La course au trophée Vézina est bien lancée

Étienne Bouchard
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À l’approche des Fêtes, certains gardiens de la Ligue nationale de hockey (LNH) ont rappelé à leur façon qu’ils espèrent recevoir un cadeau de fin d’année, c’est-à-dire le trophée Vézina, remis annuellement au portier par excellence du circuit Bettman.
Au moment où la plupart des 32 équipes affichent minimalement une trentaine de matchs au compteur, quelques-uns ont pris les devants dans la course au prix convoité. S’il est évidemment difficile de se prononcer avec certitude sur son issue, il reste que les concurrents suivants peuvent espérer mettre la main sur un prix prestigieux.
-Connor Hellebuyck, Jets de Winnipeg

L’Américain apparaît comme le grand favori à l’heure actuelle. Le double récipiendaire du Vézina, qu’il a d’ailleurs obtenu en 2024, continue de se déguiser en muraille devant son filet; ce n’est pas pour rien qu’il a reçu une invitation à la Confrontation des 4 Nations. Il constitue l’une des principales raisons de la présence des Jets de Winnipeg au sommet du classement général.
En principe, une fiche de 20-5-1, un taux d’efficacité de ,926 – le deuxième meilleur parmi ceux ayant défendu le filet au moins 15 fois – et une moyenne de buts alloués de 2,15 devraient suffire pour être choisi le gardien de l’année si celle-ci se terminait maintenant. Auteur de trois blanchissages, Hellebuyck domine la ligue avec 1564 minutes de jeu. Bref, il est solide comme le roc.
-Jake Oettinger, Stars de Dallas

Oettinger a malheureusement pour lui deux points en commun avec Hellebuyck : il est Américain et il évolue dans la section Centrale. Donc, le porte-couleurs des Stars de Dallas, troisièmes de la division, risque de jouer les seconds violons à la Confrontation des 4 Nations. Et dans la LNH, il doit faire face à de la compétition féroce. Cela ne l’a pas empêché de présenter des statistiques respectables, dont une moyenne de 2,43 et un taux de ,909.
Avec 16 gains et un groupe solide devant lui, il n’aura probablement pas de misère à atteindre le plateau des 30 victoires une quatrième fois d’affilée. Il peut même s’approcher de son sommet personnel de 37, établi en 2022-2023.
-Filip Gustavsson, Wild du Minnesota

Décidément, la section Centrale semble regorger de gardiens intraitables! Au Minnesota, le Wild étonne avec ses 44 points, trois de moins que les Jets. Appuyé par son adjoint Marc-André Fleury, Gustavsson connaissait une excellente campagne avant de se retrouver sur la touche, lui qui devait manquer mercredi un deuxième duel de suite à cause d’une blessure au bas du corps.
Jusqu’ici, son taux de ,922 et ses 14 triomphes illustrent bien son aisance devant la cage des siens. Et ce bilan serait encore plus relevé sans une soirée difficile face aux Oilers d’Edmonton, le 12 décembre.
-Linus Ullmark, Sénateurs d’Ottawa

Soudainement, les Sénateurs sont au cœur d’une poussée de quatre gains d’affilée et les performances d’Ullmark n’y sont pas étrangères. Après un départ cahoteux, l’ancien des Bruins de Boston est redevenu le gardien qui a mis la main sur le Vézina en 2022-2023. Il a remporté ses six derniers départs et n’a pas subi de revers en temps réglementaire depuis le 23 novembre. Ses récentes prouesses lui ont permis de réduire sa moyenne à 2,39 et de hausser son taux à ,915.
Même s’il revendique 11 gains cette saison, il pourrait constituer une carte cachée dans la bataille pour le Vézina s’il continue sur sa lancée. L’équipe ottavienne ne s’en plaindra pas, elle qui jouerait en éliminatoires pour une première fois depuis 2017 si les séries commençaient aujourd’hui.
-Jacob Markstrom, Devils du New Jersey

À la Confrontation des 4 Nations, la Suède n’aura rien à envier aux États-Unis en ce qui a trait aux gardiens. À Newark, Markstrom semble avoir trouvé un second souffle après une fin de parcours chez les Flames de Calgary marquée par les insuccès collectifs et les blessures. Le vétéran a contribué à la relance des Devils, qui tentent de faire oublier leur décevante exclusion des séries 2024.
Le New Jersey détient la tête de la Métropolitaine et son homme de confiance devant le filet a signé 16 victoires, le deuxième plus haut total de la LNH. Son taux de ,909 est inférieur à ceux de ses concurrents nommés précédemment, mais si son adjoint Jake Allen lui permet de bénéficier d’un peu de repos salutaire, il pourrait garder la même forme lui ayant permis de gagner 37 matchs en 2021-2022.
-À ne pas négliger : Andrei Vasilevskiy (Lightning de Tampa Bay); avec un taux de ,910 et une moyenne de 2,39, le Russe connaît une bonne année. Il a encore du temps pour améliorer ses statistiques, surtout que les «Bolts» sont dans le coup. Rappelons qu’il a remporté le Vézina en 2018-2019.