La coupe Stanley aux Hurricanes: voici les 7 moments déterminants de la finale

Jonathan Bernier
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Dans leur quête du Saint-Graal, les Hurricanes n’ont subi que trois petits revers. Après les Oilers de 1988, qui n’avaient encaissé que deux défaites, c’est l’équipe qui a traversé le parcours le plus court. Néanmoins, cette finale face aux Golden Knights n’a pas été une balade dans le parc.
Si on fait abstraction de ceux marqués dans un filet désert, les quatre premiers matchs se sont terminés par l’écart d’un seul but. Dans une série aussi corsée, quelques moments déterminants finissent par faire la différence. Voici ceux qui ont mené les Hurricanes à la deuxième coupe Stanley de leur histoire.
Match 2 : trois buts en cinq minutes

Défaits lors du premier match, les Hurricanes n’étaient qu’à 10 minutes de partir pour Las Vegas avec un retard de 0-2 dans la série. Des buts de Logan Stankoven, de Mark Jankowski et de Jordan Staal, inscrits dans un intervalle de cinq minutes, ont transformé un déficit de 2 à 0 en une avance de 3 à 2. Oui, Mark Stone a nivelé la marque vers la fin de la troisième période. Mais Seth Jarvis n’aurait pu jouer les héros en prolongation sans ce ralliement survenu dans la deuxième moitié de la troisième période. Le premier du genre dans l’histoire de la finale de la Coupe Stanley.
Match 3 : Brind’Amour envoie Bussi dans la mêlée

Inconstant depuis la série contre le Canadien, Frederik Andersen a atteint le fond du baril lors du troisième match. Rod Brind’Amour, le voyant en détresse après qu’il a été déjoué quatre fois sur 14 tirs, a décidé de le remplacer par Brandon Bussi. Inactif depuis le 14 avril, l’Américain de 27 ans a été fumant. Il a bloqué les 18 premiers tirs qu’il a affrontés, permettant à ses coéquipiers de combler l’écart. Les Hurricanes se sont finalement inclinés en deuxième prolongation, mais l’arrivée de Bussi a insufflé un vent de confiance au sein des troupes.
Match 4 : les buts rapides de Stankoven et Blake

Comme ils l’ont fait à plusieurs occasions pendant leur parcours, les Hurricanes ont amorcé le quatrième match en frappant à la vitesse de l’éclair. Des buts de Logan Stankoven et de Jackson Blake dans les trois premières minutes et demie ont forcé les Golden Knights à brûler de l’énergie en jouant du hockey de rattrapage pendant deux périodes.
Match 5 : l’indiscipline des Golden Knights

Les Golden Knights se sont tirés dans le pied en écopant de punitions inutiles. Andrei Svechnikov a profité de deux supériorités numériques pour faire mal à ses rivaux. D’abord en donnant les devants aux siens, puis en mettant le match presque hors de portée des Golden Knights. C’est également au cours de cette rencontre que les Knights ont perdu les services de William Karlsson, blessé au bras gauche. Le Suédois fut loin d’être magistral dans cette confrontation, mais son absence a créé un trou béant sur la deuxième unité.
L’entêtement de John Tortorella

Carter Hart n’a rien à se reprocher dans le dernier match, mais il a creusé le trou des Golden Knights en accordant quatre buts à chacun des cinq premiers matchs. Malgré ce record de médiocrité, John Tortorella s’est entêté à le renvoyer dans la mêlée. « C’est la pire question que j’ai entendue », a lancé l’entraîneur à un journaliste qui lui demandait s’il avait songé à le retirer pendant le cinquième match. Dire qu’Adin Hill, champion de la Coupe Stanley avec ces mêmes Golden Knights en 2023, était assis au bout du banc.
Le travail colossal de Jordan Staal

Jordan Staal n’a pas volé son titre de joueur le plus utile des séries éliminatoires. L’attaquant de 37 ans est devenu le premier joueur en 70 ans ayant marqué un but dans chacun des cinq premiers matchs de la finale. Sur les 12 points qu’il a récoltés au cours des séries, sept l’ont été en finale. Son jeu défensif fut tout aussi époustouflant. À commencer par son taux de réussite de 68 % dans le cercle des mises en jeu. Du jamais-vu. Il fut la pièce maîtresse du système de jeu des Hurricanes et a joué un rôle primordial dans les succès de l’équipe en infériorité numérique (88,9 % en finale).
La frustration de Jack Eichel

Si Mitch Marner a eu le pied sur l’accélérateur pendant toute la ronde ultime, on ne peut en dire autant de Jack Eichel. Limité à quatre mentions d’assistance, il était effacé. Le sixième match fut probablement son pire. Jamais premier dans les courses pour l’obtention de la rondelle, lent dans ses prises de décision, il a passé sa soirée à bougonner en levant les yeux au ciel et en jetant constamment des regards vers les officiels. Pour ajouter à son malheur, il a frappé la barre transversale lors d’une occasion de marquer qui semblait pourtant dans la poche.