La défaite en finale va propulser les Panthers


Michel Therrien
Partager
L’expérience que les Panthers de la Floride ont vécue l’an passé en perdant en finale va sûrement les aider à battre les Oilers d’Edmonton cette année. Cette douleur, je suis passé par là en 2008.
Avec les Penguins de Pittsburgh, on avait perdu contre les Red Wings de Detroit. Après le match, je me souviens que Sidney Crosby était venu dans mon bureau et il m’avait dit : «L’année prochaine, on va gagner.»
En 1983, les Oilers avaient perdu contre les Islanders. Wayne Gretzky, qui était passé devant le vestiaire de New York, avait remarqué que ses adversaires étaient en douleur, qu’ils étaient maganés. Il y a un prix à payer pour se rendre là.
Il avait dit : «L’année prochaine, on sait c’est quoi». Il avait les larmes aux yeux et la rage au cœur. Ça fait mal, ça fait tellement mal de perdre en finale de la Coupe Stanley, surtout quand tu te retrouves à un match ou deux de l’objectif.
Edmonton a soulevé la coupe l’année suivante, comme les Penguins l’ont fait en 2009. Pour cette raison, j’ai tendance à penser que les Panthers vont remporter cette série.
Ils m’impressionnent vraiment comme équipe. Ils ont un système de jeu qui est robuste. Ils sont durs à affronter. Quand ils embarquent sur la glace, ils sont sérieux. On sent un groupe qui a un but en tête. Les joueurs sont prêts à se sacrifier.
Le caractère des Panthers a fait en sorte que les grands joueurs des Rangers de New York, on ne se le cachera pas, ont joué sur le bout de la palette durant la finale de l’Association de l’Est.
Les grands veulent gagner
On a droit à des séries exceptionnelles. C’est un beau scénario de retrouver les Oilers et les Panthers en finale. Ça nous donne une belle confrontation entre Connor McDavid, le meilleur joueur offensif de la Ligue nationale, et Aleksander Barkov, le meilleur attaquant défensif.
McDavid, ça fait des années qu’il est considéré comme le meilleur de la planète. Il a besoin de l’étoile dans son cahier pour dire qu’il est un champion de la Coupe Stanley. Ça change toute la donne.
D’être reconnus comme des gagnants, toutes les grandes vedettes comme Sidney Crosby ou Alex Ovechkin, c’est quelque chose qu’ils veulent absolument.
À Edmonton, c’est ce que les gens vont regarder. Est-ce que c’est faisable pour McDavid d’encore monter son jeu d’un cran en finale? S’il ne gagne pas, ça n’enlève pas qu’il est le meilleur joueur de la ligue.
L’entraîneur Kris Knoblauch, qui n’était pas connu du public, fait du travail remarquable et il ne reçoit pas assez de crédit. Il a complètement changé la philosophie des Oilers. C’était une équipe reconnue pour jouer un style ouvert, parce qu’ils ont tellement de talent. Maintenant, je les vois faire des replis défensifs comme ils n’en ont jamais fait. Ils comprennent l’importance de jouer dans les deux sens de la patinoire. Il a eu des décisions à prendre, pour un coach, qui sont difficiles. Il a fait des changements dans sa formation et chaque fois, c’était réfléchi.
Ces deux formations n’ont pas volé leur place en finale de la Coupe Stanley.