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La crainte de la COVID affecterait le raisonnement des gens

2021-12-01T16:39:43Z

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La peur que suscite la COVID-19 chez certaines personnes diminuerait leurs capacités cognitives et leur faculté de raisonnement, a conclu une équipe de chercheurs du Neuro de l’Université McGill dans une étude dévoilée mercredi. 

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Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs affiliés à l’Institut-hôpital neurologique de Montréal (Neuro) ont d’abord fait remplir un questionnaire à 1500 Américains pour mesurer leur niveau d’inquiétude vis-à-vis du virus. L’étude a été réalisée dans les premiers instants de la pandémie, entre avril et juin 2020, alors que la COVID-19 venait tout juste de chambouler le monde.

Par la suite, les participants ont passé des tests cognitifs, notamment pour mesurer leur capacité à traiter des informations et leur tolérance au risque.

En analysant les résultats, les chercheurs ont remarqué que les personnes plus inquiètes vis-à-vis de la pandémie affichaient une vitesse de traitement de l’information et une capacité à retenir les informations nécessaires à l’exécution des tâches moindres que celles qui étaient moins préoccupées par le virus.

«Les déficiences associées à l’inquiétude, observées dans ce cas, laissent penser qu’en période de stress élevé, comme une pandémie mondiale, nos capacités à réfléchir, à planifier et à évaluer les risques diminuent», a précisé Kevin da Silva Castanheira, diplômé du département de psychologie de l’Université McGill et principal auteur de l’étude, dans un communiqué publié par le Neuro.

Les gens inquiets ont aussi affiché une moins bonne capacité à évaluer les risques, ont noté les chercheurs. «De tels résultats incitent à penser que l’inquiétude provoquée par la COVID-19 semble avoir affecté leurs capacités décisionnelles. Il s’agit d’un élément crucial, susceptible d’influencer les décisions en matière de vaccination», a fait valoir le Neuro.

L’étude a été publiée en novembre dans la revue scientifique Plos One.

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