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La coupe Walter ira faire son tour à Charlevoix

TVA Sports

2026-05-21T22:13:36Z

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La gardienne de la Victoire Ann-Renée Desbiens est surnommée « la muraille de Charlevoix » et sa région d’origine, qui s’est toujours rangée derrière elle, sera récompensée par le passage de la coupe Walter quelque part durant l’été. 

L’athlète de 32 ans, qui a été dominante autant durant la saison régulière que dans le parcours de l’équipe montréalaise vers le championnat de la LPHF, rapportera le beau trophée dans ses valises après avoir sué sang et eau pour l’obtenir.

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« Oui, la coupe Walter va venir faire son petit tour à Charlevoix », a-t-elle assuré, jeudi, lors d’un entretien à « JiC » au lendemain du sacre de la Victoire à Ottawa.

« Je ne sais pas encore quand, je sais que ça va prendre plus de temps, mais c’est un rêve pour moi de partager ça avec ma région, a-t-elle ajouté. Je veux partager ça avec les gens qui m’ont aidé à me rendre là. Je ne crois pas que Charlevoix pensait avoir sa coupe, sa journée avec la coupe, mais on va l’avoir et j’ai bien hâte de faire ça. »

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Desbiens a admis que le sommeil s’est fait rare depuis la victoire de 4 à 0 qui a confirmé le titre de son équipe, mercredi soir.

« Je ne mentirai pas, je n’ai pas encore vraiment dormi, donc j’ai triché un peu, je me suis maquillée pour ne pas avoir l’air d’un zombie à la télé, a-t-elle admis en souriant. Mais c’est ça. Tu vis sur l’adrénaline présentement. Je vais avoir tout l’été pour dormir, donc pour l’instant, ça va être d’aller en profiter avec mes coéquipières. »

Une grande performance

Au-delà de son blanchissage, la gardienne était très fière de la tenue globale de l’équipe dans ce quatrième match de la série au meilleur de cinq. Après avoir échappé le troisième duel de la série, la Victoire est revenue en force pour terminer le travail sur les terres de l’adversaire.

« On apprend de nos erreurs, a-t-elle affirmé. Et puis essayer de balayer une équipe en finale, ce n’est pas ce qui est le plus facile. On savait qu’elles n’allaient pas se laisser abattre, on savait qu’elles allaient démontrer du caractère. »

« Mais ce que j’ai aimé de notre performance d’hier, c’est que oui, on a eu le premier but, mais après ça, on a continué d’appliquer de la pression sur elles, on a continué de l’échec avant », a-t-elle ajouté.

Et puis, en fin de match, lors du quatrième but de la Victoire, elle s’est permis d’oublier son flegme habituel.

« C’est vraiment là que, tant que gardienne, pour une fois, j’ai montré des émotions au quatrième but, a-t-elle raconté. Un, deux, trois, je suis restée neutre, mais à quatre, j’étais comme, “f*** it, je saute moi aussi”! »

Une parade

Qui dit championnat, dit parade dans les rues de la ville. La Victoire aura bel et bien droit à ce populaire rituel.

« C’est un moment très unique, surtout pour moi en tant que Québécoise, d’avoir l’opportunité de jouer pour Montréal, jouer au Québec devant parents, famille et amis, a-t-elle souligné. Je ne pourrais pas demander mieux en tant qu’athlète. »

« Donc, j’ai hâte de célébrer avec ma ville, avec mes personnes, avec nos partisans, a-t-elle continué. Ce qui fait la différence dans cette ligue-là, c’est vraiment les partisans. Lundi, il y avait 17000 personnes au Canadian Tire Centre. De jouer devant ces foules-là, tu te rends compte que ça motive, c’est le “fun ”, tu vois que la ligue s’en va dans la bonne direction. »

À jamais, il y aura une sensation spéciale chez elle lorsqu’elle repensera aux moments qu’elle a vécus mercredi soir.

« Ça donne des frissons, a-t-elle révélé. Veux, veux pas, tu travailles tellement longtemps pour ce moment-là. ».

« Ce sont de beaux moments qui vont rester à tout jamais gravés dans ma mémoire. »

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