La défensive dispute son meilleur match de la saison et le Rouge et Or remporte la Coupe Dunsmore pour la 17e fois de son histoire


Richard Boutin
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La défensive du Rouge et Or de l’Université Laval a choisi le bon moment pour disputer son meilleur match de la saison.
Dans une victoire de 22-17, samedi au PEPS, en finale de la Coupe Dunsmore face aux Carabins de l’Université de Montréal, les protégés de Marc Fortier n’ont accordé que 247 verges aux Bleus et à leur quart-arrière vedette Jonathan Sénécal. Laval affrontera maintenant les Rams de Régina, samedi prochain, à l’occasion de la Coupe Mitchell.
«Je suis vraiment, vraiment, vraiment content de la performance des gars, a mentionné le coordonnateur défensif lavallois. Les joueurs ont acheté le plan de match. On affrontait une offensive dangereuse, diversifiée et qui pouvait nous attaquer partout sur le terrain.»
Le mot d’ordre était clair. «J’ai dit aux joueurs toute la semaine que nous allions concéder des verges, mais que nous allions arrêter les poussées offensives, a-t-il résumé. On a disputé de bonnes parties cette saison, mais je suis bien content d’avoir accordé 247 verges à une offensive de cette qualité. Compte tenu de l’adversaire, oui c’est notre meilleur match défensif de l’année. C’est le cas chaque fois qu’on bat Montréal et un quart-arrière de la qualité de Jonathan Sénécal.»
«Le joueur le plus rapide»
Le pivot des Bleus a été limité à 38 verges par la course. «Il est vite en tabarouette, a imagé Fortier. Éloa Latendresse-Regimbald [le pivot de McGill] est difficile à plaquer, mais Jonathan est difficile à toucher. Certains de mes joueurs n’aimeront pas ça, mais c’est le joueur le plus rapide sur le terrain. Nous avons eu besoin de l’effort de tout le monde pour mettre de la pression et en couverture.»
Des fleurs pour les vétérans
Si Fortier a salué le travail d’équipe, il a également pointé le jeu de ses vétérans William Quenneville, Vincent Delisle et Francis Bouchard. «William est l’exemple parfait d’un joueur qui revient pour une dernière saison pour les bonnes raisons et qui veut accomplir des choses, a-t-il raconté au sujet de l’ailier défensif. Il a sorti un gros match, et son sac où il a provoqué un échappé a fait la différence. Vincent a aussi été un pilier et je suis fier d’eux.»

Avec un plaqué sur un deuxième essai et deux verges à parcourir au troisième quart alors qu’il a fauché le demi inséré Carl Chabot qui venait de capter une passe, Bouchard a forcé les Carabins à dégager alors qu’ils s’approchaient du centre du terrain.
«Francis a joué vraiment fort et ce jeu a été à l’image de son match, de poursuivre Fortier au sujet du secondeur hybride de quatrième année qui a mené avec cinq plaqués. Il a stoppé l’une des meilleures combinaisons quart-arrière-receveur du circuit.»
Jeu crucial et appel audacieux
Posté à sa ligne de 27 verges avec 2 min 6 s au match et une mince priorité de cinq points, le Rouge et Or a été en mesure d’orchestrer une poussée de 48 verges qui a duré 1 min 54 s pour sceller la victoire. Montréal a repris le ballon profondément dans son territoire avec dix secondes au cadran.
«On n’avait pas le choix d’être agressif, a résumé le coordonnateur offensif Justin Éthier. En deuxième essai et sept, on a misé sur un jeu qui a bien fonctionné cette saison et où Arnaud [Desjardins] était à l’aise. Sa passe manquait un peu de vélocité, mais il a donné la chance à Olivier [Cool] de faire le jeu. Il a réussi l’attrapé même si le demi défensif était de retour dans le décor.»
«Pour un deuxième match consécutif, on s’est retrouvé loin dans notre territoire dans une position légèrement inconfortable où il n’était pas question de tenter deux jeux au sol et de dégager, de poursuivre Éthier. On ne voulait pas donner une grosse chance à Jonathan Sénécal.»
Fortier a aussi encensé l’offensive. «C’est fou qu’on ait eu le ballon pendant près de 11 minutes au quatrième quart. C’est facile pour une défensive de bien faire quand elle joue seulement quatre minutes. On pensait que la victoire était acquise avant que Sénécal convertisse un troisième essai et 16 verges et lance une passe de touché sur le jeu suivant. Je me demandais quelle stratégie adopter quand on rembarquerait sur le terrain, mais je n’en ai pas eu besoin. Olivier a réussi le jeu du match avec son attrapé.»