La décision de préférer Jacob Fowler à Samuel Montembeault fut difficile à prendre pour Martin St-Louis: «Tu le fais pour le bien de l’équipe»

Jonathan Bernier
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KANATA |. Il n’y a pas que la musique qui adoucit les mœurs, la victoire aussi.
Martin St-Louis, qui en a même perdu patience en matinée, était beaucoup plus enclin à s’étendre sur la situation de ses gardiens après ce gain de 3 à 2 face aux Sénateurs.
« Quand tu es dans une position de leader, tu prends des décisions qui affectent négativement des personnes que tu aimes. Mais tu le fais pour le bien de l’équipe », a-t-il indiqué.
« Ça vient avec la job et c’est le prix que tu dois payer comme leader, a-t-il poursuivi. Ce n’est pas une décision facile. Et même s’il s’agit d’une décision difficile, tu dois être capable de les prendre. »

Face aux Sénateurs, cette décision de faire confiance à Jacob Fowler au lieu de Samuel Montembeault lui a souri.
« Il a fait une grosse différence, ce soir, a lancé St-Louis à propos de la soirée de travail de la recrue. C’est un joueur qui affiche beaucoup de calme et de confiance. »
Tout faire pour gagner
Le principal intéressé, qui en était à son deuxième séjour avec le Canadien, après avoir conservé un dossier de 4-4-2 entre le 11 décembre et le 15 janvier, n’a pas mis de temps à retrouver ses repères. Il faut dire que les attaquants des Sénateurs se sont assurés rapidement de voir s’il était éveillé.
« À la première occasion, c’était complètement nouveau. Cette fois, je me sentais plus prêt. J’avais l’impression de rejoindre une équipe dans laquelle je fais partie », a-t-il affirmé.
Parions que cette impression fut encore plus forte lorsque ses coéquipiers lui ont sauté dans les bras à la fin du match. Avec raison, considérant qu’il a permis au Tricolore de préserver les deux points sans en laisser filer un seul à un adversaire direct dans la course aux séries.
Une fois de retour dans le minuscule vestiaire des visiteurs du Centre Canadian Tire, il a pris soin de leur renvoyer l’ascenseur.
« Les trois dernières minutes ont démontré que les gars dans ce vestiaire sont prêts à tout faire pour gagner, a-t-il déclaré. Ils étaient exténués, mais ils ont continué de bloquer des tirs. À ce temps-ci de l’année, c’est ce que ça prend. »
Six arrêts en deux minutes
Résister à des assauts de fin de rencontre pour une troisième fois de suite, c’est tout à l’honneur des Montréalais, eux qui ont connu toute sorte d’ennuis dans ce domaine depuis le début de la campagne.
« Tu ne veux pas laisser des points sur la table. Mais ce n’est pas une tâche facile, a soutenu St-Louis. Les gardiens se font retirer rapidement et ce n’est pas évident de ne pas accorder un but. Ça prend une structure. De ce côté, ce soir, c’était une de nos meilleures. »
« Mais même avec une structure, ça te prend des arrêts. C’est ça que nous avons eu », a-t-il pris soin d’ajouter.
Des arrêts, Fowler en a effectué six dans les deux dernières minutes du match... après que Juraj Slafkovsky ait raté le but déserté par Linus Ullmark.