La COVID, «c’est la roulette russe», raconte une mère durement touchée
TVA Nouvelles
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Violaine Cousineau, une ex- commissaire scolaire toujours très impliquée dans le milieu a été lourdement hypothéquée par la COVID-19. Mme Cousineau, comme plusieurs autres parents, a été infectée par la maladie il y a trois mois par une de ses filles qui l’a contractée à l’école.
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En entrevue au Québec Matin, Violaine Cousineau a expliqué qu’elle a retrouvé graduellement la voix il y a trois jours, qu’elle avait en partie perdu en raison du virus. Toutefois, ses capacités cardiovasculaires sont loin d’être revenues à la normale.
«Je ne peux pas marcher, je ne peux pas monter un escalier... Oui, la COVID atteint durement des personnes jeunes et en parfaite santé. Je suis une maman de deux enfants, j’ai un super cardio normalement et ça fait trois mois que c’est un enfer! J’en ai encore pour des mois à récupérer», explique-t-elle à l’animatrice Cindy Royer du Québec Matin.
Mme Cousineau souligne qu’elle a attrapé la maladie par sa fille qui est en secondaire 3. Au moment de l’éclosion, neuf jeunes avaient contracté le virus SARS-Cov-2 dans la même classe, en même temps.
Elle soutient que si elle parle de son cas publiquement, ce n’est pas pour se plaindre, mais pour avertir du danger de cette infection.
«C’est la roulette russe»
«C’est la roulette russe, il n’y a rien qui permet de prédire actuellement [qui peut tomber gravement malade]. Pourquoi des athlètes en pleine santé vont se retrouver à l’hôpital aux soins intensifs? On est tous à risque de développer une forme grave la COVID et avoir des séquelles à long terme, des atteintes permanentes aux organes. Le foie, les reins, les poumons détruits», prévient-elle.
Pour elle, il est clair que les mesures mises en place dans milieu scolaire ne protègent pas suffisamment, et qu’il faut en faire plus.
Elle considère que les jeunes du secondaire devraient continuer de faire l’école à distance.
«On a les appareils à la maison, les profs aussi ont appris à enseigner à distance au secondaire. «Ce n’est pas la joie l’école à la maison. Est-ce que vous voulez vraiment vous comme parent prendre ce risque que vos ados vous ramènent cette maladie? Que vous soyez malades comme ça? C’est vraiment une maladie qui se répand comme une traînée de poudre», insiste-t-elle.
Elle propose également de resserrer le port du masque dans les écoles primaires et rendre la présence en classe facultative, si les parents craignent pour leur santé ou celle de leurs enfants.
***Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.***