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La Coupe Grey des francophones non désirés

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2023-11-20T23:12:05Z

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Les Alouettes de Montréal étaient les intrus, les francophones non désirés à Hamilton... Encore une fois, la défensive a donné le ton en pliant sans casser devant les percées répétées de l’attaque de Zach Collaros et des Blue Bombers de Winnipeg en première demie.

Beaucoup de minutes à se faire pilonner par le demi marteau-piqueur Brady Oliveira.

Montréal, qui est resté accroché au match grâce à sa défensive, mais qui a vu Cody Fajardo se lever comme jamais avant cette saison. 21 en 26, 290 verges aériennes, 3 passes de touché, une seule interception et des gros jeux aux grands moments.

Fajardo a commis 3-4 erreurs sur des tracés de passes pas plus dans tout le match, de loin son meilleur avec les Alouettes et probablement un de ces bons en carrière compte tenu de l’enjeu.

Austin Mack a été fidèle à lui-même et Tyson Philpot et Cole Spieker ont été impressionnants.

Les Alouettes ont dans l’ensemble été plutôt ordinaires au crucial niveau de l’exécution en première demie. Mustafa Johnson qui se rend coupable de rudesse excessive contre Collaros, ce qui donne un premier essai gratuit aux Bombers... le placement qui venait fut en réalité un touché, la punition de Johnson a donc coûté 4 points.

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James Letcher, électrisante recrue qui ne sécurise pas bien du tout son ballon sur une reprise après rebond, il échappe la balle, Winnipeg recouvre en excellente position et va marquer un touché... moins 7 points de plus à la défaveur des Moineaux. Ça fait 11 gros points donnés à Winnipeg en première demie. Puis des appels bizarres, la contestation du non-respect de l’immunité non renversée malgré une certaine évidence. Tout laissait présager que la tempête parfaite allait coûter le gros trophée aux Alouettes... 

Les «french frogs» de service

Mais la résilience a fait foi de tout. Cette équipe n’a pas paniqué de l’année, et elle a refusé de le faire au dernier match de la saison. Avec calme et assurance, avec des noix grosses comme des melons aussi, les Alouettes ont appelé des jeux osés et les ont exécutés à perfection tard dans le match.

Winnipeg, le vétéran expérimenté, n’a pas paniqué lui non plus et ça l’a finalement achevé... Winnpeg aurait eu intérêt à sentir qu’elle était la grenouille dans le chaudron d’eau froide sous lequel il y avait un brûleur au gaz à haute intensité.

Quand Winnipeg s’est finalement rendu compte que l’eau était chaude, elle ne l’était plus, elle bouillait et la grenouille Winnipeg était foutue!

C’est quand même paradoxal que dans cette Coupe Grey où les Alouettes n’étaient pas les bienvenus, dans ce match de championnat canadien et non québécois, dénudé de tout affichage en français, quand même paradoxal que dans ce rassemblement du ROC où les Alouettes étaient les «french frogs» de service.

L’analogie de la grenouille qui bouille à en mourir sans s’en rendre compte illustre le sort réservé aux favoris de la foule, de la ligue pis du trop grand pays.

Bravo aux alouettes, rien n’a été volé, le vote n’a pas été packeté! Montréal est au sommet du football canadien, le Québec est de nouveau debout et fier!

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