressant de talent et de papier sablé. Ils ont aussi un miraculé en Thomas Chabot, qui s’est remis d’une fracture du bras en seulement trois semaines. Ils ont un bon équilibre entre la qualité de l’attaque et du jeu défensif et comptent sur des joueurs de talent dans les deux secteurs.

S’ils gagnent, le Conn-Smythe ira à...

Linus Ullmark. Il a pris une pause d’un mois pour des raisons de santé mentale. Depuis qu’il est revenu, il présente un taux d’arrêt supérieur à ,900 et se maintient dans le top 3 des gardiens de la LNH. Il est l’une des raisons pour lesquelles les Sénateurs sont en séries.

Et s’ils ne gagnent pas, ça sera à cause...

Du manque d’expérience en séries d’une équipe qui a perdu en première ronde l’an passé après avoir raté le tournoi du printemps lors des sept saisons précédentes.

Oilers d’Edmonton

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Il y a deux ans, les Oilers étaient à deux buts de l’emporter en finale contre les Panthers et l’an passé, les félins floridiens ont réglé en six matchs. C’est une équipe pleine de talent, mais pas à toutes les positions et il y a un déséquilibre des forces. De plus, aller jusqu’au bout deux ans de suite, ça use. On verra quel genre d’énergie a cette équipe dès la première ronde.

Pourquoi peuvent-ils gagner ?

Le monstre à deux têtes qu’est la paire Connor McDavid et Leon Draisaitl. Ils peuvent canaliser la frustration accumulée lors des deux derniers printemps pour transporter leurs coéquipiers vers la terre promise.

S’ils gagnent, le Conn-Smythe ira à...

Connor McDavid. Difficile de nommer un autre nom, c’est le corps et l’âme de cette équipe et il la transporte sur ses larges épaules depuis des années.

Et s’ils ne gagnent pas, ça sera à cause...

Des gardiens. On a échangé Stuart Skinner aux Penguins en retour de Tristan Jarry. Celui-ci connaît une pire saison que Skinner avec une moyenne de près de 4,00 et un taux d’efficacité bien en deçà de ,900. Connor Ingram fait un peu mieux, mais pas beaucoup mieux.

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