Rentrée sur les campus: la CSQ réclame une meilleure collaboration avec les établissements

Agence QMI
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Les membres de la Centrale des syndiqués du Québec (CSQ) sont enthousiastes à l’idée de retourner sur les campus au cours des prochaines semaines après 18 mois de cours à distance ou en alternance, mais ils souhaitent davantage de collaboration de la part des directions des établissements.
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Le président de la CSQ, Éric Gingras, a indiqué en conférence de presse mercredi que le «fait de retourner sur les campus est une bonne nouvelle».
«[Si cela] veut dire de porter le masque, de respecter les différentes consignes de la santé publique et de la CNESST, dans le cadre du personnel, c’est sûr qu’on ne va pas être contre ça», a-t-il ajouté.
Flanqué de plusieurs collègues représentant les enseignants, les professionnels et le personnel de soutien, M. Gingras a parlé d’un «moment important» et de «retrouvailles», 24 heures après que le gouvernement Legault eut annoncé qu’il faisait marche arrière pour ce qui est du port du masque en classe dans les cégeps et dans les universités. Si les cas de COVID-19 continuent d’augmenter, en raison du variant Delta, la mesure pourrait être étendue aux écoles secondaires et primaires ainsi qu'aux services de garde.
La CSQ a lancé mercredi la campagne «Si on fait mieux?», qui s’articule autour de cinq incontournables afin d’assurer le bien-être de tous sur les campus. Le syndicat dit ainsi souhaiter des campus à échelle humaine, un réel accès à des services en santé mentale, une revitalisation de la vie étudiante, des moyens nécessaires pour soutenir les apprentissages et une culture de collaboration et d’écoute.
Selon M. Gingras, il faut «remettre l’humain au centre des campus».
Sa collègue Lucie Piché, présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep au sein de la CSQ, a dit avoir constaté que «la pandémie était plus facile, entre guillemets, dans les organisations où on avait une culture de collaboration». Selon elle, il a été plus facile au sein de ces établissements de «régler plus facilement les problèmes» pour aider le personnel à bout de souffle.
Vaccination obligatoire
Pour ce qui est de la vaccination qui n’a pas été rendue obligatoire pour le personnel du réseau de l’éducation et des étudiants, contrairement au personnel de la santé, le président de la CSQ a dit qu’il n’a pas en main les taux de vaccination du réseau de l’éducation, mais selon lui, on «sent qu’il y a un enthousiasme auprès du personnel» pour la vaccination.
«Est-ce que le fait [d’imposer la vaccination] va amener les gens à quitter le réseau, réseau qui est déjà en difficulté? C’est hypothétique. On pense aussi que le gouvernement est assez intelligent de savoir cette notion de désaffection possible du personnel advenant que ça se passe», a dit M. Gingras.
En ce qui a trait à la santé mentale, Lucie Piché devine que la pandémie aura généré de «nouveaux besoins». Selon elle, il peut être «anxiogène de retourner dans les milieux de travail, pour toutes sortes de raisons. On peut présumer qu’il y aura des besoins plus importants».