La Coupe des Présidents terminée, place à la Coupe Ryder à New York pour le capitaine Keegan Bradley
Le grand tournoi opposant l’équipe américaine à celle de l’Europe sera disputé à Bethpage


François-David Rouleau
Partager
La Coupe des Présidents derrière lui, Keegan Bradley a retiré son chapeau de golfeur et porte dès à présent sa casquette de capitaine de l’équipe américaine à la Coupe Ryder. Dans 12 mois, il mènera son groupe à venger sa cuisante défaite à Rome sur l’un des parcours les plus redoutables des États-Unis. Le «Black Course» de Bethpage, au large de New York.
Sa tâche est immense, car le public arrogant de la «Grosse Pomme» est tout sauf compréhensif. Bradley et ses 12 hommes n’auront droit à aucun écart sur leur sol.
C’est pourquoi la prochaine année s’annonce hyper occupée pour réunir les meilleurs guerriers et les rallier derrière lui. Le jeune capitaine de 38 ans n’a aucune expérience dans cette position ni dans celle d’adjoint.
À Montréal, il a pu faire plus ample connaissance avec la nouvelle garde américaine. Dix de ses coéquipiers à cette 15e édition de la Coupe des Présidents figurent présentement dans le top 12 du classement de la Coupe Ryder.

Mission
Bien que Bradley ait pleinement savouré son rôle dans la brigade étoilée durant cette semaine au Royal Montréal, il a ouvert l’œil en prévision de septembre prochain. Il a notamment pris des notes dans la quatrième séance, samedi après-midi, alors qu’il avait été laissé de côté par Jim Furyk.
Et dans le vestiaire américain, il a appris à mieux connaître ses coéquipiers, dont Sahith Theegala et Russell Henley. C’était sa mission dans cette aventure. Il voulait également prouver qu’à son âge, il pouvait encore compétitionner, démontrer sa passion et amasser des points.

«Je les connais tous, mais à distance. On joue ensemble dans les tournois ou on s’entraîne aux mêmes endroits. J’ai eu l’occasion de m’asseoir avec Russell et quelques autres afin d’en apprendre plus sur eux.

Nouvelle perception
«Auparavant dans ma carrière, j’avais toujours cette impression que ces gars étaient mes ennemis. Je le regrette vraiment. Maintenant, je suis fier d’eux. C’est inspirant de les voir interagir, prendre soin de chacun et de voir leur motivation à battre l’autre équipe sur le terrain, mais que hors des cordages, ils sont de bons amis. C’est une façon beaucoup plus joyeuse de vivre sa vie.»

Père de deux garçons, il apprend aussi à transposer sa réalité personnelle à son rôle de capitaine dans la gigantesque aventure de la prochaine année.
Il repart de Montréal avec un grand sentiment de fierté, celui d’avoir pu réintégrer l’équipe américaine après une absence de 10 ans, en plus d’avoir rempli un peu plus son coffre à outils, qui lui sera plus que nécessaire à New York.