La Coupe Charles-Bruneau continue de grandir


Stéphane Cadorette
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La quatrième édition de la Coupe Charles-Bruneau sera présentée à la place Jean-Béliveau de Québec ce samedi. Bien plus que les 300 joueurs et 26 équipes qui participent à ce tournoi de hockey-balle, ce sont avant tout des sommes importantes qui continuent de s’accumuler pour la recherche sur les cancers pédiatriques.
En 1988, Charles Bruneau, fils du journaliste et animateur Pierre Bruneau, perdait son combat de neuf ans contre la leucémie.
Perdre, dans ce contexte, n’est clairement pas le mot juste, puisque le triste événement a mené à la Fondation Charles-Bruneau, qui vient en aide aux 2000 enfants actuellement atteints d’un cancer au Québec.
Au moment où la province au grand complet est frappée par la frénésie des séries éliminatoires avec le Canadien, Québec vivra aussi sa fièvre de la Coupe Charles-Bruneau.
« D’une année à l’autre, je vois grossir ça et je me dis c’est extraordinaire. Les gens de Québec peuvent être fiers parce que cet argent-là, ça reste au centre Charles-Bruneau de Québec, qu’on subventionne à raison de 5 millions pour les cinq prochaines années », s’est réjoui Pierre Bruneau, qui a fondé ce qui est devenu un véritable mouvement de solidarité contre le cancer, en 1990.
« Notez que notre Couple Stanley, ce sera la guérison pour tout le monde. On travaille à ça », a fièrement mentionné M. Bruneau, qui s’attend à ce que le tournoi de samedi permette d’amasser 350 000 $.

Une progression fulgurante
Depuis l’avènement de la fondation, pas moins de quatre centres Charles-Bruneau ont été créés dans la province, dont un au CHUL. D’ici à 2030, pas moins de 160 millions $ auront été investis dans cette cause.
La recherche médicale a grandement évolué, au point où les chances de guérison de Charles Bruneau, qui n’étaient que de 30 % au moment du diagnostic en 1979, avoisinent les 85 % aujourd’hui.
Des événements tels que la Coupe Charles-Bruneau, qui se veulent rassembleurs autour de notre sport national, continuent au fil du temps de maintenir la flamme bien allumée dans la lutte contre la maladie infantile.
« On va se le dire, on n’est pas la saveur du mois. Le cancer, je m’excuse, mais il y en a tous les jours, même si on a fait des avancées incroyables. Ça reste, en 2026, la première cause de maladie mortelle chez les enfants. »
« La fondation, qui est partie du rêve de Charles de guérir, est devenue ce qu’elle est aujourd’hui et ça a transcendé Charles. C’est devenu une mission pour tous les jeunes qui ont ce rêve-là », a expliqué M. Bruneau.